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16/12/2010

Le Président de Yves Jeuland

Documentaire français - durée : 1h. 40 -

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D'un âge avancé, il était tout à la fois : laid, bancal et monumental. La truculence personnifiée ! Une sorte de Zeus ombrageux qui cultivait l'art de la guerre car la politique finalement, n'est que la façon la plus efficace d'éliminer les autres. Seul le résultat compte, il faut avoir le sens de la répartie et ne surtout pas faire de quartiers. L'homme était époustouflant, à la limite de l'insupportable, cynique, populiste à l'extrême et malgré tout cela on ne pouvait que l'admirer.
Yves Jeuland a suivi librement sa dernière campagne sans qu'aucun contrôle ni censure lui soit imposé, c'est ce qui donne le caractère percutant du film.
Sur certaines prises de vue, Le Président était loin de se montrer à son avantage pourtant ... Volontiers rabelaisien, naturellement tyrannique il supportait incroyablement bien les remarques de son directeur de campagne lequel ne lui faisait pas de cadeaux. Moins policé que François Mitterrand il était de la même trempe, un homme d'acier, remplaçant juste l'ironie par l'invective, l'un persiflait quand l'autre foudroyait l'adversaire mais le résultat était identique puisque l'objectif était de gagner.
Ce documentaire prouve à quel point un homme de pouvoir même entouré reste irrémédiablement seul mais y puise d'évidence une sorte de jouissance que rien ne pourra jamais remplacer. Le réalisateur dira de lui : " j'ai filmé un ogre " -
C'était bien cela, un immense appétit de pouvoir dont seule la mort pouvait le priver. Face à lui, les autres, tous les autres sans exception aucune, ne faisaient pas le poids. Georges Frêche tomba foudroyé le 24 octobre 2010.
Cet homme politique là, est mort debout et nous ne sommes pas prêts de l'oublier.

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16:22 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2010

L'empire du milieu du sud (2010 - 1h.26)

Film français N. & B. et couleurs de Eric DEROO et Jacques PERRIN.

(Documentaire)

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Quand l'idée est elle venue à Jacques Perrin de réaliser ce film commencé il y a 10 ans ? ... Peut-être quand il foula le sol vietnamien au moment du tournage de la 317e Section (1965) il faudrait alors qu'il ait été hanté par ce projet un fort long temps. Il est vrai que certaines lames de fond restent souvent inexplicables. 
En tout cas, on est sidéré par la somme de recherches qu'il a dû effectuer pour mener ce projet à bien, au moyen d'images glanées aux quatre coins de la planète.
Il commente lui-même le film en voix off grâce à des extraits de textes empruntés à André Malraux, Marguerite Duras ou Claude Farrère, pour n'en citer que quelques uns.  Il faudrait certes visionner le film plusieurs fois afin d'être en mesure de vraiment l'appréhender tant le contenu est touffu, foisonnant d'images d'archives inédites.
Le résultat est celui d'un long poème à la gloire de ces anciens colonisés qu'une guerre mondiale aura finalement libérés mais pas tout de suite puisqu'il y eut en plus, la dévastatrice guerre du Vietnam.

La sortie du DVD est prévue pour mars 2011 aux Editions Montparnasse.
Gageons pour les raisons évoquées plus haut, que tous ceux qui sont allés voir le film en salle auront tout comme moi, envie de se le procurer afin de le revoir encore et encore ...

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25/11/2010

Tribulations d'une amoureuse sous Staline.

Film polonais de Borys Lankosz, avec Agata Buzek, Krystyna Janda, Anna Polony, Marcin Dorocinski, Adam Woronowicz, Bronislaw Wroclawski.

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En ce 25 novembre, fête de la Ste Catherine, l'héroïne du film aurait logiquement dû coiffer un horrible chapeau jaune et vert mais fort heureusement pour elle, ces moeurs ridicules n'étaient peut-être pas en vigueur en Pologne au début des années 50 ? ...
Le petit père des peuples régnait alors sur les pays de l'Est aidé en cela par une police qui tétanisait la population. Comme le territoire était en reconstruction, tout citoyen devait se débarrasser du peu d'or qu'il possédait. En dépit des risques encourus, certains eurent quelque peine à se défaire du métal précieux ... 
Sabine est ce que l'on nommait à l'époque " une vieille fille " elle vit dans un petit appartement en compagnie de sa mère et de sa grand-mère. Les deux femmes désespèrent de la voir un jour casée et organisent un défilé de prétendants.
Bien entendu, les tentatives échouent les unes après les autres. Or un soir, alors que Sabine rentre chez elle, deux hommes vont l'attaquer et seront mis en fuite par un passant. Ce nouveau Zorro n'aura aucune difficulté à être considéré comme celui qu'on attendait. Il est jeune, beau, athlétique, bref l'idéal ! Enfin ... apparemment. La mère compréhensive laissera les tourtereaux en tête-à-tête, ce qui se terminera de façon pour le moins cavalière sur la table du salon. Après cet épisode à la hussarde, l'homme va abattre ses cartes et notre amoureuse fera preuve ensuite d'un esprit de décision pour le moins surprenant.
Que faire du corps maintenant ? Il sera dissout à l'acide et là, Borys Lankosz ne s'embarrassera pas de nuances ... Bien entendu, un fils naîtra de cet épisode pour le moins sinistro-burlesque et en fin de film, la vieille dame qu'est devenue Sabine reverra celui qu'elle a tué sous les traits de celui qu'elle a mis au monde quelques dizaines d'années auparavant. L'humour pour le moins outrancier à notre esprit non slave nous laisse un peu interloqués puis on se dit que par son caractère atypique, le film valait quand même le déplacement.

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19:16 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

22/11/2010

CREATION de Jon Amiel - (Durée : 1h.48)

Film britannique avec Paul Bettany, Jennifer Connelly, Jérémy Northam, Bénédict Cumberbatch, Teresa Churcher, Bill Patterson ...

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Cela faisait quelques temps que je n'étais allée au cinéma or le titre choisi pour ce blog doit également servir à me stimuler ! ...


J'ai donc parcouru l'Officiel des Spectacles (pour ne pas le nommer) et constaté qu'un biopic sur Darwin venait de sortir. Un peu naïvement, je pensais que c'était le moment idéal pour compléter ma documentation sur le personnage et son oeuvre. Manqué ! Le propos se limite ou presque à une histoire de famille, faisant du scientifique un vulgaire névrosé complètement traumatisé par la disparition de sa fille au point d'avoir des hallucinations qui compromettent irrémédiablement fluidité et crédibilité du film.  Sur le plan purement esthétique, les images sont irréprochables certes (n'oublions pas que l'on doit à Jon Amiel  la série télévisuelle : Les Tudors) cela dit, le contenu devrait avoir au moins autant d'importance or il n'en est rien. Tout est réduit à la perte d'une enfant et aux conflits engendrés par l'agnosticisme de Darwin face aux convictions religieuses de son épouse. Le film sorti mercredi dernier n'avait pas attiré dans la salle plus de 6 personnes et le fait d'avoir visé la séance de 13 heures 20 ne constitue pas une explication suffisante. Programmé en peu d'endroits, gageons que mercredi prochain il aura disparu de l'affiche. Mais tout le monde il est vrai, peut se tromper qu'il s'agisse du réalisateur ou des spectateurs et en revanche, les comédiens - eux - sont excellents !

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20:02 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)