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12/12/2013

La belle et la bête... de scène.

Montage la belle et la bête.jpg

Une petite frivolité éditoriale de fin d’année…


par MdT


        "Nathalie", "L’orange", "Désirée", "Et maintenant"… maintenant qu’il est "mort le poète" (depuis tant d’années que depuis lors, nombre d’autres lui ont succédé avec des talents inégaux et des styles différents), hors de ces quelques tubes d’époque réveillant quelque vague réminiscence dans un coin reculé de la mémoire de quelques-uns, qui se souvient de celui-là ?
        Séquence nostalgie ? Oui et non. Oui, chez les inconditionnels de feu Monsieur 100 000 volts. Non chez ceux, plus nombreux, qui se situent à des années-lumière de cette poignée de titres cités en introduction : soit que l’artiste les indiffère -que son art même les indiffère !-, soit encore qu’ils appartiennent à une génération qu’indiffèrent celles qui l’ont précédée, etc. Séquence nostalgie ? Même chez les premiers, elle ne vaut guère que pour ce dont on se souvient : avec plus de 450 chansons à l’actif de Gilbert Bécaud, qui  pourrait prétendre -sans même seulement les entonner !- en débiter textuellement le millième  ?
        Séquence nostalgie… afin de pallier l’oubli, de réveiller la mémoire ? Oui et non. Oui… puisque au-delà des goûts personnels de chacun à leur endroit, plus de 450 titres appartiennent en effet à la mémoire culturelle d’une époque. Non… parce qu’Olivier et Claire accomplissent la performance de nous faire davantage "oublier" que "souvenir" : plutôt paradoxal, si on sait qu’une telle magie opère depuis le seul moyen d’une partie consistante d’un tel répertoire ! Mieux encore : ils nous font "oublier" le passé comme le présent… mais pas seulement en vertu de ce que dernier offre -sans réelle surprise- quelque évasion momentanée le temps d’une agréable soirée.

        Il est toujours "mort, le poète" : ce que n’est pas le repreneur se proposant de le faire "revivre". Or, celui-ci a fort à faire… ou plutôt à défaire. Car, faire "oublier" le passé comme le présent n’est point une mince affaire. Faire "oublier" le passé ? C’est passer outre des préjugés qui, eux, sont bel et bien aussi présents que tenaces. Des préjugés sur le passé : au-delà du chansonnier Bécaud, il y avait le personnage Bécaud. Non seulement la bête de scène (ce qui, déjà, peut aussi bien attirer qu’écarter), mais celui qui se fait apprécier -ou haïr- en fonction de ses quelques positions "engagées" du moment. Pour peu que l’on appartienne à la deuxième catégorie, le pas est vite franchi : menant à l’indifférence vis à vis de l’homme comme de l’œuvre. La disparition physique accomplit simultanément la sienne, achevant de dissuader de toute distinction entre l’un et l’autreolivier-sorel-chante-becaud.jpg. Chez le repreneur, faire "oublier" le passé, c’est ici faire oublier au présent de telles ombres (peu importe qu’elles soient fondées ou non, réelles ou non) afin de n’en laisser transparaître que les lumières. Simultanément, faire "oublier" le présent, c’est faire oublier… "le sosie de", comme les préjugés présents de ce présent-là ! Ce qui commence par "oublier"… jusqu’au flyer promotionnel de celui-là !
        "Le sosie de…" ? Oui mais… probablement surfait : pâle copie de l’original. Encore un de ces saltimbanques s’exhibant en effet dans les guinguettes de province comme "le sosie de…" ? Chante-t-il seulement ? S’il chante, est-ce en play back -avec la voix enregistrée de "l’autre"- ou avec sa propre voix ? À chanter avec sa propre voix, ne va-t-il pas davantage contribuer à "enterrer" plus profondément les textes d’origine qu’à les faire "revivre" sous nos yeux et nos oreilles ?


