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07/10/2013

Toujours d'actualité ...

" Les journaux, presque tous, et surtout les journaux dits d'information, sont bien comiques à lire ... Est-ce qu'ils ne mentent pas tous les jours, dans tous les domaines ? 

 - en politique, en publiant ce que veut le gouvernement, en ne donnant des journaux étrangers que les textes conformes à leur parti,

- en littérature, en présentant tous les jours comme des chefs-d'oeuvre, des pièces et des livres qui sont sans aucune valeur, 

- en finance, en travaillant à répandre dans le public, des valeurs qui sont souvent de pures escroqueries, 

- et en général, en se gardant bien de laisser écrire chez eux les écrivains indépendants qui dérangeraient leurs combinaisons."


Journal de Paul Léautaud du vendredi 13 Mai 1927



Du même, concernant ces animaux qu'il aimait tant,

" Les malheureuses bêtes, tout ce qu'elles endurent sur cette terre et comme les hommes , jusqu'à leurs propres maîtres, les traitent ! 

... Comme on voudrait être le maître de certaines gens de cette espèce, et pouvoir leur faire payer leur cruauté, et leur bassesse d'âme et pouvoir leur dire ensuite : voici le salaire. "

 

léautaud, jeune.jpg

10:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

06/10/2013

Indignation


Ce midi, sur Canal, une vidéo montrant la petite amie de l'un de nos ministres actuels qui avait filmé son matou pataugeant dans la baignoire. Le fait d'être jolie ne l'empêche pas d'être débile. J'espère que les associations de protection des animaux vont réagir !

Que dirait-elle si quelqu'un la poussait dans la Seine pour la filmer ?

C'est exactement la même chose mais là, l'action serait répréhensible alors pourquoi pas en ce cas précis ? 

Certains ne méritent pas d'avoir des animaux.

Voilà à quoi mène Tweeter et Facebook entre les mains de gens qui n'ont rien à dire mais sont près à tout pour faire parler d'eux !

C'est purement et simplement LAMENTABLE.

S. @

14:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

05/10/2013

week-end (pour le cas où vous ne le sauriez pas !)

Et voilà ! encore une semaine qui se termine … J'ai l'impression que le temps me file sous le nez comme les trains passent en trombe devant celui des vaches. La comparaison n'est pas glorieuse, je sais mais pouvez-vous me dire ce qui l'est actuellement ? L'autre soir, je me réjouissais d'être passée au travers de la pluie en revenant du théâtre persuadée que l'orage nous avait épargnés et la colère des cieux se déclencha quelques heures plus tard. Zeus n'avait pas dû apprécier que je lui aie coincé virtuellement la barbe dans le clavier …Comme je me suis empressée de débrancher internet à 2 heures du matin, il n'y a pas eu de lézard. (bis repetita placent) Ca y est, je radote ... (A force, ça devait arriver - Tant pis !)

A Orléans, j'en connais certains qui attendent toujours la livraison de leur B.box de remplacement. Parfois, je me dis que nous nous compliquons la vie de façon incroyable ! Comment faisions nous avant ? Seulement voilà, nous avons mis la main dans l'engrenage et constatons que nous sommes piégés. Du matin au soir, et même la nuit, je croise des gens dehors, le nez penché sur leur smartphone, ne regardant même plus où ils posent leurs pieds. Je me demande comment il se fait qu'il n'y ait pas plus d'accidents que cela. De même que Bacchus protège les alcooliques, un dieu existe bien pour les inconscients.

Je me suis farcie des pièces plus ou moins bonnes, trois soirs de suite et ai décidé d'effectuer une pause de même durée. Après tout, on n'a que la liberté que l'on s'octroie (toutes proportions gardées, du reste) 

Ce soir, je vais me vautrer dans mon vice télévisuel qui se nomme depuis des semaines : " Pablo Escobar, le patron du mal " sur France O. Pour rien au monde, je ne manquerais cette série pour le moins surprenante. On imagine difficilement que des gens puissent raisonner, pire, se comporter de telle sorte. Et pourtant, ça a existé et existe encore sans nul doute.

J'ai vécu cette même fascination à l'époque où la téloche nous proposait OZ. Comme la diffusion était (par force) calée assez tard le soir, je rentrais ventre à terre pour ne pas la manquer. Fascination du mal … Oui, c'est bien cela, on ne comprend pas et le constater nous hypnotise mais quels dégâts la vision de telles choses peut-elle déclencher sur des esprits faibles ? Comment s'étonner ensuite qu'il puisse y avoir autant de violence de par le monde, c'est hallucinant ! 

S. @

Escobar.jpg

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04/10/2013

Après la pluie, le beau temps ? ...

Il a fait un bel orage cette nuit sur Paris !  

Déjà en fin de soirée des trombes d'eau tombaient avec fracas sur le théâtre où je me trouvais, contraignant presque les comédiens à hausser le ton pour parvenir à se faire entendre. Heureusement, à la sortie, la pluie s'était calmée mais vers 01heure 45, l'orage très proche me tira de mon premier sommeil. Je me précipitai aussitôt en direction du modem afin de le débrancher. (nulle envie qu'il m'arrivât la même mésaventure qu'à Mickey !) L'incident fut de courte durée - quinze minutes tout au plus - et quand je n'entendis plus rien, je me relevai pour rebrancher l'installation bien sûr, mais pour me rendormir ... bernique !

Alors je repris la lecture de ce Journal littéraire de Paul Léautaud commencé il y a quelques jours : une merveille d'ironie misanthropique ! 

L'homme fut admiré mais haï tout autant. On supporte mal l'esprit quand on risque d'en être victime. Certes, dans son souci d'intégrité morale, le personnage fut parfois injuste. Je ne partage absolument pas son point de vue concernant Flaubert par exemple, qu'il cloue allègrement au pilori de son jugement à l'emporte-pièce. En revanche, je n'ai pu qu'applaudir son attitude quand il donna sa démission de la NRF qui avait censuré l'un de ses papiers par ce que je nommerai une veulerie journalistique (pléonasme). Son intransigeance lui fit perdre un salaire dont il avait pourtant grand besoin et là, je dis " chapeau ! " 

Cette attitude peut sembler ridicule aux yeux de la plupart car peu raisonnable mais elle déclenche mon entière admiration.

A force de concessions successives, acceptées et mûrement réfléchies, ce que l'on écrit ne veut plus rien dire. Par cette complaisance coupable, des situations se mettent en place faussant toute possibilité de jugement. Cette pente nous guette tous. On veut arrondir les angles, ne pas déplaire et surtout éviter de se faire des ennemis, par simple imprudence, goût du risque aussi parfois. Et l'honnêteté morale, dans tout ça ? ... Où donc est-elle passée ? ... Décidément, j'aime bien ce Paul Léautaud et puis, c'était un ami des chats, alors ! 

 

S. @ 

Leautaud.jpg

11:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)