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25/05/2012

Oulala ! ...

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15 mai 2012 par Gilles Bonafi 

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Il existe un petit secret au sujet de l’économie. Les grands économistes n’étaient pas... des économistes ! Adam Smith et Marx étaient philosophes, Keynes, diplômé en mathématiques et haut fonctionnaire, Friedrich August von Hayek et Joseph Schumpeter, docteurs en droit, David Ricardo, agent de change et, cerise sur le gâteau, Frédéric Bastiat avait quitté l’école à 17 ans. Nous avons ainsi la démonstration que la science économique n’a connu de révolution que par ceux qui apportaient un regard extérieur.

Cependant, il convient de pousser l’analyse plus loin. Capitalisme et communisme comme la plupart des "systèmes" de pensée, fonctionnent selon un raisonnement par induction, une forme d’introjection basée sur la falsification de l’hypothèse dont l’objectif est de trouver ce que l’on désire. Et ce que l’on désire le plus, c’est dominer l’autre car, comme l’affirmait Nietzsche : "je suis libre, c’est à lui d’obéir."

Dans la mythologie grecque, Eros est le dieu qui symbolise le désir mais il est aussi celui de la puissance créatrice. L’ensemble des analyses de l’économie politique n’a ainsi qu’un seul but, emmener les autres là où on le souhaite, justifier la domination de l’homme par l’homme, ce que résume Claude Lévi-Strauss avec brio : « La fonction primaire de la communication écrite est de faciliter l’asservissement.. »

Guy Ernest Debord nous offrait la quintessence de l’économie politique, du système de domination de l’homme par l’homme : “dans une société où la marchandise concrète reste rare ou minoritaire, c’est la domination apparente de l’argent qui se présente comme l’émissaire muni des pleins pouvoirs qui parle au nom d’une puissance inconnue. Avec la révolution industrielle, la division manufacturière du travail et de la production massive pour le marché mondial, la marchandise apparaît effectivement, comme une puissance qui vient réellement occuper la vie sociale. C’est alors que se constitue l’économie politique, comme science dominante et comme science de la domination."

En science, il existe une grande loi : on finit toujours par démontrer ce que l’on cherche. La volonté de puissance de notre psyché finit donc par imposer comme vérité, une erreur communément admise, ce que Frédéric Bastiat illustrait à merveille : "Je pense que détruire une erreur, c’est édifier la vérité contraire."

J. K. Galbraith économiste et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy nous avait pourtant mis en garde : " L’économie de marché est volontiers décrite comme un héritage ancien. En l’occurrence, c’est une escroquerie , ou plus exactement une erreur communément admise. Trop de gens apprennent l’économie dans des manuels qui entretiennent encore les dogmes de la production concurrentielle des biens et des services et de la capacité d’acheter sans entraves. En fait, il peut n’y avoir qu’un ou quelques vendeurs assez puissants et persuasifs pour déterminer ce que les gens achètent, mangent et boivent ."

Toute loi humaine, ne l’oublions jamais, n’est qu’une hypothèse provisoire. Lorsque l’homme cherche la vérité, il ne finit par trouver que lui-même...

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24/05/2012

peau de banane ...

Montebourg condamné, l'UMP attaque : un joli cas pratique du crétinisme bipartite

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Par Yves Delahaie
Conseiller national MoDem

LE PLUS. La récente condamnation d'Arnaud Montebourg pour injure au ex-dirigeants de Sea France a suscité beaucoup d'émotion à droite. Les déclarations choc ont en effet permis à l'opposition de... s'opposer. Hélas, pas de façon très constructive, estime notre contribueur Yves Delahaie, militant MoDem et candidat aux législatives dans la 1ère circonscription du Nord.