        À la limite -parce qu’il n’en est rien-, le "sosie physique" desservirait presque le "sosie vocal" !  Le costume adéquat afin de coller au plus près du "personnage" représenté, ce n’est pas encore insurmontable. Le maquillage opère déjà une sélection plus rigoureuse : aussi poussé soit-il, il n’opère pas de miracles, réclamant toutefois un minimum de ressemblance. Cette condition étant en effet remplie, il faut néanmoins "oublier" que le "le sosie de…" l’est sur scène ; qu’il l’est moins à la ville. Du reste, cultivant plusieurs cordes à son arc et ne manquant pas d’entraînement en la matière, avant même de se spécialiser en "sosie de" celui qu’il affectionne ici, il savait (et sait toujours) à l’occasion se faire "le sosie" d’un autre ; d’où qu’une telle polyvalence réclame précisément un minimum de ressemblance… mais pas plus : afin de ne pas sombrer dans l’excès de "sosies" se ressemblant trop -entre eux-mêmes- pour ne pas trahir davantage leur copiste commun que les originaux.
        L’équivalent de deux Olympia (du modèle original) en une seule soirée chez le "sosie", c’est faire oublier que le temps n’est pas extensible : une telle prestation mettant en scène plus d’une quarantaine de titres, le public doit s’attendre à trois heures de spectacle, à peine entrecoupé d’un court entracte à mi-parcours. Les préjugés reviennent ici au grand galop : avec une durée moitié moindre chez l’original, il faudrait en supporter le double chez un simple "imitateur" ?  On "oublie" le temps : les spectateur se surprend à ne pas voir défiler ces trois heures.

        Pourtant, si on revendique l’hommage à l’auteur disparu, on ne prétend nullement ni le "récupérer" ni le dépasser. Non : on l’interprète, tout simplement. L’objectif n’est pas tant de réunir une sorte de cercle de poètes disparus -de remettre une couche de nostalgie- : il est davantage de faire découvrir (que redécouvrir) moult textes dont le "sel" est finalement intemporel. Ce, non dans une plate narration parlée, mais au plus près du climat et de l’ambiance au sein desquels ils ont été produits à l’origine. Dès lors, loin d’être un simple figurant porte-voix, le "sosie" est non seulement chanteur mais il se fait acteur : éclectique… et "électrique" : "Monsieur 100 000 volts" oblige. Revendiquer l’hommage à l’auteur disparu -ne prétendre ni le "récupérer" ni le dépasser-, c’est d’évidence veiller à ne pas en trahir la mémoire. On a beau être "sosie" sous de multiples facettes, on a beau déployer un remarquable talent à entrer dans la peau du personnage, on demeure néanmoins soi-même… avec ses propres limites : dont celles de la mémoire. Ne pas vouloir trahir celle de l’auteur, c’est aussi savoir prendre en compte certains paramètres techniques de suppléance :
- hommage ou pas, on incarne le temps d’une soirée, mais on ne prétend pas être celui qu’on incarne… notamment à l’échelle des moyens dont ce dernier pouvait disposer grâce à sa notoriété et son talent ; c’est dire que, si l’orchestration sonore se loue d’être conforme à l’originale, il est cependant plus facile -et moins coûteux- d’en transporter le fidèle enregistrement sur scène qu’un orchestre vivant : un détail que l’on "oublie" d’ailleurs avec d’autant plus de légèreté que la présence (en direct, celle-ci) d’un accompagnement piano(s)/pianiste contribue à le relativiser
- hommage oblige, veiller à ne pas trahir la mémoire de l’auteur, c’est ne pas ignorer que la vôtre peut vous trahir. Eu égard à la durée du spectacle -à son rythme trépidant quasi ininterrompu, demandant une attention soutenue à la cohérence du positionnement scénique avec l’ensemble texte/musique-, il ne sera pas scandaleux d’ "oublier" les quelques prompteurs disposés le long de la scène. Si tant est qu’il soit nécessaire de les "oublier", du reste : pris au jeu du contenu -et efficacement distrait des aides au contenant-, le public non averti n’y aura pas même prêté la moindre attention.


