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17/01/2011

Incendies de Denis Villeneuve.

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Drame canadien - sorti le : 12/1/2011 -  Durée : 2h.10

" Enorme choc en perspective " - la phrase figurant au magazine des cinémas UGC n'est pas exagérée. On pouvait ressentir l'émotion des spectateurs et enregistrer leurs réactions tout au long du film.
A l'origine de cette réalisation, une pièce écrite par Wajdi Mouawad auteur libanais vivant au Québec comme ces jumeaux avant qu'ils ne partent au Moyen-Orient sur les traces d'un père qu'ils croyaient mort et d'un frère dont ils ignoraient l'existence. Ce fut la dernière volonté de leur mère qui s'était réfugiée avec eux au Canada. Jeanne a hérité de la combativité maternelle et partira en premier, son frère rechignant à vivre cette aventure. Quand sa soeur bouleversée par tout ce qu'elle vient de vivre lui téléphonera, il la rejoindra, bien entendu : gémellité oblige !
Il existe des destins tragiques et celui de Nawal (la mère) le sera de bout en bout. Le film par son contenu a les dimensions d'une tragédie grecque. Dommage qu'à la fin, il vire un peu au mélo mais n'anticipons pas et puis cette perception que j'ai eue n'est peut-être pas valable pour tout le monde d'autant qu' à aucun moment le spectateur ne peut anticiper sur l'action tant elle est bien menée.
A voir - absolument - c'est selon moi un tribut que nous devons aux pays en guerre, nous qui avons eu la chance de vivre en paix depuis si longtemps et un hommage à rendre à ce Liban que le sort n'a pas épargné.

S. @

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Site : www.incendies-lefilm.com

21:23 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

12/01/2011

Nos résistances de Romain Cogitore

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2010 - Durée : 1h.25

avec : François Civil (François, alias Racine) - Michel Vuillermoz (le lieutenant Lebel) - Tonio (Augustin Legrand) - Jules Sitruk (Peigne) - Jeanne Mettauer (Jeanne) - Ficelle (Jules Sadoughi) etc ...

 

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Il me semble que beaucoup d'entre nous, s'ils n'ont pas connu cette période de  guerre, se posent parfois des questions du style,

 
 -  " comment les choses se sont-elles réellement passées ? "

 
Ceux qui ont vécu l'horreur répugnent à en parler. Ils reste bien entendu les vantards, ceux qui a eux seuls ont fait tout le boulot mais qui ne dupent personne et ce de moins en moins puisqu'avec le temps qui passe, les témoins disparaissent. N'importe, j'ai eu envie de voir ce film afin d'en savoir un peu plus ou du moins, en l'espérant. Pas facile, comme thème ...
Ces jeunes gens avaient à peine 20 ans et avaient pris le maquis pas toujours par héroïsme mais pour échapper au travail obligatoire en Allemagne. Ce que tous ne savaient pas c'est qu'ils quittaient la plaine pour la montagne et ce, sans retour possible jusqu'à la libération. Or la plupart avaient laissé une famille derrière eux qu'ils ne devaient pas revoir avant longtemps, parfois des années. Que l'un d'eux redescende, qu'il soit pris, torturé, il finirait alors par dire où les autres se cachaient.
Risque impossible à prendre ! Une petite poignée de vétérans assuraient la liaison. François, 19 ans, un peu pour impressionner la fille qu'il convoitait partira remplacer le médecin qui est sollicité mais qui se planque ... Or le jeune homme n'a qu'un brevet de secouriste et croyant soigner une foulure va découvrir un blessé à la jambe qui risque la gangrène et l'amputation pure et simple. Il n'est pas médecin, encore moins chirurgien et n'a aucun matériel médical à disposition.
La scène de nettoyage de la blessure au moyen d'une demi-paire de ciseaux et d'une fourchette frisait le ridicule mais je vous avouerai que je n'avais nullement envie de rire et ai même fermé les yeux pour ne pas voir certains premiers plans.
Qui dit crainte de la mort, dit également pulsions sexuelles et sans les excuser on comprend mieux pourquoi même à notre époque, toutes les guerres comportent leur lot de viols. Bref, c'est une immersion dans l'horreur, loin de tout mythe romanesque qui nous est présentée ici. Très paradoxalement, nous étions assez nombreux pour assister à cette séance de 15 heures preuve que le problème de la guerre hante toujours les esprits et risque fort hélas, de n'être jamais résolu.

S. @

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16:48 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

22/12/2010

Armadillo de Janus Metz

Documentaire danois (durée : 1h.40)

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Comme tout un chacun, j'ai tendance à nier ce qui me dérange tant que je n'ai pas les preuves sous les yeux. Ce n'est pas très objectif certes mais après tout, humain.
La guerre ... j'ai eu la chance de ne pas en vivre physiquement et consciemment une, ce qui me semble être la chose la plus effroyable qui soit. En revanche, depuis que je suis née, j'en ai toujours entendu parler. Guerre d'Algérie, Vietnam, Liban pour ne nommer que les principales ... et maintenant, l'Afghanistan. Ce pauvre peuple afghan qui depuis trop longtemps ne connaît que la misère la plus effroyable, celle créée par les conflits armés.

