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19/08/2012

La voix du Front de Gauche

Le réquisitoire de Mélenchon contre Hollande : «100 jours pour presque rien»

 

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On ne l'avait guère entendu depuis sa cuisante défaite des législatives, mais son ton n'a rien perdu de son mordant. Dans la torpeur du mois d'août, Jean-Luc Mélenchon donne à nouveau de la voix, ce dimanche. 

 

Et fustige,dans une interview au «Journal du dimanche», le début du quinquennat duprésident Hollande : «Cent jours pour presque rien.» «Quand je regarde le creux des cent jours et la multiplication des commissions, j'en conclus que nous étions mieux préparés que les socialistes à exercer le pouvoir», va-t-il jusqu'à lancer.

 

Selon le candidat malheureux du Front de gauche à la présidentielle, la session parlementaire extraordinaire fut ainsi «une session du temps perdu». « Hollande a désamorcé le contenu insurrectionnel du vote de la présidentielle, renchérit le tribun de la présidentielle 2012. Il l’a dilué dans les sables des plages du Var.» Et de prévenir : «On ne parviendra pas à nous faire confondre normal et social-libéral!»

 

Le collectif budgétaire? Rien qu'«un coup de serpillière sur les plus grosses taches laissées par Sarkozy», balaie-t-il, avant de souligner que «ce n'est pas assez pour faire le ménage». La politique du gouvernement à l'égard des Roms? «Le degré zéro de l'imagination.» «Quelle est la différence entre un baraquement cassé sur ordre d'un ministre de droite et un baraquement cassé sur ordre d'un ministre de gauche ?» raille-t-il, jugeant qu' «il y a des mesures urgentes à prendre : ouvrir l'accès au marché du travail, par exemple».

 

«Pourquoi ne pas avoir passé la loi sur les licenciements boursiers ? Et la loi bancaire ? Il fallait marquer un rapport de force avec la finance», déclare également celui qui qualifie de «faute» le fait qu'Arnaud Montebourg n'ait pas fait voter à la session de juillet «la loi interdisant les licenciements boursiers et accordant un droit de préemption des travailleurs sur les entreprises abandonnées par leurs propriétaires». 

 

Et de lâcher, à propos de celui qu'il qualifia naguère de «capitaine de pédalo» : «Ce n'est pas parce que François Hollande veut être normal que la situation va le devenir.»

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18/08/2012

Quand le Nouvel Ordre Mondial passe par le Désordre !

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Thierry Meyssan

Réseau Voltaire

mar., 14 août 2012 13:39 CDT

 

Ces dernières semaines, la scène diplomatique internationale a été une nouvelle fois accaparée par la crise syrienne. Un double veto a été brandi au Conseil de sécurité, l'Assemblée générale a voté une résolution et l'envoyé spécial du secrétaire général a démissionné. Cette agitation, qui est contre-productive en termes diplomatiques, répond à d'autres objectifs que la recherche de la paix. 

 

Les Occidentaux n'avaient aucune raison diplomatique de faire procéder au vote sur leur projet de résolution, alors que les Russes avaient annoncé qu'ils ne le laisseraient pas passer. Ils n'avaient pas non plus de raison de faire adopter une nouvelle résolution par l'Assemblée générale alors que celle-ci en a déjà adopté une dans des termes similaires. Enfin, Kofi Annan n'avait pas de raison objective de démissionner. 

 

Par ailleurs, une partie de cette séquence est illégale. L'Assemblée générale n'a pas la compétence pour débattre de dossiers dont le Conseil de sécurité est saisi, sauf lorsque « paraît exister une menace contre la paix ou un acte d'agression et où, du fait que l'unanimité n'a pas pu se réaliser parmi ses membres permanents, le Conseil de sécurité manque à s'acquitter de sa responsabilité principale dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales ». Ce n'est pas le cas puisque les promoteurs de la résolution insistent pour présenter la crise syrienne comme un problème exclusivement intérieur. 

