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16/07/2012

Triangle de Ken Follett

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Le titre pourrait faire penser à un complot maçonnique susceptible d'inspirer L.I.E.S.I. ... mais il n'en est rien. En fait, ce pur roman d'espionnage fut motivé par la lecture d'un article paru dans le Daily Telegraph daté du 7 mai 1977 lequel faisait état du soupçon qui planait sur Israël au sujet du détournement d'un navire chargé de 200 tonnes d'uranium.

Quel sujet en or pour un auteur tel que celui-ci lequel va une fois de plus remonter dans le temps mais pas trop car il situera l'action en 1968 période encore marquée par la guerre froide or a t-elle réellement cessé ? ...Personnellement, j'en doute. KGB contre Mossad et fedayins : quel programme ! 

L'histoire regorge de complications et ce, jusqu'à la fin à tel point que les têtes en l'air risquent de ne pas s'y retrouver. Nathaniel Dickstein, cette victime du nazisme va peu à peu ressembler à Super-Man et par voie de comparaison, faire passer OSS 117 pour un enfant de choeur. Nous aurons droit " comme d'hab' " à une torride histoire d'amuuuuur immergée dans un torrent de péripéties et de conclusions aussi provisoires que contradictoires. C'est parfois un peu invraisemblable mais comme on dit : " qui peut le plus peut le moins."

Roman idéal pour les vacances car pour s'y retrouver, mieux vaut ne pas trop reposer le livre, sa lecture en pointillés étant nettement déconseillée. Pour ma part, j'ai dû le lire en 2 jours et 2 nuits, en effectuant chaque fois un petit retour en arrière, histoire de reprendre le fil de l'action là où je l'avais laissé. Ouf ! quelle aventure ...

 

S. @ 

14:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

11/07/2012

Les Lions du Panshir de Ken Follett

Un petit extrait pour donner le ton,

 

" Les Russes ne pourraient jamais vaincre cette population, estimait Jane, à moins de transformer tout le pays en un vaste désert radioactif. Quant à savoir si les résistants pourraient jamais vaincre les Russes, c'était une autre question. Ils étaient braves, indomptables, ils contrôlaient le pays, mais les tribus rivales se détestaient entre elles presque aussi fort qu'ils haïssaient les envahisseurs, et leurs fusils étaient inutiles contre les bombardiers à réaction, les hélicoptères blindés " 

 

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Malheureux peuple afghan qui collectionne les invasions que ces dernières soient russes ou américaines; toujours cette fichue géopolitique en question, cause de toutes les guerres ! Pourtant, que demande l'homme sage quelque soit sa nationalité sinon de vivre en paix sur terre mais les dirigeants quant à eux ont  d'autres objectifs. Profit, ingérence font le reste ...

Ici, KGB et CIA vont s'affronter représentées par deux hommes amoureux de la même femme, ce qui promet moult péripéties.

 

(A ce sujet, je signale aux alentours de la page 260, la description d'une scène torride entre Jane et Ellis laquelle parvient parfaitement à pimenter le récit)

 

De l'action, le livre en regorge et l'auteur nous brosse de beaux portraits tenant rigoureusement compte de la culture de chacun. C'est construit comme un thriller et j'ai dû tenir en laisse mon envie de tricher pour connaître la fin. Sinon, fidèle à sa technique habituelle, Ken Follett invente des personnages inclus dans un contexte historique particulier, lesquels gravitent autour d'un personnage célèbre, à savoir ici : le Commandant Massoud. 

L'écriture dans son efficacité est certes moins poétique que celle d'un Khaled Hosseini mais ceux qui aiment les livres d'action ne seront pas déçus. Quant à moi, je n'ai plus qu'à reprendre le chemin qui mène à la Fnac afin d'y dénicher de nouveaux titres ... Rassurez-vous, j'en ai déjà repéré deux ou trois puisque décidément pour moi, l'été sera Follett ou ne sera pas.  

 

S. @

11:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

08/07/2012

Eté follet ...

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Juillet, mois de vacances (en réalité, les miennes durent deux mois, période durant laquelle je vais très peu au théâtre, histoire de recharger les accus mais aussi parce que durant l'été, il n'y a plus grand chose d'intéressant à voir. Quoique … si l'on compare avec une ville de province, c'est encore Byzance mais la qualité des spectacles étant moindre, je m'abstiens les 3/4 du temps.

Laissons également de côté la politique car ces derniers mois nous avons eu plus que notre dose en ce domaine et lisons.

En dépit de certaines réserves pour lesquelles je persiste et signe, mon dévolu fut jeté sur l'oeuvre de Ken Follett. Depuis que j'ai contracté ce virus qui se nomme lecture ma méthode reste la même : je décide un jour d'effectuer une razzia dans un rayon Fnac (certains méprisent mais c'est commode) et repars avec un maximum de titres d'un seul auteur. Actuellement, c'est ma période follète … et force est de reconnaître qu'il y a bien plus fou que cela ! 

