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29/04/2013

une curieuse conception du " génie " ...

Allain Jules et Facebook.jpg

Publié le 27 avril 2013

dollarsSAN FRANCISCO, Etats-Unis – Personne ne donnait cher de sa peau, après l’introduction en bourse ratée de Facebook. Mais, c’était ne pas connaître l’homme. Le jeune PDG de Facebook Mark Zuckerberg, 28 ans, a récolté un gain de près de 2,3 milliards de dollars l’année dernière quand il a mis en vente près de 60 millions de ses actions juste avant l’introduction en bourse du leader des réseaux sociaux en ligne, Facebook.

Le golden boy a déposé de façon réglementaire les détails de cette manne financière avec un projet de loi fiscale massive. Néanmoins, il gagne moins que l’année passée car, Facebook a eu plusieurs incidents qu’il fallait rapidement réglé et, ses nombreux voyages à travers la planète n’ont pas permis qu’il gagne au-delà.

Une action de Facebook valait 38 dollars lors de son introduction en bourse et aujourd’hui vaut 26,85 $. La baisse de 29 pour cent par rapport au prix d’introduction en bourse coûtait près de 7 milliards de dollars sur le papier. Des chiffres sur la base des 609.500.000 parts d’actions de la société qu’il possédait au 31 mars 2011, selon le dépôt réglementaire. 

Mark Zuckerberg, qui a démarré Facebook dans sa chambre au campus de l’Université de Harvard en 2004, pèse aujourd’hui en action sur Facebook, un peu plus de 16,4 milliards de dollars. Une success story d’un véritable génie…

Source : Allain Jules


- merci qui ? ... (pas en ce qui me concerne, en tout cas !)

Car on ne peut se plaindre du fait que le monde marche aussi mal et y collaborer.

Relisez ORWELL, bon sang ! Facebook ou la bêtise volontaire ( ! ! ! ) participative et universelle ...

Quand vous vous réveillerez, il sera trop tard. Reviendra alors le sempiternel,

-" Ah ! si j'avais su ... "

mais si depuis la nuit des temps, certains s'enrichissent sur votre dos, ce n'est que parce que vous le leur permettez. Ici c'est pire : admiration béate de ceux qui auraient aimé pouvoir en faire autant ... Mais qu'il les garde ses milliards de dollars gagnés sur le dos des imbéciles ! Tous ceux qui s'enrichissent en ce bas monde n'emporteront jamais leur trésor dans l'au-delà que je sache : vanitas, vanitatum ... " Réussir," mot vide de sens, utilisé par ceux qui ne voient pas plus loin que leur compte en banque. 

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09:30 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

27/04/2013

Voyage rapide de Hollande à Pékin

Bandeau agoravox hollande pékin.jpg

Voyage de Hollande soyons-serieux.jpg

 Est-il allé prendre des cours de marxisme basique dans la cité des empereurs qu'on pourrait penser de prime abord s'être trompé d'époque tant la Chine est devenue capitaliste et destructrice pour l'environnement qu'on aurait tort de souhaiter que son déplacement ne s'identifie pas à un voyage "commercial" comme son prédécesseur Strauss-Kahn*...
 
Est-il allé relancer la vente de centrales nucléaires en déconfiture qui s'effritent dans les stocks des invendus, lancer des appels d'offre pour construction de centrales électriques ou tancer la dictature chinoise qui exerce une répression indivisible sur les libertés humaines et le militantisme étudiant ? Est-il venu demander la libération des prisonniers politiques encabanés pour délit d'opinion pour imposer à la Chine vieillissante polluée par le charbon les vecteurs d'une véritable république démocratique ? A-t-il pu aller là-bas pour demander l'application des Droits de l'Homme ou carrément faire signer la Charte que ce pays n'a jamais voulu respecter ? Est-il venu éclaircir la vérité sur le faux Dalaï-lama qu'a dédoublé la Chine en usurpant le Tibet ?
 
Assurément que non et son inspiration serait plutôt sous le sceau du renforcement de son pouvoir personnel qu'il voudrait établir à l'exemple des soit-disant derniers communistes d'Etat qui pratiquent une politique tout ce qu'il y a de plus limitée au niveau des droits sociaux et qui au plan bancaire pratique un ultra-libéralisme à tout rompre... Exploitant au mieux, au taux de rendement le plus élevé qu'on puisse rencontrer sur la planète, ses salariés, la Chine est devenue une référence incontournable en matière d'exploitation humaine à outrance ainsi qu'une poubelle mondiale inégalée liée à son insouciance accélérée pour la protection de l'environnement. Compte-t-elle (cette Chine "moderne") s'exporter en Afrique dont on craint d'elle les pires menaces sur l'écosystème ? Peu de frein au business en tous cas car avec son pote Cahuzac François Hollande a montré que lui aussi était prêt à mettre les deux pieds dedans ! Et les chinois ne se priveront de rien dans un monde de plus en plus privatisé, à la botte des multinationales, du commerce à grande échelle appuyé par les supers-profits...
 
