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14/06/2012

Judith (suite)

Ce matin, très tôt, bourrelée de remords, je m'apprêtais à découvrir un Mickey vêtu d'un costume rayé, traînant accroché à la cheville un bandeau CINEATREXPOS mais " grâce à Dieu " apparemment, il dormait encore … tant il est vrai qu'il faut s'y faire (mais non, je n'ai pas dit qu'il vociférait)  à nos plaisanteries au X-ième degré ! 

 

J'avais promis de revenir à Judith, celle de 1931 qui fut à l'origine de l'expression " coupé cabèche " grande libératrice et castratrice définitive qui inspira Oshima 45 ans plus tard … (affirmation gratuite) -

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Vous ne serez pas étonnés d'apprendre que la lecture de la pièce est mille fois plus réjouissante que celle de cet épisode de la Bible. Ici, la célèbre femme fatale dans toute l'acception du terme n'est plus une superbe veuve mais une jeune fille  qui tout comme Jeanne d'Arc entendra des voix (celle des rabbins) qui la poussèrent au crime. Oui, car on fit de la libératrice d'Orléans une sainte mais si comme on nous le dit, elle fit la guerre, s'est-on demandé combien de morts d'anglais celle ci avait sur la conscience ? Il est vrai qu'elle eut pu être une glorieuse porteuse de bannière et c'est même ainsi que les siècles la consacreront. Ce furent en quelque sorte ses lettres de noblesse à elle ! Mais je m'égare … tout comme elle du reste qui contrairement à Jeanne prit un temps cette lopette d'Egon pour le célèbre général. Mais non, pas De Gaulle, Holopherne, voyons … Ne nous prenons pas les pieds dans les siècles  ! 

Car enfin, je sais que pour certain " la parole d'évangile " ça existe. Ils veulent même y croire " dur comme fer " or vous connaissez beaucoup de veuve en manque qui reviendrait " pure " après s'être frottée à un conquérant ? C'est vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! Ou alors la veuve en question aura trop lu les poèmes de Sappho … le sujet est indirectement effleuré par Giraudoux du reste mais par le biais d'un autre personnage. C'est vous dire si la pièce fit scandale à l'époque ! Les ligues de catho intégristes à ma connaissance ne montèrent pas sur scène mais il s'en fallu de peu. Tout cela pour vous préciser que je me suis délectée en lisant ce texte que j'ai du reste le projet de voir joué très prochainement au Nord-Ouest où la pièce est programmée. 

Pourvu qu'Holopherne soit aussi beau que Judith le vit ! … La loi ne s'était pas encore intéressé au harcèlement sexuel et pour certains, c'était encore le bon temps ... Maintenant autre suggestion si la lecture d'un texte théâtral vous semble constituer une épreuve insurmontable (ici ce n'est pas le cas, mais ça arrive) vous pouvez bien entendu vous déporter en direction de Riverstone ce qui devrait vous faciliter la tâche. Cette B.D. fera sans doute l'affaire ! 

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Sinon, l'oeuvre complète de Giraudoux figure à La Pochothèque dans la collection Classiques Modernes. coût : 22 €

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< Les iconoclasteries de Mickey >

Et celle-ci aussi ! (sans compter qu’entre nous soit dit, l’avion ça va nettement plus vite que le cheval…)

Judith surclassée.jpg- Décidément, en ce moment, le blond est mal porté ...

Je crois que je vais me teindre en rousse. Z'avez rien contre ? ...

Et pis d'abord, ch'uis jalouse car cette blonde a les jambes plus longues que les miennes.

Z'avait pas dû quitter ses collants quand elle les a mis à sécher !

02/06/2012

Ken Follett, La chute des géants


( Avec un avis pareil, on n'est pas fauchés ! ...)


 

Un pavé d'un millier de pages que j'ai lues en trois semaines ... (Il faut dire que dans l'intervalle, j'ai vu et commenté par ailleurs six pièces de théâtre et on ne peut tout faire en même temps !) N'importe, Ken Follett me pose problème et ce, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, je ne trouve pas cette écriture extraordinaire mais les Anglo-Saxons (les modernes du moins) me paraissent plus enclins à raconter une histoire qu'à peaufiner un style. Par ailleurs, comment juger en toute connaissance de cause lorsqu'il s'agit d'une traduction or ici, il n'a pas fallu moins de quatre traducteurs ce qui aurait dû en toute logique déclencher un résultat chaotique mais n'a eu pour effet que de niveler le propos.