 

Quoi qu'il en soit, l'Assemblée générale n'a pas évoqué cette compétence (connue sous le nom d'« Union pour le maintien de la paix »), mais les dirigeants occidentaux ont laissé entendre qu'elle disposait de bien plus : d'un droit d'ingérence humanitaire. C'est évidemment une escroquerie intellectuelle. La Charte de l'ONU est fondée sur le respect de la souveraineté des États membres, tandis que le « droit d'ingérence » (anciennement dénommé « mission civilisatrice ») est le privilège du plus fort utilisé par les puissances coloniales pour conquérir le monde. 

 

Dans cet état d'esprit, les dirigeants occidentaux n'ont cessé de stigmatiser l'inaction du Conseil de sécurité. Rien n'est plus faux : le Conseil est divisé, comme l'ont montré les trois vétos successifs, mais il est actif et a déjà pris trois résolutions sur la crise syrienne (2042, 2043 et 2059). Lorsque le jury d'une Cour pénale est divisé sur la culpabilité d'un prévenu et le relaxe, on ne dit pas que la Cour est impuissante à le condamner, mais au contraire on dit qu'elle a rendu la Justice. Lorsque le Conseil de sécurité, qui est une des sources du droit international, rejette une résolution, on doit admettre qu'il dit la loi, que l'on soit satisfait ou pas de sa décision. 

 

Kofi Annan a expliqué sa démission en ces termes : « la militarisation croissante sur le terrain et le clair manque d'unité du Conseil de sécurité ont fondamentalement changé les circonstances pour la réussite de ma mission ». On croit rêver, M. Annan avait accepté ses fonctions le 23 février. À cette date, l'Armée syrienne était en train d'assiéger l'Émirat islamique de Baba Amr où deux à trois mille combattants étaient retranchés avec des instructeurs occidentaux, tandis que la Chine et la Russie avaient déjà fait usage par deux fois de leur droit de véto. En réalité, aucun protagoniste n'a modifié d'un iota sa position. Seul le rapport de forces sur le terrain a changé : une faction de la population syrienne qui soutenait les groupes armés accorde désormais son soutien à l'armée nationale ; après avoir perdu l'Émirat islamique de Baba Amr, lesContras ne sont pas parvenus à s'emparer de Damas, ni d'Alep et se retrouvent privés de sanctuaire. Kofi Annan déserte le champ de bataille syrien, comme il l'avait fait à Chypre en 2004 après le rejet de son plan de paix par référendum. 

 

Rétrospectivement, il apparaît qu'il concevait sa mission dans la perspective d'un renversement du président el-Assad par la force et qu'il ne sait plus que faire devant l'échec militaire de l'Armée syrienne libre soutenue par l'Occident. Évidemment, la démission de l'envoyé spécial n'est pas seulement l'expression de son désarroi personnel, elle participe aussi de la campagne occidentale pour stigmatiser un « blocage de la communauté internationale » et en faire porter la responsabilité à la Syrie, à la Russie et à la Chine. 

 

Voilà qui laisse entrevoir la véritable signification de cette agitation. Les Occidentaux n'ont que faire du bien-être des Syriens : ce sont eux qui arment les mercenaires qui torturent et massacrent à grande échelle, et ils n'ont pas l'intention de s'arrêter. Leur activité diplomatique est exclusivement orientée vers une mise en accusation de la Russie et de la Chine et vers une contestation de l'existence même du Droit international. 

 

Le très obséquieux Ban Ki-moon ne s'y est pas trompé. Ouvrant le débat de l'Assemblée générale sur la Syrie, il a infirmé l'analyse présentée par la résolution. Il n'a pas dénoncé un conflit syro-syrien. Il a déploré « une guerre par procuration » entre grandes puissances ; une guerre dont l'objectif n'est pas la prise de la Syrie, mais l'ajustement d'un nouveau rapport de forces mondial.

 

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10:25 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

11/08/2012

Le doigt dans l'oeil.

Bandeau le Grand Soir dogme infaillibilité démocratique.jpg

2004479447.jpg7 août 2012

Guillaume DE ROUVILLE

 

Comme nous le montrent les conflits en Libye et en Syrie, les démocraties occidentales peuvent instrumentaliser le terrorisme islamique avec leurs alliés d’Arabie saoudite et du Qatar, provoquer et entretenir des guerres civiles dans des pays en paix, se rendre coupables de crimes contre l’humanité pour accomplir les objectifs géostratégiques de leurs élites libérales, sans que leurs opinions publiques ne s’en émeuvent outre mesure. Cette atonie de l’opinion publique occidentale s’explique en partie par la force d’un dogme tout puissant qui structure l’idéologie démocratique et l’âme de ceux qui jouissent de ses bienfaits : le dogme de l’infaillibilité démocratique.

