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12/08/2012

Invisible de Paul Auster.

Invisible.jpgPas si austère que ça, Paul ! Oui, je sais ... c'est un peu facile. N'importe, avoir le culot dans l'Amérique puritaine actuelle de raconter une histoire d'inceste ... 

Il est vrai qu'un peu plus loin, l'une des deux intéressés apportera son démenti, ce qui désamorce la hardiesse du propos. Amusant, non ? ... venant de la part de gens qui croient au mythe d'Adam et Eve. (Nobody is perfect)

Le livre se lit d'une traite car lorsqu'on a plongé le nez dedans, impossible de l'en sortir. Le caractère des personnages est tellement bien décrit qu'on les voit vivre sous nos yeux. Quelle est la part autobiographique dans tout cela ? Sempiternelle question que l'on se pose à la lecture de tout roman bien ficelé, l'imagination ayant ses limites nonobstant le fait que les auteurs sont par définition très attentifs à tout ce qui se passe autour d'eux.

On se surprend à éprouver de la tendresse pour l'un, de l'aversion pour l'autre, autrement dit, c'est dans la poche ce qui tombe bien puisque c'est précisément le format de cette collection Babel que j'affectionne de plus en plus ... Seul petit regret mais en est-ce vraiment un ? ... l'auteur nous abandonne de façon abrupte à l'extrême bord d'une falaise. Exactement comme dans la vie, quoi ! On se croit là pour l'éternité et brusquement tout s'arrête. N'importe, je vous conseille vivement d'ouvrir cette parenthèse de lecture laquelle cette fois ne m'a (partiellement) confisqué qu'une journée et demie d'existence

S. @

10:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

10/08/2012

Le combat des reines de Paul Doherty

Combat-Reines.jpgAutant que je me souvienne car cela ne date pas d'hier, j'avais dévoré la série des Rois Maudits dont il me reste 4 volumes sur la demi-douzaine initiale, tant il est vrai que les livres prêtés ne reviennent jamais. 

Cette fois, j'ai exactement mis une semaine à lire ce Paul Doherty qui ne comprenait pourtant que 346 pages (1/2) ou la version anglaise des événements qui se déroulèrent à l'époque. 

L'auteur sait parfaitement de quoi il parle puisqu'il enseigne l'Histoire médiévale mais il a le travers que partagent beaucoup d'universitaires, à savoir qu'il étale ses connaissances au mépris du plaisir du lecteur. Le résultat en est un style très narratif, descriptif à l'extrême, truffé de citations latines (avec la traduction immédiate ! ) et utilisation de termes obsolètes;  bref cela fleure son cuistre à plein nez. A cette réserve près ( vous me direz qu'elle est de taille ! ... ) les amateurs d'Histoire (avec un grand H comme vous avez pu le constater) y trouveront leur compte. 

Mathilde de Clairebon (personnage fictif) est la camériste d'Isabelle de France, épouse d' Edouard II, lequel semble visiblement lui préférer le beau Peter Gaveston que certains aimeraient pouvoir supprimer. D'autant que dans le même temps, une mystérieuse Empoisonneuse en fait des siennes ...

L'intrigue policière prend ses aises et je dois avouer que je n'ai réellement " accroché " comme on dit qu'après avoir lu les trois quart du livre mais ne fallait-il pas que l'enquête se conclût, le rythme s'accélérant enfin ! 

N'importe et bien que Doherty n'ait pas l'allure épique dans la peau (comme Dumas ou Zévaco pour ne citer qu'eux) je pense malgré tout que j'y reviendrai maintenant que je me suis faite à son style, ne serait-ce que pour les références historiques. Par ailleurs et puisque vous connaissez mes principes, n'attendez pas que je vous en dise plus. Car, si je raconte l'histoire vous trouverez sans nul doute superflu de la lire et si vous décidez de vous y attaquer, je déflorerais alors le sujet, ce que je ne me pardonnerais pas. 

Par conséquent, c'est à vous de jouer et comme aurait dit le grand Will, " as you like it "

 

S. @ 

 

N.B. 10 / 18 propose moult séries de cet auteur qui signe tantôt Paul Doherty et à d'autres moments Paul Harding ou C.L. Grace, pour ne citer que ces hétéronymes. 

07:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/08/2012

Claude Izner, Mystère rue des Saints-Pères

Pour le coup, j'ai l'air fin ! ... vade retro Alzheimer !!! Je l'avais lu bien sûr, et commenté sur un autre blog, heureusement que mes archives sont toujours là.

 Mystère.jpg

1889 - Celui qui passera à la postérité sous le nom de Buffalo Bill peaufinait alors sa carrière en s'exhibant dans les foires ... L'exposition universelle attire les visiteurs en foule et celle que l'on nommera plus tard " la vieille dame " apothéose technique du XIXème siècle, (comme le dira l'un des personnages) n'a pas toujours inspiré les suicidaires car si l'on en croit l'auteur, ses étages de ferraille pouvaient se révéler propices au crime. Le grand suppositoire de fer balafrant le ciel devait en inspirer certains ... Personnellement je trouve l'édifice très laid mais vous avez le droit de ne pas partager mon avis. 