Édité par Gaëlle-Marie Zimmermann   Auteur parrainé par Maxime Bellec 

L’Affaire Montebourg fait grand bruit à droite. Rendez-vous compte ! Il a osé dire à propos de Sea France : "On ne fera pas de miracle, mais on peut dire à la SNCF que s'ils sont des incapables et qu'ils ont mis des escrocs à la tête de SeaFrance, ils vont l'aider à se relever". Et il fut condamné à la hauteur de son forfait : 1 euro…

Rappelons que l’inattaquable gestion de "Sea France" s’est soldée par une mise en liquidation en janvier dernier…

Levée de boucliers à droite contre Montebourg

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Alors, il fallait réagir. La première à dégainer fut Nadine Morano, qui est à la réflexion ce que la purée Mousline est à la gastronomie française :

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Et Copé de lui emboîter le pas :

1967866360.jpg"Je n'ai pas pour habitude de commenter les décisions de justice (...) La seule chose qui me paraît intéressante dans cet épisode, c'est de savoir quel sera le comportement du président Hollande, qui a donné à notre famille politique pendant des mois et des mois toutes les leçons de morale possibles, y compris en demandant systématiquement de couper la tête des ministres du gouvernement Sarkozy dont il bafouait régulièrement la présomption d'innocence".

Il est vrai que les "affaires" qui ont secoué la Sarkozye étaient en tous points comparables avec "l’affaire Montebourg" : Brice Hortefeux et Claude Guéant coupables de dérapages à la limite de la xénophobie (même si la justice fut pour le moins clémente), Eric Woerth et l’affaire Bettencourt qui laisse un doute ineffaçable sur les compte de campagne du vainqueur de la présidentielle de 2007 , l’affaire des "cigares" de Christian Blanc, secrétaire d’Etat qui fit payer ses cigares personnels sur le budget de l’Etat…

Et combien en passé-je de plus vertes et de pas mûres… Toutes ces peccadilles ne sont rien à côté de l’horrible "délit" d’Arnaud Montebourg : pensez-donc ! Injure publique ! Haro sur le baudet : démission ! Que la peste soit éradiquée.

L'opposition : un navire à la dérive

Vous voilà exposé l’exemple même du crétinisme bipartite. L’opposition en France est devenue un fantoche rhétorique, qui puise sa force dans la mauvaise foi et l’outrance. Peu importent les idées, pourvu que la disgrâce soit scandée.

Et le programme de l’UMP est lancé pour le quinquennat à venir : s'opposer. S’opposer à une idée sous le fallacieux prétexte qu’elle est l’œuvre du camp d’en face n’est pas rendre service au pays en temps normal. Ça devient un crime quand ce même pays est en crise.

Cette conception de la politique est insupportable. La seule force susceptible d’aider à faire voter des lois qui vont dans le sens de notre pays tout en comptant sur une vigilance redoublée par rapport à la gestion financière de notre état est celle présentée par François Bayrou, et que je représente en ma qualité de candidat aux législatives sur la 1ère circonscription du Nord : Le Centre pour la France.

Pour que l’opposition ne soit plus sans épithète mais pour qu'elle soit au service des Français : accompagnée donc de l’épithète "constructive". L'équilibre de l'Assemblée et des pouvoirs ne peut se faire avec un parti qui veut imposer une majorité de blocage. Seule une minorité d'arbitrage propre à voter les lois qui lui paraissent servir les Français tout en restant vigilants sur l'état de nos finances, apte au dialogue sera à même d'accompagner le gouvernement de François Hollande pour le bien de notre pays. 

Notre seul adversaire, le seul, c’est l’hydre bipartite : ce monstre à deux têtes qui, dos à dos, tente de se décapiter, non sur le bûcher des idéaux mais sur celui des ego.

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23/05/2012

combien nous coûte l'Otan ? ...

Hier, dans " Ce soir ou jamais " il fut longuement question de l'OTAN et croyez-moi les propos n'avaient rien de réjouissants. On se demande pourquoi les hommes courent aussi allégrement à leur perte ? 

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Combien nous coûte l’Otan de la « défense intelligente » (Il Manifesto)

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Tommaso DI FRANCESCO, Manlio DINUCCI

Les 21-2wanted.jpg2 mai se tient (*) à Chicago le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan. Parmi les diverse questions à l’ordre du jour, de l’Afghanistan au « bouclier anti-missiles », il y en a une centrale : la capacité de l’Alliance à maintenir, dans une phase de crise économique profonde, une « dépense pour la défense » qui continue à lui assurer une nette supériorité militaire.