D’après ce dogme, la démocratie occidentale ne peut jamais mal agir. Toutes ses actions sont empruntes d’une sorte de grâce qui transforme un crime en acte héroïque, une guerre de conquête des ressources naturelles d’un pays en une épopée pour la liberté, l’asservissement de populations au libéralisme le plus dur en libération des peuples opprimés, un vote contrôlé en expression de la volonté populaire (Irak, Soudan, Libye).

Dès que vous questionnez l’innocence de vos dirigeants (sur des sujets comme le 11-Septembre, l’Irak, la Libye, la Syrie) qui incarnent, semble-t-il, à eux seuls, la démocratie et ses valeurs supposées, les défenseurs de ce dogme lâchent contre vous leurs inquisiteurs chargés de le faire respecter (de BHL à Botul et de Botul à Bernard-Henri Lévy). Ainsi, prêter aux démocraties occidentales de mauvaises intentions dans les relations internationales, c’est contester ce dogme et s’exposer à faire l’objet d’un lynchage médiatique. Se poser des questions sur les arrières pensées de ses dirigeants, c’est remettre en cause ce dogme et risquer de se faire diffamer (vous devenez un paranoïaque, un révisionniste, un antisémite, un anti-américain, etc.). Penser que ses élites puissent commettre des crimes contre l’humanité de manière répétée, c’est manquer de respect à l’égard de ce dogme et s’attirer les mauvaises grâces du pouvoir et de ses gardiens.

L’opinion publique occidentale qui baigne, sans nécessairement le savoir, dans le dogme de l’infaillibilité démocratique, est prompte à prendre la défense de l’inquisiteur en qui elle voit l’honnête homme, le défenseur des vertus démocratiques, celui qui porte la règle et sa légitimité. L’effronté qui oserait, par exemple, jeter toute la force de sa réflexion contre ce dogme dans les conflits libyen et syrien et qui mettrait en avant l’instrumentalisation par l’Occident du terrorisme islamique à l’origine du chaos politique, économique, social et humanitaire que connaissent ces deux pays, se verrait accusé immédiatement de soutenir les dictateurs massacreurs de leur peuple. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun défenseur du dogme que l’on puisse honnir les dictateurs laïques tout autant que ceux qui veulent les faire tomber afin de les remplacer par mille tyrans wahhabites et islamistes au service d’élites occidentales massacreuses d’innocence et fauteuses de guerre. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun lecteur assidu du Monde, du Guardian ou du New York Times de douter de la présentation des événements par ces quotidiens qui dépeignent les insurgés syriens sous les traits des combattants de la liberté, alors que la quasi-totalité d’entre eux ne sont pas Syriens (mais Jordaniens, Irakiens, Libyens, etc.), qu’ils tentent d’imposer la charia par le terrorisme de masse, qu’ils défendent le salafisme façon wahhabite et sa vision obscurantiste de l’Islam, qu’ils massacrent systématiquement tous ceux qui ne partagent pas leur point de vue ou appartiennent aux minorités religieuses, qu’ils répondent à des donneurs d’ordres basés en Turquie, en Arabie saoudite, au Qatar et aux États-Unis et, enfin, qu’ils portent les couleurs d’Al-Qaïda.

Le citoyen occidental ne veut ou ne peut pas croire que ses dirigeants et ses médias puissent à ce point le manipuler et lui cacher la vérité. Cette pensée est au-dessus de ses forces ou de ses défenses immunitaires psychologiques et contraire au dogme qui est encré dans son cerveau de bourgeois cultivé depuis sa plus tendre enfance. Car s’il devait admettre qu’une telle manipulation était possible, il viendrait immanquablement à perdre ses repères, à douter de la nature réellement démocratique de son régime politique et il verrait, alors, toutes ses croyances dans les vertus de son système s’effondrer sur leur base. Reconnaître les crimes de nos élites, qu’il s’agisse de crimes politiques ou des crimes médiatiques, requiert de se projeter hors de soi et de son ethnocentrisme occidental pour penser que ‘l’autre’ n’est pas nécessairement un ‘barbare’ et pour effleurer l’idée que ses dirigeants, pourtant élus démocratiquement, puissent être des démocrates aux mains sales.