Le dernier m'a beaucoup plu et je l'ai presque lu d'une traite puisqu'en l'espace de deux jours, le tour fut joué. Un petit voyage aller-retour durant lequel j'ai pourtant dormi. (le train a depuis toujours un effet soporifique sur moi à condition d'être assise car en couchette, il m'est impossible de fermer l'oeil) J'ai donc lu un peu avant de partir, un peu durant le voyage et beaucoup au retour, ce au point de mépriser l'usage du petit écran, ce que je devrais faire plus souvent car il faut savoir se départir des mauvaises habitudes.

Après cette longue, très longue entrée en matière, arrivons au livre. Comment le définir, j'ai lu ça et là que Ken Follett était aux yeux de certains un auteur de romans d'espionnage et trouve le terme réducteur. Disons que c'est ici une fiction politique (parce que le rôle de Churchill relève un peu de l'opportunisme littéraire) émaillée de tractations diplomatiques. 

Nous sommes à la veille de la guerre de 14 et le jeune prince Orlov a pour mission de renforcer les liens entre la Russie et l'Angleterre, tandis que l'équilibre européen est sur le point de se briser. Comme toujours dans l'ombre, bellicistes et pacifistes s'affrontent avec acharnement. Choc des civilisations et luttes de classes car un dangereux anarchiste trop bien renseigné à décidé d'éliminer Orlov.

Le livre regorge de péripéties et cette fois, le rythme est bon. Une fois que l'on a fait connaissance avec les personnages, il devient difficile de les quitter. Par ailleurs, je ne sais si la traduction est fidèle mais du moins est elle excellente ! (par Yvonne Baudry)

Fidèle à mes principes, ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus car je ne veux surtout pas vous gâcher le plaisir de la découverte. Lisez-le, vous ne serez pas déçus. Il s'agit de " L'homme de St-Pétersbourg " Editions Robert Laffont 1982 paru au Livre de Poche sous la référence 7628 : coût 6,60 €.  Là, je crois avoir dit tout ce qu'il fallait savoir … maintenant et si le coeur vous en dit, c'est à vous !  

S. @


N.B. Le prochain commentaire de lecture portera sur " Les Lions du Panshir " ... 

11:09 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/07/2012

lecture d'été

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Quelles sont les conditions requises pour faire d'un livre un best-seller ? Est-ce tout d'abord le but qu'un auteur digne de ce nom doit se fixer ?

Ne nous leurrons pas, ce ne sont pas les livres les mieux écrits qui ont le plus de succès. Ici, l'objectif est de toucher un maximum de lecteurs en utilisant un langage direct, plus proche du parler que de l'écrit, tout le reste n'étant qu'un savant dosage d'action agrémentée d'une bonne dose de libido (indispensable !) ensuite, laisser les agents publicitaires faire le reste. Constatation irritante au possible. En pratiquant de la sorte, certains auteurs parviennent à sortir un volume par an.

Je n'ai pas calculé la fréquence avec laquelle Ken Follett écrit et il est évident qu'un livre comme Les Piliers de la Terre a dû demander un peu plus de temps.

Là, je viens de terminer " Apocalypse sur commande " volume de pas tout à fait 500 pages (475 pour être précise) et force est de reconnaître que pour accéder au plus palpitant de l'action il convient de tenir le coup jusqu'au chapitre 21 (l'avant-dernier) bref, ce livre semble écrit par un coureur de fond lequel s'est ménagé jusqu'au sprint final. Pour avoir un maximum d'impact, il faut viser l'une des préoccupations premières du monde actuel. Ce sera donc le terrorisme mais pour se distinguer, encore faut-il trouver un terrorisme particulier. Alors, pourquoi pas mettre en scène la révolte d'un groupe d'ex-hippies lesquels croyant avoir déniché un petit coin de paradis, voient ce dernier menacé par le projet de construction d'un barrage dont la conséquence serait d'engloutir leur domaine sous les eaux ?

Les tremblements de terre survenus en divers points du globe ont frappé l'imagination des terriens des 20ème et 21ème siècle. Donc, thème d'actualité. 

Le pétrole étant derrière toutes les préoccupations de nos gouvernants, utiliser un appareil de prospection pétrolière afin que les secousses qu'il engendre déclenchent en des endroits précis un cataclysme, fut l'idée géniale de départ. 

Enquête policière sur fond de technicité, tous les ingrédients sont là pour captiver notre attention si l'on fait abstraction d'un rythme un peu poussif lequel est (selon moi) la marque de fabrique de cet auteur. Il est vrai que ceux que l'on nomme les juilletistes ont tout le temps devant eux ! Par conséquent, à emporter dans vos bagages, pourquoi pas ? ... 

S. @

11:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)