Et si tout simplement François Hollande était venu demander le payement de la facture laissée par Jacques Chirac, si fier de s'y être rendu, mais n'ayant décroché que peu de contrats... C'est qu'il est tant (temps) de payer messieurs les chinois, la France ne vous fera pas crédit éternellement ! Les payements en différé ça va un moment mais vient le temps (ben voilà !) de payer l'addition ! François Hollande vient donc récupérer les recettes posées par jacques Chirac ?... C'est ça et faites vite !... on a besoin de pognon ! Mais les "liens étroits" dont se vente (fermez la porte, vite !) le cabinet ministériel des Affaires étrangères on sait pertinemment qu'il ne sortira pas du boulevard du capitalisme effréné. L'idéal serait à ce niveau de pouvoir jongler entre une mise à niveau des richesses que contre carrerait une application effective des Droits de l'homme liées aux revendications politiques qui permettrait d'en limiter les dégâts. Un Chinois est-il considéré comme un "citoyen" ?... Je ne pense pas et à y entendre ce que nombreux vivent en Chine, loin des nantis, on serait presque en droit de parler d'esclave bien plus que de citoyens.
 
Ce qu'il en sortira sera certainement du chinois ou une nouvelle soupe pour traders établie sur les nouveaux besoins de la fiction capitaliste où tous marchent de concert de J. Chirac à F. Hollande en passant par l'homéopathique N. Sarkozy.
 
Source : AGORA VOX

N.B. Le style et l'orthographe laissent à désirer mais ça dit bien ce que ça veut dire  ...

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Gare à l'atterrissage ! ...

26/04/2013

le cinéma ne se résume pas à une simple distraction, la preuve !

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Pierre Haski | Cofondateur Rue89

« Hannah Arendt », le film (Pierre Haski/Rue89)

En voyant la bande-annonce et les affiches du film « Hannah Arendt » de Margarethe Von Trotta, qui sort ce mercredi en salles, j’ai surtout eu envie de relire (vous avez remarqué, on « relit » toujours Hannah Arendt) « Eichmann à Jérusalem », le texte qui figure au cœur du film.

« Eichmann à Jérusalem », 484 pages en collection Folio (transparence : je n’ai aucun intérêt dans les ventes du livre et Gallimard n’est pas mon éditeur !), n’est pas un livre de philo, mais un reportage.

Hannah Arendt a voulu suivre le procès d’Adolf Eichmann, ce haut responsable nazi en charge de la mise en œuvre de la « solution finale » pour les juifs, kidnappé par les Israéliens alors qu’il vivait caché en Argentine, et qui fut jugé par un tribunal spécial en 1961-1962 à Jérusalem. Eichmann fut condamné à mort et exécuté.

L’intellectuelle d’origine juive allemande, qui avait fui son pays pour vivre en France puis aux Etats-Unis après la montée du nazisme, s’est rendue à Jérusalem pour « couvrir » le procès pour le magazine américain The New Yorker. Elle était déjà accompagnée d’une solide réputation après la publication de son « Origine du totalitarisme » ; d’une réputation polémique, aussi, pour ses écrits critiques sur le sionisme.

La banalité du mal

Elle publiera cinq articles de fond dans The New Yorker, qu’elle reprendra ensuite pour ce livre qui déclenchera une tempête publique et privée.

C’est écrit comme un reportage sur un événement de portée historique, pas comme une thèse philosophique, même si elle y développe son concept de « banalité du mal » au cœur de la polémique.

Hannah Arendt sera violemment attaquée, comme peu d’intellectuels ont pu l’être au XXe siècle, pour avoir fait le portrait d’Eichmann en homme médiocre, banal rouage d’une machine infernale, plutôt que comme personnage exceptionnel, monstrueux, spectaculaire, comme le voulaient les initiateurs israéliens de ce procès « pour l’exemple et pour l’histoire ».

Elle écrit :

« Malgré tous les efforts de l’accusation, tout le monde pouvait voir que cet homme n’était pas un “monstre” ; mais il était vraiment difficile de ne pas présumer que ce n’était pas un clown. Et comme une telle présomption aurait été fatale à toute l’entreprise, comme il était aussi assez difficile de la soutenir vu les souffrances qu’Eichmann et ses semblables avaient infligé à des milliers de personnes, ses pires clowneries passèrent quasiment inaperçues et l’on n’en rendit jamais compte. »

Dans sa postface à une seconde édition, répondant à ses détracteurs, elle enfonce le clou en soulignant qu’« il est dans la nature même du totalitarisme, et peut-être de la bureaucratie, de transformer les hommes en fonctionnaires, en “rouages” administratifs, et ainsi de les déshumaniser ».