        Coup double pour l’artiste, celui qui est sous nos yeux : bien vivant. Non seulement il nous fait "oublier" le personnage du passé (à la ville) en appuyant avec talent son seul aspect "bête de scène" (réconciliant entre eux ses aficionados et ses adversaires, ou indifférents), mais il nous fait également "oublier" son propre -et présent- personnage à la ville. Il nous fait "oublier"… toujours plus : c’est qu’en effet "le sosie de…" se trouve être par ailleurs "le frère de…". Simple anecdote au demeurant : quoiqu’elle soit déjà perceptible par sa fille. Ce qui devient beaucoup moins anecdotique, attendu que celle-ci, en revanche, lui est étroitement liée… également sur scène. Surgit alors une difficulté supplémentaire assez inattendue, puisque requérant en effet de mettre les bouchées doubles à faire abstraction du personnage -des personnages- à la ville. De fait, certaines chansons de Bécaud ("Charlie", entre autres) n’étant pas sans revêtir une certaine trivialité (bien que n’en sombrant pas nécessairement dans la vulgarité), leur auteur frémirait sans doute de les voir reprises par un binôme père/fille : pointe logiquement -et malgré soi- la suggestion de relation incestueuse. Ce qui, naturellement, est parfaitement étranger au propos du texte d’origine, comme de leur auteur. Ce qui ne l’est pas moins de ce duo : au contraire est-ce comme s’ils sublimaient cet éventuel écueil riche d’ambiguïté, nous en livrant la meilleure part. La meilleure part ? Le témoignage d’une complicité sans failles, qui existe à la ville (ce dont le spectateur n’est pas nécessairement informé au préalable, le "sosie" ayant lui-même adopté un nom d’artiste) et qui, parce qu’elle pré-existe à la ville, vient tout naturellement rejaillir sur scène. Ce, tout au long de la prestation : bénéficiant tout aussi bien à des textes plus "neutres", prêtant moins à équivoque.

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        En somme, la sauce prend assez vite ; elle monte et monte encore, le public se voyant immergé dans une atmosphère non dénuée d’émotion… "oubliant" totalement (encore et toujours !) qu’il verse ici et là une larme ou deux (pour les plus sensibles) en écho à des textes -préjugés ringards- de vingt ou trente d’âge ; qui plus est, signés d’un auteur que d’aucuns peuvent ne pas nécessairement porter dans leur cœur (!) : à la "bête de scène" (moins illustre que son modèle, mais "tombée dedans", pour ainsi dire) répond la "belle de scène" (également "tombée dedans", pour le moins)… encore qu’elle aussi ne manque pas d’être "bête" à sa façon (qu’elle nous pardonne ! ), dans le sens où -moyens limités obligent-, sur ses seules épaules repose ce que tout un chœur féminin se partageait avec le partenaire original. Un chœur qui est cependant reproduit en fond sonore… en sourdine : telle qu’il a tôt fait d’être couvert par l’unique voix en direct. Voix unique, en effet… et pas seulement par la "quantité". Chapeau les artistes :  en dépit de ces quelques limites -propres à ce que l’on nomme un rien péjorativement les "intermittents du spectacle"-, ils savent parfaitement tirer leur épingle du jeu jusqu’à éblouir le public a priori le plus réticent. Qui sait ? S’ils avaient l’énergie (et le public avec eux) de prolonger un tel show, sans doute parviendraient-il à nous faire "oublier"… Gilbert Bécaud lui-même ? Dans le cadre d’un hommage, ce serait un comble

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        Ainsi, on n’a certes pas oublié de nous faire "oublier" -au moins le temps d’une soirée- moult de ces cailloux qui auraient pu gâcher la fête. Afin d’oublier un moment les soucis de l’existence ? Pourquoi pas ; mais cela devient finalement accessoire. Non : on oublie essentiellement d’"oublier"… d’aimer.