Avec un optimisme inconscient, le socialiste du Pasok Yannis Ragoussis, qui fait fonction de ministre grec de la défense, a écrit sur la Nato Review, à la veille du Sommet, que la participation à l’Alliance a donné à la Grèce « la nécessaire stabilité et sécurité pour le développement dans le secteur politique, financier et civil ». On en voit les résultats. Le secrétaire général de l’Alliance, Anders Rasmussen, par contre, ne cache pas sa préoccupation quant à l’impact de la crise. En préparation du Sommet, il a prévenu que si les membres européens de l’Otan font trop de coupes dans les dépenses militaires, « nous ne serons pas en mesure de défendre la sécurité dont dépendent nos sociétés démocratiques et nos économies prospères ».

Combien dépense l’Otan ? Selon les données officielles mises à jour pour 2011, les « dépenses pour la défense » des 28 états membres se montent à 1.038 milliards de dollars annuels. Un chiffre équivalant à environ 60% de la dépense militaire mondiale. En ajoutant d’autres postes de caractère militaire, il grimpe à environ deux tiers de la dépense militaire mondiale. Le tout payé en deniers publics, soustraits aux dépenses sociales.

Il y a cependant un déséquilibre croissant à l’intérieur de l’Otan, entre la dépense étasunienne, qui a augmenté en dix ans de 50 à plus de 70% de la dépense totale, et celle de l’Europe qui a proportionnellement chuté. Rasmussen fait donc pression pour que les alliés européens s’engagent davantage : si l’écart de capacités militaires entre les deux rives de l’Atlantique continue à se creuser, « nous risquons d’avoir, à plus de vingt ans de la chute du Mur de Berlin, une Europe faible et divisée.

Il passe sous silence par contre le fait que sur les pays européens pèsent d’autres dépenses, dérivant de leur participation à l’Otan. Comme le « Budget civil de l’Otan » pour l’entretien du quartier général à Bruxelles et du staff civil : environ un demi milliard de dollars annuels, dont 80% sont payés par les alliés européens. Comme le « Budget militaire de l’Otan » pour l’entretien des quartiers généraux subordonnés et du personnel militaire international : presque 2 milliards annuels, payés à 75% par les Européens. Comme le « Programme d’investissement pour la sécurité de l’Otan », destiné à l’entretien de bases militaires et autres infrastructures pour la « mobilité et flexibilité des forces de déploiement rapide de l’Otan » : environ un milliard et demi de dollars annuels, dont 78% payés par les Européens. Ainsi que le spécifie un rapport sur les fonds communs de l’Otan, présenté au Congrès étasunien en février dernier, depuis 1993 ont été éliminées les contributions pour les bases militaires des alliés européens, tandis qu’ont été gardées celles pour les bases militaires étasuniennes en Europe. Ceci signifie, par exemple, que l’Otan n’a pas déboursé un centime pour l’utilisation des sept bases italiennes mises à sa disposition pour la guerre contre la Libye, tandis que l’Italie contribue aux dépenses pour le maintien des bases Usa en Italie.

Des dépenses ultérieures, qui s’ajoutent aux budgets de la défense des alliés européens, sont celles relatives à l’élargissement de l’Otan à l’est, estimées entre 10 et plus de 100 milliards de dollars. On y trouve celles pour l’extension à l’Europe du « bouclier anti-missiles » étasunien, que Rasmussen quantifie à 260 millions de dollars, sachant bien que la dépense réelle sera beaucoup plus élevée, et qu’il faut y ajouter celle de la potentialisation du système Altbmd, dont le coût est prévu à environ un milliard de dollars. On y trouve les dépenses pour le système Ags qui, intégré par les drones Global Hawk made in Usa, permettra à l’Otan de « surveiller » depuis Sigonella (Sicile) les territoires à attaquer : l’Italie a endossé 12% du coût du programme, estimé à au moins 3,5 milliards de dollars, en payant en outre 300 millions pour les infrastructures. On y trouve les dépenses pour les « missions internationales », parmi lesquelles au moins 4 milliards de dollars annuels pour entraîner et armer les « forces de sécurité » afghanes.

Comment les gouvernements européens, sous pression de la crise, peuvent-ils faire face à ces dépenses et à d’autres ? Le secrétaire général de l’Otan a la formule magique : comme les alliés européens « ne peuvent pas se permettre de sortir du business de la sécurité », ils doivent « revitaliser leur rôle » en adoptant, suivant l’exemple des Etats-Unis, la « défense intelligente ». Celle-ci « fournira plus de sécurité, pour moins d’argent, en travaillant ensemble ». La formule, inventée à Washington, prévoit une série de programmes communs pour les manœuvres, la logistique, l’achat d’armements (en commençant par le chasseur étasunien F-35). Programmes structurés de façon à renforcer le leadership étasunien sur les alliés européens. Une sorte de « groupements d’achat solidaire » pour faire semblant d’épargner sur la dépense de guerre.