« Un citoyen obéissant à la loi »

Comme l’écrit Laure Adler dans sa biographie d’Arendt :

« Hannah ne conteste nullement la responsabilité d’Eichmann, mais elle explique son manque de conscience de culpabilité par le mécanisme du nazisme qui avait mis le commandement du Führer au centre absolu de l’ordre juridique. Eichmann était donc un citoyen obéissant à la loi. »

Dans sa présentation du livre en français, Michelle-Irène Brudny-de-Launay rappelle qu’Hannah Arendt fut accusée de se montrer plus bienveillante vis-à-vis de Eichmann que vis-à-vis de ses victimes. Mais elle explique :

« Quant à la banalité du mal, elle a pour fonction, en reprenant la vision kantienne de la “Religion dans les limites de la simple raison” selon laquelle l’homme n’est pas diabolique, de souligner, de manière polémique, qu’Eichmann n’est pas une figure démoniaque, mais plutôt l’incarnation de l’“absence de pensée” chez l’être humain. »

Cette thèse, largement acceptée aujourd’hui (Rony Brauman et Eyal Sivan y ont contribué en 1999 en reprenant, dans le film « Un spécialiste », les images du procès Eichmann à la lumière des écrits d’Arendt), et qui a ressurgi lors de situations similaires comme les procès de Khmers rouges au Cambodge (voir les films de Rithy Panh ou les livres de François Bizot), ou dans ceux des tribunaux de la justice internationale, fut largement combattue à l’époque.

En disant cela, Hannah Arendt faisait ressortir la capacité de tout être à devenir l’un de ces serviteurs dociles de systèmes monstrueux, une pensée insupportable pour les survivants de la Seconde Guerre mondiale qui tentaient de se reconstruire « après Auschwitz ».

D’autant qu’Arendt ne s’arrêtait pas là. Elle mit en cause de manière là aussi violente l’attitude de la communauté juive d’Europe qui s’est, selon elle, laissée massacrer sans se révolter. Elle s’en prenait en particulier aux conseils juifs mis en place par les nazis, et qui « coopérèrent » (une première traduction française avait employé le mot « collaborer »...) avec leurs bourreaux.

« Réexamen du sionisme »

Mais il faut dire que Hannah Arendt n’en est pas à sa première polémique. Elle s’est en effet mise à dos une partie de la communauté juive organisée, en particulier aux Etats-Unis, en critiquant sévèrement l’évolution du sionisme auquel elle a initialement adhéré, au point de se voir stupidement traiter d’« antisémite ».

Dans un autre recueil d’essais, « Auschwitz et Jérusalem », on peut lire « Réexamen du sionisme », un texte d’octobre 1944 (en pleine guerre, donc), dont il est précisé qu’il avait d’abord été refusé par la revue américaine Commentary, « alléguant qu’un lecteur mal intentionné pourrait y déceler trop d’implications antisémites », avant de paraître dans Menorah Journal, toujours aux Etats-Unis.

Dans ce texte important, Hannah Arendt dénonce le fait que la section américaine de l’Organisation sioniste mondiale ait gommé la référence aux Arabes dans sa vision de la future Palestine, « ce qui ne leur laisse manifestement plus d’autre choix que l’émigration volontaire ou le statut de citoyens de deuxième classe ». La suite ne l’a pas démentie.

Et elle conclut, quatre ans avant la naissance d’Israël :

« Ainsi, le mouvement national juif social-révolutionnaire qui prit son essor il y a un demi-siècle avec des idéaux si élevés qu’il en oublia les réalités du Proche-Orient et la méchanceté générale du monde, en est-il arrivé, comme la plupart de ces mouvements, à soutenir sans ambiguïté des revendications non seulement nationales, mais même chauvines, non pas contre les ennemis du peuple juif mais contre ses amis potentiels et ses actuels voisins. »

Prise de risque

Toute sa vie, Hannah Arendt a pris des risques intellectuels et même personnels – sa liaison amoureuse avec le philosophe allemand Martin Heidegger, membre du parti nazi –, explorant des territoires minés.

Aujourd’hui, paradoxalement, en particulier en France, son œuvre est reconnue et étudiée, vulgarisée au point que la « banalité du mal » en soit presque devenue un cliché journalistique. Le film de Margarethe Von Trotta replace la femme et sa pensée dans son contexte historique des années 60, explosif et polémique.

Mais rien ne remplace la lecture de ses textes, à commencer par « Eichmann à Jérusalem », qui frappe par son universalité et son actualité, hélas sans cesse renouvelée.

Source : Rue 89

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Johanna Arendt, née à Hanovre, philosophe allemande naturalisée américaine

(1906 - 1975)

10:03 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

25/04/2013

Quand il est question de mur et de ....

Les cons du Mur.jpg

Le moins que l'on puisse dire est que nos " élites " dérivent dangereusement en direction de l'indigence mentale. Certains méritent certes de se faire épingler mais peut-être pas de cette façon tout à la fois naïve et irresponsable.

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