Les inquisiteurs du dogme ne peuvent pas s’élever au-dessus de leur aveuglement sans perdre leur foi dans leur système, sans perdre aussi tous les bienfaits personnels qu’ils peuvent tirer de leur position au sein de la hiérarchie des défenseur du dogme. Ne vous attendez donc pas à ce que les profiteurs du dogme répondent aux arguments soigneusement étayés que vous pourriez développer, ils ne détestent rien tant que la réalité. Ils n’ont, par ailleurs, pas plus de conscience morale que les profiteurs de guerre et ne méritent sans doute pas que nous engagions avec eux un dialogue courtois : ce sont, à vrai dire, les mêmes. Mais qui sont-ils au juste ? Ils ont un nom : on les appelle les Atlantistes.

Ce qui unit les élites politiques, culturelles, financières occidentales, c’est cette idéologie atlantiste qui ne souffre la contestation qu’à la marge. Si les hommes politiques ou les journaux de droite et de gauche peuvent s’étriper à loisir sur le droit à l’avortement ou l’abolition de la peine de mort, ils retrouvent toujours la voie de l’unanimisme lorsqu’il s’agit de défendre l’atlantisme dans ses fondements : ils seront ainsi unanimes pour défendre les traités européens qui ne font qu’entériner la doctrine libérale imposée par Washington ; ils seront unanimes également pour laisser l’Occident s’allier avec l’islamisme radical afin d’orienter les Printemps arabes selon les intérêts particuliers de leurs élites tout en prétendant, en même temps, défendre les valeurs des Lumières.

Pour tout démocrate sincère, celui qui croit davantage aux valeurs démocratiques qu’au système qui est sensé les mettre en œuvre, il est impératif de s’attaquer avec force à ce dogme parce qu’il est l’un des plus meurtriers qui soit : il permet, avec une impunité déconcertante, les actions les plus criminelles de la part des démocraties occidentales qui sont, si on y prête bien attention, les régimes les plus violents et les plus meurtriers de la planète depuis la chute du mur de Berlin et la disparition de la menace communiste.

Il est nécessaire de s’acharner contre les bases de ce dogme pour le faire crouler avant qu’ils ne nous emporte tous, démocrates d’ici ou d’ailleurs, dans le chaos sans fin d’une guerre des peuples et des civilisations voulue par une élite indigne de gouverner nos destinées. Les dogmes, comme les dictatures et leurs représentants, sont faits pour être renversés. Et comme le Krak des Chevaliers, cette forteresse imprenable en terre syrienne, ils ont leurs failles.

Guillaume de Rouville

auteur de La Démocratie ambiguë, Éditions Cheap, juillet 2012

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hihihi ! ©©© - grâce à M1,D2,T3 vous avez le texte en 3 exemplaires pour le prix d'un ! Ce qui tombe à pic (comme l'homme du même nom)car c'est toujours gratos.

09:00 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

06/08/2012

La paix vaut toujours mieux.

David Grossman contre le projet « mégalo » d’une guerre contre l’Iran

Camille Polloni | Journaliste Rue89


David Grossman à Paris, le 7 septembre 2011 (Audrey Cerdan/Rue89)

L’écrivain israélien David Grossman, militant de la paix, signe une longue tribune dans le journal Haaretz ce vendredi. L’auteur du magnifique roman « Une femme fuyant l’annonce », qui a perdu un fils en 2006 dans la guerre contre le Liban, s’en prend à « l’aveuglement et l’euphorie belliciste » des dirigeants de son pays.