 

A part ça, et si bien entendu, l'auteur n'utilise jamais l'intervention de " nègres " le résultat laisse pantois. Où puise t-il l'énergie pour écrire tout cela ? (quelque en soit le résultat) 

 

Premier volet d'une trilogie couvrant la première guerre mondiale : 14-18 en ce début du vingtième siècle où nous passerons du pays de Galles à l'Allemagne de Guillaume II pour nous retrouver ensuite dans la Russie du dernier tsar en compagnie de  Lénine et Trotski. 

 

Or et c'est peut-être là que le bât blesse car toutes ces figures célèbres n'interviendront qu'en contrepoint de l'histoire qui nous est contée par le biais de personnages fictifs  lesquels prennent le devant de la scène, à savoir le roman

 

Ceux ci sont tellement nombreux qu'il n'a pas été superflu d'en dresser la liste par pays puisque nous sautons en permanence de l'un à l'autre, méthode chère à cet auteur. Ajoutez à cela les obligatoires histoires d'amour censées pimenter le récit lesquelles sont tellement systématiques qu'elles en deviennent agaçantes. 

 

J'espérais apprendre beaucoup de choses sur cette période et avoue qu'au fil des digressions, je suis quelque peu restée sur ma faim mais ... bon ! comme je ne voudrais pas mourir idiote, sans doute vais-je lire le second tome consacré à la guerre de 39-40 (comme disaient mes parents) qui semblaient oublier que nous n'avons récupéré la liberté qu'en 1945 ! Pourtant des membres de ma famille avaient traversé les deux guerres mais s'ils y faisaient très souvent référence c'était avec un art consommé de l'ellipse. En saurai-je plus ainsi sur la Seconde que sur la Première ? ... Seul l'avenir le dira !  

S. @

10:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/11/2011

The last temptation of Christ. USA, 1988

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Un livre : " La dernière tentation " de Nikos Kazantzaki

Un film : " La dernière tentation du Christ " de Martin Scorsese

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Parlons en de cette DERNIERE TENTATION DU CHRIST puisque je me suis repassé le film l'autre soir, considérant que le programme télévisuel était particulièrement indigent. Une chose est certaine, on ne peut pas se glisser dans la peau d'un intégriste et encore moins adopter son point de vue si on ne l'est pas soi-même ... Il existe des modes de raisonnement que l'on ne peut emprunter encore moins accepter.

En ma qualité d'agnostique, je m'efforce de respecter les croyances des uns et des autres, même si parfois la tentation de dérision n'est pas loin mais je m'en garde le plus possible. On accepte ou pas cette histoire de " fils de Dieu " qui se serait délibérément laissé crucifier pour racheter les péchés du monde ! 

Or les romains crucifiaient aussi facilement à l'époque que certains Etats américains pratiquent actuellement l'exécution par injection létale. Dans l'un et l'autre cas, un homme est attaché sur un support et attend que la mort vienne. Par conséquent, nul progrès à plus de 2000 ans d'intervalle.

Vous m'objecterez que ceux qui subissent ce sort sont des assassins ou considérés comme tels. Jésus n'était qu'un chef de bande (armée) puisque nous connaissons tous l'épisode du glaive mais c'est surtout sa parole qui était assassine pour le régime en place et ça ... aucune dictature ne saurait l'accepter. En outre, le nazaréen remettait en cause la loi juive et faisait figure de rebelle aux yeux de l'occupant, à savoir : Rome.

Une légende pouvant en inspirer une autre et rien ne s'opposant (théoriquement) à une nouvelle approche ... Nikos Kazantzaki a réécrit l'histoire à sa façon. Gageons que s'il avait transposé cette action à l'époque de l'occupation allemande, personne n'aurait rien trouvé à redire puisqu'alors, le mythe originel restait entier. 

Au lieu de cela, il nous montre Jésus du fait de son métier de charpentier, fabriquant puis livrant des croix à l'occupant. Judas l'accusera alors de collaboration déclenchant ainsi un problème de conscience, chez celui qui deviendra le Christ lequel va se rendre dans le désert pour y méditer. 

