Après avoir pointé du doigt les dépenses trop importantes des Etats (à qui, en même temps, on demandait pourtant d’éponger les dettes des banques...) les agences reprochent maintenant à ces mêmes Etats l’excès de rigueur qui casse la croissance.

Preuve s’il en était besoin que cela ne sert à rien de suivre comme des girouettes le vent de ces agences et qu’il est bien préférable de mettre en œuvre une vraie stratégie économique qui répond aux besoins du pays.

En vérité, nos gouvernants se sont mis tous seuls dans une impasse économique et sociale totale. La vraie question, ce n’est donc pas la réduction des dépenses (même s’il faut supprimer les gaspillages), mais l’insuffisance de recettes, l’absence de création de richesses !

Seule la sortie de l’euro, le protectionnisme européen, le contrôle des banques et la baisse des charges sur les PME, redonneraient le coup de fouet indispensable pour relocaliser le million d’emplois qui manquent à la France.

C’est ce million d’emplois qui nous permettra de financer notre protection sociale, de relancer notre consommation, d’équilibrer nos budgets, de réduire nos dettes.

Nous devons expliquer à tous que c’est par la compétitivité de nos entreprises que nous serons en mesure de redevenir un pays libre ! Et non par une fausse austérité.

Et alors, nous verrons que les agences de notation ne dicteront plus leur loi à des hommes politiques soumis et résignés. "


Ce papier est signé : Nicolas Dupont-Aignan.

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Ca vous épate, hein ? ... Que je puisse donner la parole à quelqu'un issu de la droite. Seulement s'il dit la vérité pourquoi ne l'écouterions nous pas car enfin, après la Grèce, ce sera quel pays ? On le sait déjà puisque le DSK italien (sur le plan frasques ...) s'est fait vertement tancer lors de la dernière réunion des maîtres du monde européen. Ils oublient juste une chose, c'est qu'il est difficile de tondre un oeuf et que nos poches sont vides. 

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< Les iconoclasteries de Mickey >

      Rôôôôôh la la oui, que ça nous épate ! (épate, épate, oui mais ?… faut demander au DSK italien, sans doute). Mais si Mickey y fourre en plus sa patte d’héros (et hop ! d’un trait d’esprit : direct du zapatero-209x300.jpggouvernement italien au gouvernement espagnol : c’est ça aussi, l’Europe des nations sous le couperet des notations AAA !), lui aussi va enfoncer le clou en donnant la parole à quelqu’un issu de la droite : non mais, quelle horrrreeeeurrr ! Et d’outre-tombe, par dessus le marché : l’horreur est à son comble, et les lecteurs vont devenir chèvres. Chèvres ? On ne va pas en faire un fromage, ni les laisser se faire dévorer par le loup. Mais néanmoins, ne contristons pas Mr Daudet : en effet, du temps où le Nicolas que cite Simone n’avait pas fini de grandir politiquement (d’autres Nicolas n’ont pas fini de grandir non plus, mais c’est là une autre histoire…), qu’il était cependant déjà sous-préfet (mais pas aux champs, n’en déplaise à Alphonse), Mr Seguin était alors bien vivant. À défaut de chèvre, il disposait d’une tribune. Mais regardons plutôt… et accessoirement, comparons son discours de 1992 avec ce que nous raconte aujourd’hui ci-dessus son dauphin NDA :

      Et tiens : puisque la machine à remonter le temps est encore chaude, profitons-en pour nous détendre avec cet extrait d’un film sorti l’année de la naissance de NDA (ainsi que celle de Mickey… ou encore de George Clooney : mais nous nous égarons avec le carnet rose…). La scène se déroule au même endroit que la tribune de Mr Seguin : la différence étant qu’il s’agit ici d’une fiction. Quoique… finalement, où est la fiction ? Où est la réalité ? D’autant qu’en dépit de cet ajout coquin, on reste plutôt dans le sujet, non ?…

Cet infâme bout de papier est signé : Mickey.