Les journaux à l'époque se lisaient plus que maintenant et les titres étaient évocateurs. Pour ne nommer que quelques uns : Le Gaulois, L' Eclair, Le Passe-partout ... chacun rivalisait d'énergie pour arriver en tête des ventes. Il convenait d'exciter la curiosité du lecteur et pour cela, tous les moyens étaient permis. 

Ah ! un bon fait divers à la une dont la lecture fait frémir en disant : " vous vous rendez compte, mais j'y étais précisément à ce moment là." Parente pauvre convertie en gouvernante sortant les enfants, rapins en mal d'inspiration, collectionneurs qui ne savent comment dépenser leur argent, tout le peuple de Paris se trouvait alors au rendez-vous. 

Afin de succéder dignement à Eugène Sue, Liliane Korb et Laurence Lefèvre réunies sous le pseudo de Claude Izner nous convient à ces nouveaux Mystères de Paris. Elle connaissent l'époque sur le bout des doigts et ici les moyens sont double. Les personnages se dessinent sous nos yeux plus sûrement encore que sous le trait de cette caricaturiste rousse et russe.

De l'aventure, du mystère comme le titre l'indique, le tout pimenté d'un zeste de passion amoureuse parce qu'attention Victor est amoureux mais n'en devient pas pour autant idiot. Il cogite fort même, le bougre ! Jusqu'à ne pas exclure de son enquête la belle Tasha et même son fidèle Kenji Mori ce japonais qui veille sur lui depuis sa prime enfance. Mais, chut ! je ne vais pas vous en dire plus. Le livre se lit aisément et son style est alerte. C'est simple, quand vous y aurez fourré le nez, vous aurez quelque mal à l'en ressortir avant la dernière page. Décidément, les enquêtes policières historiques ont le vent en poupe depuis quelques temps !  

S. @

13:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

La disparue du Père-Lachaise de Claude Izner

disparue-P.Lachaise.jpgLes jours raccourcissent aussi ne vais-je pas tarder à retourner au théâtre (dans deux ou trois semaines) mais en attendant, je bouquine ... 

Je n'ai (hélas) pas lu la première énigme écrite par ces deux soeurs : Liliane Korb et Laurence Lefèvre qui signent leurs écrits sous le pseudonyme de Claude Izner. Le titre en était " Mystère rue des Saints-Pères " et comme c'est un quartier que j'affectionne tout particulièrement, croyez bien que je vais faire main basse dessus si mon regard le découvre prochainement sur une étagère. Le hasard a voulu que je commence par la seconde affaire mais ce n'est pas interdit que je sache ?

J'ai donc pris le fiacre en route, faisant tardivement la connaissance de Victor Legris, libraire de son état et enquêteur à ses heures ...

En 1890, les pavés étaient en bois à Paris et notre sympathique héros les parcourt allègrement passant d'un arrondissement à l'autre à la vitesse de l'éclair, puisque c'est également celle de ses déductions. 

Ce livre pourrait presque servir de guide historique aux amoureux de la capitale car les soeurs Isner (on va les nommer ainsi pour simplifier) connaissent les rues de Paris et ce qui s'est produit à l'époque comme de vraies historiennes (en moins ennuyeux) Personnages hauts en couleur, art de la réplique, sens du rythme, cette lecture est un vrai régal ! 

Une mystérieuse disparition (comme le titre l'indique) déclenchera une enquête d'autant plus méticuleuse que la dame en question est une ancienne conquête du sieur Victor. La gouvernante de celle-ci va débarquer un jour à la librairie puis disparaître à son tour non sans avoir dans l'intervalle fait la conquête de l'assistant blond du libraire, lequel se nomme Joseph et est flanqué d'une mère possessive que j'ai du reste surnommée Mrs Cataplasme.  

Je meurs d'envie de vous en dire plus mais ce serait vous gâcher le plaisir tout en battant en brèche la règle d'or que je me suis fixée depuis longtemps, laquelle consiste à attiser votre curiosité sans raconter pour autant, ce qui me rendrait coupable du crime de lèse-enquête !  Je puis juste vous promettre que à moins d'avoir la tête ailleurs, vous ne vous ennuierez pas en le lisant. 

Quant à moi, je vais essayer de dénicher l'autre ... (le précédent)

 

S. @

 

N.B. Juste un petit extrait qui m'a fait exploser de rire, il s'agit de Mme Blavette avec laquelle on taille volontiers des ... (oui, bon ! ) Laissons lui la parole,

 

" Vous m'excuserez l'expression, c'est à force de fréquenter les acteurs. Si j'avais eu le talent, j'aurais aimé interpréter les quatre mousquetaires à moi seule. "

 

Si vous ne trouvez pas cela drôle, c'est que nous n'avons pas le même sens de l'humour aussi vous en ai-je sélectionné un autre,

 

Il s'agit d'une (double) épitaphe, relevée dans le fameux cimetière ...

 

" Ma femme, je t'attends, 5 février 1843 "

" Mon ami, me voici, 5 décembre 1877 "

 

Victor fut tenté de sourire devant tant d'empressement.

A sa place et bien que le lieu s'y prête peu, en lisant cela, je me serais esclaffée. Mais reconnaissons que s'il n'y avait pas urgence, la dame n'avait pas oublié le chiffre 5 (à l'époque actuelle, elle l'aurait joué au loto)

09:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)