L' homme est aimé de Marie-Madeleine mais sa chasteté l'en éloigne et par dépit celle-ci s'est livrée à la prostitution. ( C'est un peu gros mais bon ! passons ...) Viendra l'épisode de la lapidation dont il la sauvera bien entendu. Puis seul dans le désert, le jeûne déclenchera des hallucinations qui le conforteront dans la voie qu'il s'est choisie. On connaît la suite à un petit détail près qui a peut-être finalement inspiré Dan Brown, si vous voyez ce que je veux dire ? ... 

Ce film qui s'écartait de la vision officielle a déclenché les foudres des intégristes au moment de sa sortie et si le livre n'avait pas fait l'objet d'un autodafé, la salle de l' Espace St-Michel a été livrée " au feu purificateur " car les méthodes restent inchangées pour certains. Mêmes causes, mêmes effets C.Q.F.D.  

S. @

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20:05 Publié dans Film, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/10/2011

Le bûcher des vanités ...

Nous dirons qu'il y a un tyran en moins sur la terre mais j'eusse préféré qu'au lieu de l'exécuter sommairement d'une balle dans la tête, on l'ait capturé afin de le juger. Seulement voilà ! l'homme aurait continué à se défendre et risquait d'en " mouiller " plus d'un ... Alors, aurait-on voulu passer au travers de certaines révélations ? ... Bien possible mais la haine accumulée peut également expliquer le geste. Ces scènes horribles que les télés passent et repassent m'ont remis en mémoire l'exécution du couple Ceaucescu. La justice des peuples est le plus souvent expéditive et ce n'est certes pas glorieux. Pas plus que ne sont glorieuses les déclarations de Rama Yadé qui peaufine désespérément son retour en grâce en félicitant cette fois the little number one pour son revirement concernant l'ex leader libyen. (vous avez bien lu) Hier elle dénonçait, aujourd'hui elle encense ! Décidément, certaines vestes font double usage et ce n'est pas par mesure d'économie. Même réaction de la part d'Arnaud Klarsfeld dont les interventions n'ont rien à lui envier sur le plan de l'opportunisme ! Quant à BHL, inutile d'en parler ...

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 Entendu lors de la dernière émission de " C. dans l'Air " - l'intervention en Libye a coûté 300 millions d'euros à La France. Il est vrai que de nombreux projets de recontruction sont dans l'air précisément. Classique : on détruit pour reconstruire. Ainsi va la vie, ainsi va la mort...

Ambassadeur Christian Graeff : « Quand l’OTAN a-t-elle déjà tué un chef d’État ? »

Mais laissons là ce chapitre ...  Je viens de terminer la lecture d'un solide pavé de 920 pages dont le thème n'est pas sans rappeler une situation vécue par un certain politique dont je tairai le nom si je ne veux pas qu'un widget localisateur désigne la ville de Lille ... 

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J'ai eu envie de lire " Le Bûcher des vanités " de Tom Wolfe après que le film ait été programmé à la télé courant septembre (si mes souvenirs sont exacts). Je l'avais déjà vu bien sûr mais de façon bizarre (?) certains événements récents lui conférent un impact qu'il n'avait sans doute pas connu au moment de sa sortie.

 

En résumant succinctement, un magnat de la finance marié et père d'une petite fille s'offre de temps à autre (comment nomme t-on cela ? ...) des extras que d'aucuns désignent par : " repos du guerrier. "

 

Or alors que l'homme en question était allé récupérer sa maîtresse à l'aéroport, le couple va se perdre en chemin et traverser malencontreusement le Bronx. A la suite de péripéties dont je vous laisse découvrir le détail par vous-même, leur voiture heurtera un jeune noir et panique aidant, dans l'ignorance de ce qui s'est réellement passé, ils prendront la fuite. 

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Enquête - levée de bouclier de la communauté à laquelle appartenait le garçon, procès et déchaînement des médias. Ca ne vous rappelle rien ? ... Le racisme ne s'exerce jamais à sens unique.  Je crains même qu'il soit profondément ancré dans la nature humaine et que le politiquement correct qui nous est imposé serve plus de catalyseur que de remède à certaines petites plaisanteries à valeur d'exutoire.

 

Alors si le nombre de pages à lire ne vous rebute pas trop, procurez vous ce livre qui en vaut la peine sinon contentez vous du film mais je crains que la fantaisie de ce dernier si agréable soit-elle vous prive du principal sujet de réflexion. 

 

But ... as you like it !  

13:05 Publié dans Film, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)