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01/09/2011

rentrée théâtrale. (suggestion de sortie en amoureux)

Je ne sais pas si vous êtes au courant mais la rentrée fait plus que se profiler à l'horizon ! 

Pour ceux qui veulent se distraire en relativisant leurs problèmes personnels, voici une bonne adresse,

Trist. Bern.jpg

Cela se passe au théâtre TRISTAN BERNARD

64, rue du Rocher 75008 PARIS

(M° Villiers ou St-Lazare)

01 45 22 08 40

www.theatretristanbernard.fr

visu-conjoints.jpg

Et le visuel vaut mieux qu'un long discours !

(du mardi au samedi à 21h. + matinée le samedi à 18h) 

LA PIECE : http://www.theatrauteurs.com/archive/2011/09/02/les-conjoints-comedie-de-eric-assous.html 

 

14:51 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

26/07/2011

ANNONCE : théâtre filmé en direct du festival d'Avignon.

Pour essayer de consoler ceux qui n'ont pu (tout comme moi) se rendre en Avignon afin d'assister au célèbre festival théâtral annuel, France 2 nous offre en direct s'il vous plait, Mademoiselle Julie de Strindberg avec Juliette Binoche dans le rôle titre.

La voici en compagnie de Jean (Nicolas Bouchaud) ce soir à 22h.25.

Amateurs de théâtre, tous à votre petit écran ! 

 

Avignon 2011 Mademoiselle Julie 1 Christophe Raynaud De Lage.jpeg

Après avoir vu la pièce, ...

Mademoiselle Julie d'August Strindberg (en direct du Festival d'Avignon)

 

Voilà, c'est toujours la même histoire … les metteurs-en-scène ou auteurs désirent distribuer une " vedette " afin que la pièce dont il est question, ait un impact maximal sur un public supposé ignare et prêt à tout gober. C'est par excellence une opération commerciale dans laquelle l' Art n'a pas droit de cité. Quant à la fidélité à l'oeuvre disons qu'en pareille circonstance, elle s'avère accessoire …

Sous les traits de la très médiatisée Juliette Binoche, Mademoiselle Julie n'est plus cette jeune femme aussi amazone que rebelle (du reste elle ressemblerait plutôt à la mère du personnage) se comportant comme une bobo déglinguée.

Quant à Nicolas Bouchaud qui lui aussi, a nettement dépassé l'âge du rôle, j'ai cru sous ses traits revoir le Piccoli du temps où il interprétait Don Juan. Peut-on encore parler " d'erreur de distribution " quand d'évidence il s'agit d un choix délibéré ? Trahison conviendrait mieux.

Une fois de plus et le fait n'est pas rare, c'est un personnage secondaire qui adopte le ton réel du texte, à savoir Christine, joué par Bénédicte Cérutti. Sans doute a t-elle échappé au délire du metteur en scène (Frédéric Fisbach) son rôle étant considéré de moindre importance ? 

Grâce aux miracles de la technique, le téléspectateur ne se croyait plus au théâtre mais carrément au cinéma dont les acteurs adoptaient du reste le ton, les prises de vues privilégiant les premiers plans. Ce n'était donc plus du théâtre filmé mais une sorte d' ovni pour reprendre l'expression utilisée par Fabienne Pascaud dont je partage partiellement l'opinion (une fois n'est pas coutume) concernant ce spectacle. Strindberg n'y a rien gagné et de ce fait, les spectateurs non plus. 

Le caractère fantasque et dominateur de Mademoiselle Julie fait ici place à la dépravation adulte d'une femme complètement paumée et le jeune ambitieux est devenu un être calculateur mais veule sans réelle crédibilité. Le talent du comédien ne saurait être remis en cause mais il n'est pas (ou plus) le personnage ... 

En éteignant mon écran plat, à l'heure où l'on clamait jadis : " Il est minuit, dormez braves gens " j'ai murmuré  " le théâtre est mort, vive le théâtre ! " 

 

Scymone © 

Avignon 2011 Mademoiselle Julie 2 Christophe Raynaud De Lage.jpeg

 Bénédicte Cerutti - Juliette Binoche - Nicolas Bouchaud.

 

 

19:59 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/06/2011

La femme silencieuse (Monique Esther Rotenberg)

 images.jpeg

phrase mise dans la bouche de Friderike (épouse de Zweig),

 

" Tu n'es quand même pas sans savoir que s'il y a bien une qualité qui est totalement étrangère à l'amour c'est l'intelligence. "  

 

 PETIT HEBERTOT > 10/7 -

Celle-là n'est pas silencieuse ...


 

 Histoire de vous aider à passer un bon week-end ! ...

Vous direz ensuite que je ne suis pas sympa (à mes heures) -

 

 

 

 

23:12 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

30/04/2011

Le sexe fort ou les fonds de tiroir de Robert Poudérou.

robertpouderou.jpg

A une époque, quand j'allais mal, quand le blues envahissait ma vie, je calais sur le plateau de mon électrophone un disque d'Offenbach et avant que la face A ait fini de tourner, tout allait mieux.
Maintenant, je lis ou relis une pièce de Robert Poudérou et l'espoir renaît de ses cendres tel cet oiseau mythique car celui qui a écrit ces lignes a le don de faire rire avec élégance ...
Les gens qui vivent en couple, bien ou mal, ne peuvent généralement souffrir de voir quelqu'un de leur entourage rester seul. A fortiori s'il s'agit d'une femme laquelle en nos vieilles sociétés se doit d'être acccompagnée. Les coutumes ont la vie dure ...
Aux questionnements directs, aux simples allusions, suivent les manoeuvres destinées aux rencontres qui n'ont rien de fortuites. Les amis conspirent pour que l'isolée ne reste pas seule.Tout célibataire, toute femme mariée puis divorcée en a fait les frais ...
" Le sexe fort ou les fonds de tiroir " est une pièce-saloon où les personnages en permanence entrent et sortent sans que les portes claquent. Vaudeville réactualisé, étude de moeurs, ironie distanciée, l'auteur aime ses créatures avec bien sûr, une petite préférence pour le personnage féminin pivot autour duquel tous et toutes gravitent en une valse schnitzlérienne. Conjuguant sens de l'observation et tolérance, Robert Poudérou évoque certaines situations que le commun des mortels refuse tout simplement d'admettre sinon de voir ... le plus souvent parce que cela dérange le petit confort moral que d'aucuns se construisent. Qu'un homme soit attiré par un homme et une femme par une femme paraîtra toujours inadmissible aux trois quart d'entre nous. Peur de perdre pied, sans doute ? Peur de perdre ses repères, surtout. Mais ce n'est pas le coeur de la pièce dont Christine restera l'enjeu. Par amitié, l'auteur a bien voulu sortir pour moi ce texte d'un tiroir puisqu'à ma connaissance, il n'est pas encore édité. C'est donc un scoop que je vous livre ici, en attendant mieux, c'est à dire sa parution pure et simple, à moins qu'une mise en scène ne la précède, puisque c'est le destin naturel de tout ce qui s'écrit pour le théâtre ...
En attendant ce jour béni des dieux, voici un petit aperçu des répliques ping-pong de la pièce,

"- Vous êtes mariée ?
"- Divorcée.
"- Vous avez usé de votre mari combien de temps ?
"- Il a abusé de moi trop longtemps. "

C'est en quelque sorte du Guitry inversé. Mais il en est de plus profondes telle celle-ci,

" Je voudrais imitant en cela des centaines d'hommes et de femmes avant moi faire une oeuvre d'art avec le récit d'un échec. "

Cela dit, rassurez-vous, tout finit bien.

Simone Alexandre ©

13:47 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)