Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/06/2012

bande annonce de La Part des Anges de Ken Loach


La Part des anges Bande annonce du film par LE-PETIT-BULLETIN

10:31 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

24/06/2012

Faust, le film d'Alexander Sokourov

aff.Faust.jpg




Film russe (2011) Durée : 2h.14 - Adaptation : Youri Arabov - Réalisation et scénario : Alexander Sokourov

avec Johannes Zeler (Faust) - Anton Adansinskiy (L'usurier) - Isolda Dychauk (Margarete) - Anna Schygulla (la femme de l'usurier) - plus ...

 

Margarete-Faust.jpg

Par le biais de ce film, Alexander Sokourov flirte autant avec Goethe qu'avec Dante. Ce monde dans lequel il nous fait plonger d'entrée est cauchemardesque.

Nous assistons à l'autopsie d'un corps au bord de la putréfaction. Pour un peu, nous imaginerions l'odeur qui du reste est mentionnée. Un certain nombre de spectateurs (une demi-douzaine) ont quitté la salle avant la moitié du film. Toute répulsion surmontée (je me demandais si j'allais fermer les yeux ou me forcer à les garder ouverts) nous ne tardons pas à être happés par l'atmosphère qui n'est pas sans rappeler Jérome Bosch tandis que les images faites de clairs-obscurs évoquent certains tableaux de Rembrandt. 

Faust à la recherche naïve de l'âme en ce corps écartelé ne va pas tarder à vendre la sienne contre une seule nuit d'amour avec Margarete, jeune fille au teint de nacre et aux lèvres en forme de coeur qui d'un seul regard s'est emparée du sien.

Les images sont tout à la fois dérangeantes et grandioses, on passe de la presque bestialité, du trivial à l'onirique sans oublier le mysticisme guerrier.

Faust revêtu d'une armure adopte alors une allure de héros wagnérien et quand on le voit se pencher au dessus de ce cratère duquel sortent d'immenses et brûlants geysers on frémit, convaincus que son sort sera celui d' Empédocle. 

Après avoir lapidé l'infâme et difforme usurier - répugnant et grotesque Méphisto - il s'élancera vers les cimes enneigées desquelles il sera persuadé de pouvoir dominer le monde. On ne ressort pas intact d'une telle séance de projection et un pesant malaise se mélange à l'admiration que l'on a pour cette réalisation.

Le film remporta à juste titre, le Lion d'Or de Venise en 2011 clôturant ainsi cette tétralogie consacrée au pouvoir (après Moloch, Taurus et Le Soleil)

Quelle oeuvre ! ...

 

S. @

Anna-Schigulla.jpg 

N.B. Sans oublier Anna Schigulla (femme de l'usurier autrement dit, du diable) laquelle créée ici un personnage d'une extraordinaire présence. 

09:53 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

21/06/2012

bande annonce : Faust d'Alexander Sokourov


Faust Bande-annonce par toutlecine

14:30 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

15/06/2012

80 jours (le film commenté)

boucles-oreilles.jpgFilm espagnol (2010) Durée : 1h.45

Réalisation et scénario : José Mari Goenaga, Jon Garano

Principaux interprètes : Itziar Aizpuru (Axun) - Mariasun Pagoaga (Maite) - José Ramon Argoitia (Juan Mari)

ados.jpg

Premier long métrage de Jon Garano et José Mari Goenaga ce qui permet d'excuser certaines maladresses bien que ces dernières soient plus psychologiques que techniques.

 

Ces 80 jours vont correspondre à une lame de fond, aussi inattendue que dévastatrice. Axun, une septuagénaire vit une existence rangée auprès de son époux Juan Mari lequel s'active au jardin, bricole un peu puis (comme beaucoup de ses semblables ... ) glisse ses pieds sous la table dès qu'arrive l'heure des repas. D'autant que d'évidents problèmes rhumatismaux le rendent dépendant de sa femme ne serait-ce que pour ouvrir une boîte de conserve et la routine fait le reste.

 

Un accident de circulation vient de survenir à l'ex-mari de leur fille celle ci étant allée se réfugier outre-atlantique et refusant d'en entendre parler. Pour tout arranger l'ex en question était à ce moment là en galante compagnie ce qui ne plaide pas en sa faveur évidemment.

 

Axun troublée par ce qu'elle vient d'apprendre va décider de se rendre à l'hôpital démarche que Juan Mari désapprouve et une fois sur place apprendra que cet homme plongé dans un coma profond n' a jamais aucune visite. La fille contactée par téléphone refuse obstinément de venir ...

 

Une scène frisant le ridicule se déroule sur place car dans le lit voisin, une femme fête l'anniversaire de son frère également dans le coma, cotillons, musique et gâteau à l'appui. Apparemment, un peu fêlée la dame ! ...

 

De jour en jour, car Axun trouve inhumain de laisser son ex-gendre sans compagnie, les deux visiteuses vont sympathiser jusqu'à se reconnaître un demi-siècle plus tard. Adolescentes, ces deux là étaient inséparables et le fait va se reproduire, au grand dam de Juan Mari qui s'ennuie tout seul à domicile alors que son épouse rentre de plus en plus tard.

 

Car une particulière amitié vient de s'installer entre ces deux là, parties sans doute à la recherche de la jeunesse envolée. Or si l'une mène une vie " normale " l'autre ne cache pas sa particularité et le trouble suivi d'une forme de passion va peu à peu s'installer.

 

Si vous voulez connaître la suite, il faudra aller voir le film car je ne saurais vous en dire plus sinon que (et ceci n'engage que moi) j'ai trouvé que les réalisateurs avaient voulu tout en se montrant pudiques être trop réalistes. Ces deux femmes ressemblent peut-être à leurs mères mais plus aux femmes actuelles et même si l'on affirme que le coeur ne vieillit jamais, ces visages ravinés battent en brèche la situation. Voyez Jane Fonda qui est du même âge ! ...

 

Suis-je par trop esthète en affirmant que l'amour vu de l'extérieur n'est supportable qu'entre des gens jeunes et beaux ? Vous l'avez compris j'ai parfois été incrédules pour ne pas dire gênée mais vous n'êtes pas obligés de réagir de même sorte. 

Par ailleurs, je m'insurge toujours contre cette réaction qui veut que l'on ne dissocie jamais (ou presque) l'amour et le sexe. Et puis, il y a un temps pour tout, non ? 

Sans vouloir jouer les moralistes, je pense que notre société est devenue irraisonnable. Heureusement que (comme disait je ne sais plus qui) "ce n'est pas comme à l' Assemblée, on n'est pas obligés d'assister aux séances ! " 

 

Le film lui, reste quand même à voir, nonobstant le fait que que l'on ait parfois une furieuse envie de tartiner l'écran de crème anti-rides ... 

 

S. @

 

80 jours.jpg


16:16 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)