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06/08/2015

" Indignez vous " disait ...

 

Il y a fort longtemps que je n'alimente plus ce blog. Après la disparition de Michel de Tiarelov, qui en preux-chevalier me faisait généreusement don de bannières …  je n'ai plus trop envie de m'exprimer. Ce monde dans lequel nous vivons me paraît de plus en plus incompréhensible. Tout ce que nous considérions jadis comme des valeurs sacrées, à commencer par l'honnêteté n'existe plus. C'est la corruption à tous les étages de la société. Les rares d'entre nous qui restent intègres font figure d'inadaptés, de ringards … Je ne voudrais pas jouer les victimes de façon excessive sous le simple prétexte que mon adresse mail a été piratée mais quand même, la démarche interpelle. Non seulement mon carnet d'adresses s'est vu pomper de son contenu mais quelqu'un (ou quelqu'une ?) se faisant passer pour moi a raconté à mes correspondants une histoire rocambolesque (du moins à mes yeux) pour demander un " secours " en direction de ceux que je connais. Certains ont réagi en me contactant mais la plupart a considéré d'emblée qu'il s'agissait d'un faux et sans doute mis le message immédiatement à la poubelle sans autre forme de procès. Je ne puis les en blâmer. Peut-être aurais-je fait exactement la même chose ? N'importe cela en dit long sur notre acceptation de tout ce qui se passe actuellement. Nous avons je crois, perdu la faculté de nous indigner. Stéphane Hessel, au secours !  Nous n'approuvons pas certes mais à défaut de trouver cela normal nous concluons que c'est habituel et de ce fait, nulle levée de bouclier !  C'est comme ça … faut faire avec. Nous payons tous une dette que nous n'avons jamais contractée, le monde est gouverné par un club d'usuriers et nous subissons sans rien dire. Alors oui, pourquoi continuerais-je à commenter si je suis seule à le faire ? Tous les esclaves sont consentants et c'est exactement ce que nous sommes devenus. On retire le travail aux uns pour le brader en direction des autres ceux qui sont " corvéables à merci " comme en un temps que nous pensions révolu. Qu'ajouter de plus ? " Il n'y a pas mort d'homme " (ni de femme, ce qui sans doute à ses yeux serait un moindre mal) comme me le fit remarquer un de mes interlocuteurs mais c'est par l'acceptation que passe la déchéance. Nous sommes devenus aussi décadents que ceux qui ont vu  la fin de l'empire romain. C'est quand on déclare qu'on n'y peut rien que la chute est proche et quand tout le monde vit à plat ventre, il faut être bien fol pour vouloir rester debout. Sur ce, tout comme Achille, je retourne sous ma tente ! 

 

S. @

07/03/2015

Grosse fatigue ... morale.

 

Que dire ? … Il y a un moment où toute parole devient inutile. Un cap qu'il eut fallu ne pas franchir car au delà, plus rien n'est possible ou presque. Les sentiments deviennent inexprimables.

L'actualité commentée sur et par le petit écran me met hors de moi. Ce n'est pas nouveau allez-vous dire ? Oui, mais cette fois, c'est vraiment devenu insupportable. Une impression de mensonge généralisé plombe l'atmosphère. Ce monde repose sur la tromperie, sur l'injustice, tout ce que je ne supporte pas. Sans doute en a t-il toujours été ainsi mais en des proportions moindres. Nous nous sommes délibérément collé des oeillères pour pouvoir continuer non pas à avancer mais à faire du sur-place et vous connaissez le diction : " qui n'avance pas, recule " Or, c'est bien à un phénomène de recul, pire de régression auquel nous assistons, auquel nous prenons part bon gré, mal gré. " Au delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable " ce titre emprunté à Romain Gary sied comme un gant à notre vieille Europe, revenue de tout, incapable du moindre sursaut positif. Nous stagnons, sans illusion aucune.

L'économie repart, … elle va repartir … elle devrait repartir ! Ce serait comique si ce n'était aussi triste. La méthode Coué est impuissante, n'abuse plus personne. Les fantoches officiels pourront toujours s'agiter, nul ne les croit, à juste titre. C'est un constat d'échec. Cruel, flagrant. Notre esprit s'épuise à imaginer la suite. Nous avons été bernés et trop souvent. Il n'y a rien à ajouter. Nos illusions reposent en une poubelle sur laquelle il n'y a plus qu'à poser le couvercle. 

" Elle est pas belle, la vie ? " … 

S. @

 

changement.jpg

Bien peur que ce soit " jamais " car nous avons trop attendu, nous sommes désormais des SUJETS passifs. 

24/02/2015

Le syndrome du cordon ombilical

 

images.pngDe plus en plus souvent, je me dis que cette société fabrique des abrutis en masse.