        Se laisser tout "oublier" (dans un sens étranger à celui de l’autruche ou du lavage de cerveau) afin que seul en subsiste l’amour ? La recette n’est peut-être pas si mauvaise ! Mais elle s’inspire un peu d’un autre artiste, dont il semble que celui-là fusse moins malmené par la mémoire collective. Concernant les nôtres, la mémoire sera moins sollicitée : parce qu’ils sont parmi nous… mais surtout, parce qu’il ne reste que quatre jours :

 

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Post scriptum (soufflé par Olivier Sorel) :

« Je défends Gilbert, car il est l'exemple de l'injustice des médias qui l'ont mis au placard depuis 1995 alors qu'il avait fait rêver trois générations avec ses grands auteurs. Pour avancer il faut honorer son passé, en mettant tout son cœur pour oublier que l'on a peu de moyens. »

28/04/2013

concert " gratos " du dimanche (sélection)

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Eglise de la Trinité : place d'Estienne d'Orves 75009 PARIS

16 heures : Luc Antonini à l'orgue - Oeuvres de Messiaen - 

Entrée libre  

(sortie ? ... à vot' bon coeur, M'sieurs-dames !)

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10:36 Publié dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (0)

26/09/2011

La clémence de Titus à l' Opéra Garnier.

La clémence de Titus

 

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J’en fus le témoin attristé vendredi soir, à l’Opéra Garnier.

 

Cette œuvre, très tardive puisqu’elle fut la dernière de Mozart, composée après La Flûte enchantée, mais représentée avant, ne présente à la vérité que peu d’intérêt musical. En la forme seria, c’est dire une suite de monologues entrecoupés d’airs plus ou moins récitatifs, cela ne contribue pas à donner beaucoup de vie à l’ensemble et si chez Vivaldi ou Haendel, dont c’est la forme classique d’écriture d’opéra, on le perçoit mieux, c’est simplement parce que ces deux grands baroques intègrent des airs déments et des difficultés inouïes à leurs partitions.

 

Ici, tout est plat, assez fade, ennuyeux. Pour ce qui est de l’histoire, je vous renvoie à vos classiques littéraires du lycée.

 

Seule dans la distribution, Stéphanie d’Oustrac, dont la lecture du dernier numéro de la revue « Diapason » nous apprend qu’elle est l’arrière petite nièce du grand, et injustement méconnu, Francis Poullenc, tient sa place avec brio, force et talent. Dans un rôle masculin, Sesto, elle rend magnifiquement les tourments du personnage et ses changements de caractère tout au long de l’œuvre, animé qu’il est entre sa passion amoureuse pour Vitellia et sa fidélité affective à l’égard de Titus. Cette jeune femme qui est une des promesses de la scène devrait de nouveau pouvoir nous surprendre ; elle est à suivre de très près.

 

Le reste de la distribution était plus digne d’une scène de second rang que de l’Opéra de Paris et rien ne venait racheter ce spectacle approximatif, ni la mise en scène désespérément plate et sans imagination de Willy Decker, ni les décors fades et peu maniables, qui amenaient les chanteurs à devoir avancer sur le devant de la scène pour que le rideau baissé pût dissimuler les machinistes en action durant le déroulé de l’œuvre, car deux actes ne permettent pas de grands jeux de décors, ni les costumes, sombres comme ceux des Espagnols de la Cour d’Espagne de Philippe II, quand Rome eût appelé l’éclat du blanc et de l’or, la puissance et la profondeur de la pourpre.

 

Heureusement il restait l’entracte pour profiter du foyer sentant la cire et éclatant de sa folie  toute « ludwigienne », la terrasse ouverte nous ayant permis de profiter de la douceur du soir face à une avenue de l’Opéra impériale, à l’inverse du spectacle.

 

Frédéric Arnoux ©

10:47 Publié dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (0)

04/08/2011

Mitridate, ré di Ponto de Mozart

 

Mithridate.jpgIl est de notoriété, et j’atteste que cela est fondé, que les Allemands sont un peuple musicien. Ce n’est donc jamais sans programmer quelque concert que je me rends dans ce pays, plus particulièrement en Bavière, à Munich, belle capitale posée un peu lourdement comme il sied à une ville riche de son histoire et de son poids économique.