Après les soviétiques, les talibans et maintenant les américains et tous ceux qui les accompagnent. On a envie de crier : assez ! fichez leur la paix, ils ont tout comme les autres, le droit de vivre, non ?
Un tas de mauvaises raisons surviennent alors pour justifier l'injustifiable.

Dialogue,
Eux, - Mais ce sont des terroristes,
Moi, - pas tous, c'est impossible,
Eux, - ils vivent du trafic de l'opium,
Moi, - il n'ont que ce moyen à leur disposition pour survivre ...

Aucun argument ne tient et aucun ne peut tenir quand il s'agit de l'existence d'hommes, de femmes et d'enfants.

Le film nous présente quelques volontaires danois (comment peut-on être volontaire pour faire la guerre ? ...) l'un d'entre eux avait demandé le Kosovo et puis va finalement être envoyé en Afghanistan. Ils sont jeunes, beaux, super entraînés et quitteront ceux qu'ils aiment lesquels vont s'angoisser pour eux afin de prouver comme on disait jadis qu'ils sont des hommes qui aiment leur patrie. (J'imagine assez mal les afghans montant à l'assaut du Danemark pour l'envahir mais la logique militaire n'a rien à voir avec la logique civile.) Ils partent pour 6 mois. Six interminables mois pour ceux qui attendent leur retour en espérant qu'ils reviendront ! 
Les militaires sur place, s'ennuient quand ils n'ont rien à faire d'autant qu'ils se savent épiés par l'ennemi qu'ils ne voient jamais qui est peut-être là, parmi la population laquelle par prudence reste muette car c'est toujours sur elle que les coups tombent. Nous allons assister à quelques escarmouches, filmées pudiquement mais les commentaires eux ne nous épargnent rien de la triste réalité.
Quelques talibans tapis au fond d'un fossé seront fauchés à la grenade et achevés dans leur trou par des rafales à bout portant. C'est un exploit dont les soldats seront félicités mais attention ! pas question de se vanter de ce qu'ils ont fait par téléphone auprès de leur famille ! Or l'un d'eux va commettre l'imprudence ... Réprimande. Voilà tout l'illogisme de la guerre. L'inhumanité fait d'eux des héros alors qu'ils ne sont en fait que de vulgaires assassins. La preuve !
N'importe, quelques uns seront blessés, tués peut-être, les rescapés de l'aventure reviendront sous les félicitations et tenez-vous bien, ne rêveront plus que d'y retourner ! Quand on voit cela, on se dit que les guerres ne risquent pas de devenir un jour obsolètes.

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19/12/2010

Un balcon sur la mer (2010 - durée : 1h.45)

Film français de Nicole Garcia avec Jean Dujardin, Marie-Josée Croze, Sandrine Kiberlain plus ...

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Pas besoin d'avoir recours à Freud pour savoir à quel point les souvenirs d'enfance et plus particulièrement celui du premier amour peuvent avoir de l'influence sur nos comportements à vie ...
Je suis allée voir ce film plus pour découvrir l'univers de Nicole Garcia que pour les beaux yeux de Jean Dujardin qui pour moi personnifiait jusqu'alors la vraie-fausse-valeur du cinéma français. Or c'est me semble t-il, le premier rôle intéressant qu'il ait eu l'occasion de jouer à ce jour. Certes, tout comme Josiane Balasko lorsqu'elle s'aventure dans un répertoire dit sérieux, il a lui aussi un peu tendance (passez moi l'expression) à faire la gueule de bout-en- bout afin de tenter d'afficher une éventuelle intensité dramatique. (Encore une dizaine d'années et il sera parfait.)
Un balcon sur la mer est l'histoire d'une fêlure jusqu'alors non apparente qui va insidieusement se transformer en crevasse puis en gouffre, à la suite d'une rencontre inopinée. Tout le passé reviendra à la surface, bouleversant le savant équilibre de toute une vie. Les flash-back sont nombreux et les complications amenées obstinément. On suit donc ce thriller psychologique avec un certain plaisir même si parfois les situations paraissent un peu ... non pas poussées à l'extrême, mais excessivement condensées. Après tout, il arrive parfois que dans " la vraie vie " des événements dépassent tout ce que l'on pourrait imaginer au cinéma. C'est donc un film à découvrir et qui donne envie de signaler que le Dujardin nouveau est arrivé. Par voie de comparaison, l'avenir nous dira dans quelques temps si c'était ou non une bonne année. Même si le film est délibérément axé sur le comédien, je ne voudrais pas passer sous silence ses partenaires, à savoir Sandrine Kiberlain, parfaite dans le rôle de l'épouse un peu mise de côté, Michel Aumont (le beau-père) quant à lui n'a plus rien à prouver depuis longtemps. Que dire en ce qui concerne Marie Josée Croze, sinon qu'elle est nettement mieux en brune qu'en blonde mais pour le découvrir, il faudra patienter jusqu'à la fin.

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