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25/07/2013

Frédéric Lenoir : Petit traité de vie intérieure.

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L'ouvrage commence de la façon suivante,

 

" Exister est un fait, vivre est un art."

 

Maintenant, et sans doute à cause de toutes les questions sans réponse que l'on se pose à moins d'être le dernier des abrutis,  qui peut se vanter d'avoir acquis " une vraie liberté intérieure " ? Et puis, la liberté intérieure, c'est quoi ? 

Quelques bouddhistes ont trouvé, peut-être ? Et encore ... car j'imagine que cet état de grâce n'est pas permanent.

 

Personnellement, je ne sais toujours pas comment il faut faire pour atteindre cette forme de vacuité méditative, ce qui pour nous européens ressemble à un flagrant contresens. 

 

Souvent, quand nous restons silencieux, la personne qui nous accompagne demande : " tu penses à quoi ? " et neuf fois sur dix, la réponse est : " à rien " -

Superbe tricherie ! Comment faire pour ne penser à rien, est-ce seulement concevable ? Je ne crois pas être " un cas " en affirmant que les 3/4 du temps mon cerveau fonctionne en roue libre ... Il m'arrive même de raisonner tout en rêvant ce qui ne doit pas être un fait exceptionnel puisque comme chacun sait, " la nuit porte conseil " - 

 

Etre en quête de sens ... Nous le sommes tous mais si l'on veut aller au fond des choses, comme il s'agit d'une mission impossible, on finit par jeter l'éponge d'une façon ou d'une autre.

 

J'ai donc lu ce livre, attentivement, surligneur en main, comme je fais toujours (raison pour laquelle je préfère les livres de poche aux ouvrages plus précieux ce qui me dispense de me sentir iconoclaste)

178 pages et quelques lignes de plus lesquelles permettent de braquer un projecteur sur certaines questions mais bien évidemment ne fournissent pas LA réponse que l'on voudrait applicable à tous.

 

Frédéric Lenoir nous fait part ici de son expérience personnelle, des questions qu'il s'est fatalement posées indiquant les réponses qu'il leur a opposé. C'est en quelque sorte une méthode destinée à calmer le feu des blessures et à cicatriser les plaies mais je ne suis pas persuadée que les cicatrices aient disparu pour autant ... 

 

N'importe, c'est le parcours estimable d'un homme de coeur lequel mérite largement notre considération nonobstant le fait que chacun doit personnellement  chercher ses propres solutions. 

 

J'ai beaucoup aimé une petite anecdote qu'il nous offre avec humour à l'avant-dernier chapitre,

 

" Un missionnaire marche dans la savane et se trouve soudain face à un lion rugissant. Le prêtre supplie Dieu de lui venir en aide : " Seigneur, inspirez des sentiments chrétiens à ce fauve ! " Aussitôt un miracle se produit. Le Lion arrête sa course, se met à genoux et prie : " Mon Dieu, bénissez ce repas. Amen. " 

 

Tirez-en les conclusions que vous voudrez mais avec ou sans cette petite parenthèse (à mes yeux, lourde de signification) le livre mérite incontestablement d'être lu.

  

S. @ 

15:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/07/2013

Le roman des Tsars de Vladimir Fédorovski

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Que dire de ce Roman des Tsars, le terme " roman " ayant déjà valeur restrictive car résumer (c'est le terme qui convient) 400 ans de la dynastie Romanov en 280 pages me semble un peu ... léger.  

C'est le premier livre de cet auteur que je lis mais d'après les titres, constate qu'il a adopté cette formule à bon nombre d'ouvrages qu'il faut sans doute mettre bout-à-bout, à moins que des répétitions ne viennent enrayer la démarche ? 

Bref, pour tout dire je me suis en fin de compte,  sentie un peu frustrée ...

Nos habitudes actuelles de survol - créées ou aggravées par internet - n'épargnent pas les éloges de lecteurs peu exigeants.

En revanche, ce volume peut servir de marche-pied en direction d'autres lectures situées un peu plus en haut de la bibliothèque. (pour ceux qui ne l'auraient pas compris, ceci est une métaphore bien sûr ...)

Fervente admiratrice de la Grande Catherine, je ne saurais que vous conseiller (entre autres) d'essayer de dénicher le livre que la princesse Lucien Murat lui consacra à une époque où l'on prenait encore le temps d'écrire ... 

Je n'en dirai pas plus, sinon que je suis un peu irritée par ces auteurs qui collectionnent les best-sellers tout simplement parce que leur unique but est de rendre l'accès de leurs écrits accessibles à tous afin qu'un maximum de volumes soit vendu. Ce n'est pas exactement la notion que j'ai de l'enrichissement culturel.

Jadis, certains s'abonnaient au Reader's Digest, maintenant ce n'est même plus la peine, la formule est partout. 

S. @


... mais France Info nous en rebat quotidiennement les oreilles !

06:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/07/2013

Katarina Mazetti : Le mec de la tombe d'à côté suivi de Le caveau de famille.

mec-tombe.jpg" Le mec de la tombe d'à côté " se nomme Benny. Rassurez-vous tout de suite, il n'est pas dedans mais debout, face à celle de sa mère, tombe qu'il entretient régulièrement. Juste à côté de lui, Désirée se rend elle aussi très souvent, (presque quotidiennement), sur celle de son mari mort à la suite d'un accident survenu bêtement et de façon prématurée, comme tout accident qui se respecte. 

A force de se croiser, ces deux là vont finir par s'épier, sans en avoir l'air et chacun va (pour soi), commenter ce qu'il perçoit de l'autre ... 