J’étais vendredi dernier au Prinzregententheater pour entendre Mitridate , rè di Ponto de Mozart jeune, même fort jeune puisque cet opéra fut composé alors qu’il n’avait pas quinze ans.

Pour ceux qui connaissent un peu Racine ( Jean) Mithridate leur dit quelque chose, puisque c’est de sa tragédie que l’opéra est issu, à cela près que nous ne trouvons pas exactement les mêmes personnages dans les deux œuvres, bien que l’intrigue, en gros reste la même. Mit(h)ridate est cru mort et ses deux fils sont partagés, l’un ( Sifare chez Mozart, Xipharès chez Racine) qui aime la femme de son père ( qui, honneur sauf, n’est pas sa mère !) et l’autre Farnace, est ami des Romains, ennemis de son père.

Je vous laisse imaginer le retour du père injustement cru mort, et vous aurez un spectacle de trois heures de légèreté, d’intelligence, d’élégance et de beauté.

La mise en scène a usé de procédés modernes faits de projections et de dessins animés, dans des décors habiles et multi usages, les chanteurs évoluant dans des costumes modernes et astucieusement inventés.

Bien que je ne sois pas un forcené de ces procédés, j’ai été immédiatement séduit par ce visuel foisonnant, vif, enlevé, qui nous renvoyait dans un monde mythologique rêvé, à la manière des rêves enfantins des élèves de 5è découvrant les histoires grecque et romaine dans leur programme scolaire.

Pourquoi être allé entendre cette œuvre ? : Parce que c’était Patricia Petibon qui chantait Aspasia ( Monime chez Racine) et que cette artiste a une évolution de carrière admirable, sachant utiliser sa voix sans la brusquer et que je pense qu’elle est une grande artiste baroque et post baroque. J’irai de nouveau, avec la même joie, l’entendre au Théâtre des Champs Elysées la saison prochaine, dans Théodora de Haendel, en mars 2012.

Comme j’irai entendre le contre ténor qui chantait Farnace qui sera également dans Theodora ; il s’appelle Lawrence Zazzo, il est américain, sculptural et acteur formidable en plus d’être un chanteur extraordinaire.

Au vrai, tous les chanteurs étaient exceptionnels, et ce fut un beau et grand moment d’opéra. Mon seul regret est que le rôle de Sifare ait été tenu, fort bien néanmoins, par une soprano, Anna Bonitatibus, alors que là aussi, un haute contre eût été à sa place, mais ce n’est pas une vraie critique ni un reproche tant cette production était une réussite.

Ce qui était intéressant avec cette œuvre est que nous entendons Mozart, avec ses modernités annoncées, mais que le processus scénique est encore baroque, avec une alternante de récitatifs et d’airs chantés par des solistes.

Il n’y a qu’à la fin du second acte que nous entendons un duo, sublime, entre Sifare et Aspasia, et un petit chant choral de quelques minutes au finale.

C’est ce qui rend ce Mozart de presque avant Mozart si attachant, comprendre qu’il est en train de s’avancer vers la complexité et le foisonnement qui atteindra un niveau de perfection notamment dans les Noces de Figaro.

L’opéra de Munich clôturait son festival dimanche après midi avec Tristan et Isolde ; peu séduit par la médiocrité des idées de Wagner et les difficultés gratuites de son chant briseur de voix, j’ai préféré demeurer sur mon Mozart si délicieux.

Pour ceux qui aiment l’opéra baroque, j’attire leur attention sur la saison prochaine du TCE, mais faites vite, il ne reste plus beaucoup de places. Je puis d’ores et déjà m’engager à vous parler, en temps utile, de Jules César, Farnace et Théodora pour le début de la saison 2012. En septembre, je pourrai vous parler de Mozart dont La clémence de Titus sera produite au Palais Garnier.

Avant cela, ce seront quelques vacances.

Frédéric Arnoux ©

11:47 Publié dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (0)