Dans le métro, la presque totalité des passagers est rivée à son smart-phone ; dehors ils avancent les yeux rivés sur l'écran et pire que tout, au théâtre certains en dépit de la demande d'extinction, continuent à consulter leurs mails ...

Ce soir, profitant d'une pause-applaudissement, j'ai fait remarquer à mon voisin de gauche situé deux fauteuils plus loin, qu'il n'était pas seul avec cet écran allumé ! Je ne sais ce qu'il m'a répondu en me tutoyant voulant sans doute confirmer ainsi son manque flagrant d'éducation. Mais pourquoi aller au théâtre si c'est pour rester scotché à cette attitude nombriliste ?

Ces êtres sont irrécupérables, rien ne compte en dehors de leur petit confort aussi égoïste que personnel. Sont ils conscients que c'est une insulte faite à l'artiste qui est sur scène et une gêne pour tout ceux qui sont à côté d'eux ? On devrait avoir le droit de leur arracher l'objet des mains et l'écraser à coups de talon. Voilà comment naît le fascisme. Le sans gêne des uns engendre l'intolérance des autres. A continuer comme cela, de beaux jours se préparent ... 

 

Victimes du conditionnement, de l'abrutissement voulu et généralisé tous ces moutons de Panurge pointent quotidiennement à Facebook où le mode d'expression le plus abouti est un pouce levé avec un commentaire aussi creux que " j'aime " - car ils aiment inconditionnellement mais sont incapables pour la plupart de dire pourquoi. Nous avons conspué ces leçons apprises jadis " par coeur " mais maintenant ils ne savent plus rien, n'ont plus aucune envie d'apprendre puisque grâce à internet tout est à leur disposition. (le meilleur comme le pire). Que peut il ressortir de tout cela ? La dégringolade est en marche et comme réfléchir n'est plus à l'ordre du jour, à moins d'un sursaut inespéré, tout ira de mal en pis. Il est même devenu inutile de discuter puisque convaincus d'avoir raison, ils ne comprennent rien et ne cherchent même plus à comprendre.

 

 

abrutis.jpg

 

17/02/2015

constat du jour

Un peu larguée dans tous les sens du terme !

Ce qui prouve si besoin est à quel point nous sommes devenus dépendants d'internet. Un nom de domaine qui fait défaut (theatrauteurs.com) et brusquement on disparaît, c'est exactement comme si on n'existait plus.

Drôle d'impression …

 

Un jour j'ai entendu l'interview d'une jeune qui disait qu'elle avait adhéré à FaceBook " pour exister " et avant … comment faisait-elle ? Ce n'est tout de même pas ce réseau dit social qui l'a mise au monde ? L'évidence s'impose à nous à moins de refuser farouchement d'y engager seulement le petit doigt et de passer du même coup pour quelqu'un d'inadapté à son époque, le piège se referme sur celui ou celle qui s'aventure un jour ou l'autre dans l'espace virtuel. Pourtant les signaux d'alerte ne manquent pas mais une fois engagé on continue avec plus ou moins de zèle, il est vrai.

 

Depuis quelque temps j'avance tous freins serrés, confrontée à cette fausse liberté qui nous est offerte mais qui en réalité nous fournit un statut de haute surveillance. Et oui, la paranoïa nous guette (en prime) ! " verba volant, scripta manent " (mon correcteur d'orthographe qui n'a pas appris le latin en fait des siennes dans l'intervalle …) ce qui ne peut que confirmer mes dires.

 

Actuellement tout est comme ça : nous payons les erreurs que d'autres commettent. Avouez que c'est rageant. Allez expliquer ça à un grec : les autorités religieuses et les armateurs ne payaient pas d'impôts et l'humble citoyen grec s'est vu saigné à blanc.  Je me sens solidaire de ce peuple dont on dit le plus grand mal pour ne pas avoir à creuser la question. 

 

Roland Dumas traité de gâteux par le Petit Journal (ils ne sont pas à ça près) risque d'avoir de très très gros ennuis pour avoir souligné le fait que notre actuel premier ministre est affectivement assujetti à son épouse …

A part ça, la liberté d'expression est sacrée en France ! 

 

A contrario la représentante la plus connue des Femen s'exhibe un peu partout ...

(elle a l'habitude ! )

Vous savez la dame qui a eu l'honneur de figurer sur les timbres postes : ( heureusement qu'on ne les lèche plus ) et est reçue comme une invitée de marque, quelqu'un dont la parole compte ... 

 

Ce serait à mourir de rire si ce n'était aussi triste et dérisoire, pire : aberrant.

 

J'ai de plus en plus l'impression de m'être égarée sur une planète dont je ne partage plus les valeurs. 

 

A part ça, la vie est belle ! 

 

 

S. @