Manlio Dinucci, Tommaso Di Francesco

Edition de dimanche 20 mai 2012 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

(*) s'est tenu ...

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22/05/2012

Le problème grec ...

A Paris, Mélenchon défend le leader de la gauche radicale grecque

Jean-Luc Mélenchon a regretté lundi "l'ostracisation" dont est victime selon lui le chef de file de la Coalition de la gauche radicale grecque (Syriza), qui a entamé lundi par Paris une tournée pour expliquer son refus de l'austérité.

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Jean-Luc Mélenchon et le leader de la gauche radicale grecque
Alexis Tsipras à Paris le 21 mai 2012. © DR

Arrivé en deuxième position aux dernières législatives grecques, le leader du parti de gauche Syriza Alexis Tsipras, était à Paris lundi pour une rencontre avec son équivalent français Jean-Luc Mélenchon. L'occasion pour ce dernier de prendre fait et cause pour le politicien grec, regrettant "l'ostracisation" dont est victime selon lui le chef de file de la Coalition de la gauche radical, qui a entamé une tournée européenne pour expliquer son refus de l'austérité.

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Alexis Tsipras, dont le parti s'est hissé au second rang aux législatives du 6 mai, a été reçu par Pierre Laurent, président du parti de la gauche européenne, et par l'ancien candidat à l'élection présidentielle. Mais il ne rencontrera pas François Hollande, à qui il avait demandé un entretien. Une fin de non-recevoir qui blesse Mélenchon : "Je désapprouve l'ostracisation dont fait l'objet Alexis Tsipras. Il n'est pas juste, il n'est pas convenable, il n'est pas européen de ne pas recevoir le représentant du premier parti grec, si l'on en croit les enquêtes d'opinion", a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors d'un point presse à l'Assemblée nationale. Alexis Tsipras a pour sa part dit "comprendre", en vertu du protocole, que le président de la République française ne reçoive que les chefs de gouvernement. 

Les leaders du Front de gauche ont également dénoncé lundi les "menaces antidémocratiques" émises par le gouvernement français à quelques semaines des élections législatives qui doivent avoir lieu le 17 juin en Grèce, après l'échec des tractations pour former un gouvernement, qui a débouché sur la convocation de nouvelles élections législatives. En effet, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a estimé lundi que les Grecs ne pouvaient à la fois rester dans l'euro et voter pour des formations politiques hostiles au mémorandum international. "Il faut que la voix des Européens soit respectée", a dit Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la gauche européenne.

"Aux oubliettes de l'histoire"
 
De son côté, hostile aux conditions de l'aide internationale à la Grèce qu'il a qualifiée de "suicide dirigé du peuple grec", Alexis Tsipras a réitéré qu'"il n'y a rien à négocier dans le mémorandum car on ne négocie pas l'enfer." Le plan de sauvetage de la Grèce "sera définitivement renvoyé aux oubliettes de l'histoire (...) le 17 juin", a-t-il déclaré, estimant qu'il n'y avait pas de contradiction entre le refus de la rigueur et la volonté de rester dans la zone euro. Il a dit mener un combat pour tous les peuples d'Europe "car si cette expérimentation (de solutions néolibérales) continue en Grèce, elle sera exportée dans les autres pays européens."  "La chaîne des résignations et des servitudes qui liaient les peuples au traité de Lisbonne est en train de rompre", a renchéri Jean-Luc Mélenchon.
 
Alexis Tsipras, qui doit se rendre mardi à Berlin, où il rencontrera les chefs de file de la gauche radicale allemande, a été très virulent à l'encontre d'Angela Merkel, à qui l'on prête des propos sur l'idée d'un référendum en Grèce sur le maintien de ce pays dans la zone euro, et que le gouvernement allemand a démenti. "Madame Merkel doit comprendre qu'elle est un partenaire à égalité avec les autres au sein d'une eurozone qui ne connaît ni locataire ni propriétaire", a-t-il dit.

08:05 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)