Benny est un solide gars de la campagne, qui élève des vaches.

Désirée quant à elle travaille dans une bibliothèque et paraît aussi fade que son compagnon de hasard est haut en couleurs." La beigeasse " va t-il la surnommer dans un premier temps, lui qui ne rêve que de femmes maquillées alors que le genre sophistiqué convient peu à la ferme. Ils finiront par se parler bien sûr et même plus car à défaut d'affinités, l'attirance est indéniable. Ne dit-on pas que les contraires s'attirent irrémédiablement ? L'humour décapant viendra au secours de chacun car la relation ne sera pas de tout repos ! Après moult péripéties, l'incroyable va se produire et ils feront même des petits ... 

Pour ma part, je me suis félicitée d'avoir vu la pièce avant d'avoir lu cette histoire en deux volumes, le second tome s'intitule " Le caveau de famille " (autant rester sur la lancée mais là, le décryptage du titre se classe plus dans le second degré que la première fois.)

caveau-famille.jpg 

J'avais à peine terminé le premier tome que je me suis ruée sur la suite et n'ai refermé le livre qu'une fois terminé. Lu d'une traite (et là, les vaches n'y étaient pour rien) - C'est drôle, l'écriture est enlevée, on bénéficie du point de vue de chacun bref, si vous vous régalez à cette lecture autant que moi, vous ne pourrez quoiqu'il arrive ... avoir complètement gâché vos vacances ! 

D'autres titres de romans écrits par cet (te) auteur (e) ... (désolée mais accorder une fonction est une faute, Hélène Carrère d'Encausse nous l'a un jour expliqué et j'ai retenu la leçon) ... Après cette digression intempestive, je disais donc que d'autres titres ont aiguisé ma curiosité à savoir : " Entre Dieu et moi, c'est fini " et ô paradoxe ! " La fin n'est que le début " - mais peut-être qu'il n'y a aucun lien entre les deux ouvrages et le meilleur moyen de le savoir est de dénicher les écrits en question car lire est une histoire sans fin.

S. @


Gaïa Editions (BABEL) pour la traduction française, romans traduits du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus.

08:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

16/07/2013

ON/OFF de Ollivier Pourriol - Editions Nil -

On-Off.jpg 

Ou " de l’art et la manière de mettre à plat les raisons d’une participation incongrue." D’autres ont résumé avec " mais que diable allait-il faire dans cette galère ? " Nous citons " Les Fourberies de Scapin ", ce qui aurait dû mettre la puce à l’oreille de l’intellectuel de service. 

Il était même de service minimum le malheureux Pourriol, si on l’en croit, dans cette vaste étendue de l’inculture moderne et du clinquant revendiqué que constituait l’heureusement défunte émission " le grand journal " qui n’avait rien de grand et n’était en rien un journal. 

Mais il a accepté la chaine de l’argent et il évoque une rémunération de l’ordre de 10 à 15 000 euros mensuels pour ne rien dire ou si peu. Cela n’a pas perturbé ses comparses installés depuis jolie lurette, les JMA, MA, AM et a fortiori le producteur MD, toutes initiales transparentes que l’auteur explique en fin d’ouvrage. Il est de notoriété qu’aucun de ces personnages, qui n’ont d’importance que pour ce qu’ils en croient et ne sont que l’image du support qui les héberge, n’est en lice pour un Nobel…sauf à créer des valeurs inverses. 

Le livre de Pourriol est lourd, long, répétitif, lent, ennuyeux. Il avait à ce titre parfaitement sa place dans cette émission qui a succédé à celle de Philippe Gildas  "  Nulle part ailleurs " et qui aurait pu s’intituler "  Nulle, par ailleurs ". 

Les états d’âme d’un réputé intellectuel, qui ne nous démontre pas vraiment cette qualité au travers de son pensum, sauf à parfois, tenter des digressions pesantes et chercher des citations opportunes, ne sauraient faire un livre, mais il est vrai que composer un ouvrage intéressant à partir de rien relevait de la gageure. 

M. Pourriol nous clame son admiration de Blaise Cendrars et de Jacques Prévert, qualifiant même ce dernier de plus grand poète. On peut ne pas être d’accord, et il y a  une sorte de pédanterie à se penser capable de tels classements.  A-t-il lu tous les livres pour presque citer Mallarmé, autre poète, et pas des pires non plus ? 

Découvrir que la télévision est une vaste entreprise de décervellisation ne relève pas de l’exploit. Il eût fallu qu’il s’en rendît compte avant et sa position de " Petit chose " au milieu des vampires est sur le fond plutôt risible. 

Reste à mettre au crédit de ces plus de 300 lassantes pages quelques vérités, néanmoins feutrées, assénées sur ses affligeants compagnons de tablée. 

Mais qui pouvait penser que ces gens pouvaient constituer un sujet, gens qui rient de tout mais qui sont à pleurer, qui reçoivent tout le monde et ne connaissent personne, qui parlent mais ne disent rien, qui décident mais ne tranchent pas, qui entendent mais n’écoutent qu’eux-mêmes, tous gonflés de leur médiocrité, de leur noire inculture, pauvres petits porte-manteaux de qui les subventionne et qui contribuent à vendre aux annonceurs du temps de cerveau disponible ? Chez eux, la vacuité est de 24h par jour.  

Il eût fallu en prendre conscience avant, et pour cela, il suffisait de regarder cette émission une fois ou deux avant que d’accepter d’en être. 

Le livre n’aurait pas été écrit, et cela aurait permis de ne pas ajouter l’inélégance à l’indigence.

 

Frédéric Arnoux ©

09:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)