Il en appelle aux responsables militaires et à l’ensemble de ses compatriotes pour qu’ils s’opposent clairement à une guerre contre l’Iran, envisagée par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

S’il affirme « ne pas avoir pris la décision » d’attaquer l’Iran, Benjamin Netanyahou a récemment réaffirmé le « droit d’Israël à se défendre contre toute menace pesant sur sa sécurité et son existence ».

« Une vision du monde rigide, inflexible »

David Grossman dénonce « la vision du monde extrême, rigide et inflexible » du Premier ministre :

« Même les nombreux Israéliens qui refusent de voir leur pays attaquer l’Iran – rejoignant certains responsables militaires – se retrouvent prisonniers, de la manière la plus dramatique qui soit, des considérations hérmétiques du Premier ministre. [...]

Les Israéliens savent malheureusement d’expérience que leurs dirigeants ne sont pas à l’abri de graves erreurs, et que, comme n’importe qui – et peut-être davantage – ils sont sujets à l’aveuglement et à l’euphorie belliciste. »

L’écrivain demande aux leaders politiques et militaires israéliens de remettre en question leurs certitudes qui les conduisent à n’envisager qu’une seule voie : « bombarder ou être bombardé », « attaquer ou être attaqué » :

« Sont-ils absolument certains de ne pas surestimer la capacité des forces armées israéliennes à régler le problème du programme atomique iranien une fois pour toutes, et de ne pas sous-estimer les capacités iraniennes ?

Sont-ils absolument certains que si Israël frappe, les Iraniens n’arriveront pas à obtenir l’arme nucléaire, et s’ils se la procurent, qu’ils ne l’utiliseront pas contre Israël ? »

Nous paierons le prix de notre splendeur...

S’adressant aux officiels de l’armée, David Grossman les enjoint de réagir « maintenant, quand c’est encore possible, pour dire : nous ne cautionnerons pas ce projet mégalomane, cette vision du monde messianique et funeste ».

Sa tribune ne ménage pas non plus ses compatriotes, les Israéliens ordinaires :

« Pourquoi ne descendons-nous pas dans la rue pour manifester contre l’hypothèse d’une nouvelle guerre à notre initiative ? Pourquoi n’installons-nous pas une seule tente devant la résidence du Premier ministre, pour protester symboliquement contre le désastre potentiel qui arrive ?

Comme l’a dit le poète Bialik dans d’autres circonstances, nous paierons le prix de notre splendeur de notre sang et de notre moëlle. »

En septembre 2011, dans un entretien à Rue89, David Grossman jugeait déjà sévérement les responsables politiques de son pays :

« C’est insupportable d’avoir un Etat qui agisse contre ses citoyens, contre ses intérêts. [...]

J’envie l’Europe d’avoir trouvé les moyens de résoudre ses problèmes par d’autres moyens que la guerre. Nous n’y sommes pas encore, hélas. Pour beaucoup d’entre nous, la guerre reste la seule alternative. C’est toujours un jeu à somme nulle. C’est eux ou nous, ce que nous perdons, ils le gagnent, ce qu’ils gagnent, nous le perdons... [...]

Toutes les considérations liées à l’armée sont placées au-dessus de toutes les autres, civiles en particulier. »

« De vraies vies sont en jeu... »

Dans une démarche voisine de celle de David Grossman, le journaliste du New York Times Thomas L. Friedman signe un éditorial remarquable dans l’édition de ce jeudi.

Evoquant la visite de Mitt Romney, candidat républicain à la présidence des Etats-Unis, à Jérusalem, il appelle tous les politiciens américains à « arrêter d’entretenir ce conflit à des fins politiques ».

« Cessez d’instrumentaliser ce conflit pour en faire l’arrière-plan de photos de campagne et de collectes de fonds. Cessez d’envenimer la situation en disant aux Israéliens les plus radicaux tout ce qu’ils veulent entendre, de ramper pour engranger des votes juifs et de l’argent, en ignorant ouvertement l’autre bord.

De vraies vies sont en jeu là-bas. Si vous n’avez rien de constructif à proposer, restez à distance. Ils arrivent à se créer assez de problèmes par eux-mêmes. »

 

Mais quand donc ce conflit finira t-il ? ... L'équilibre même de la planète est en jeu, pourquoi refusent-ils de le comprendre ? C'est inadmissible !

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07:48 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)