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23/07/2012

La dictature des bons sentiments.

"Consciente de notre histoire, la République pourchassera tous les actes, tous les propos antisémites" (François Hollande) -

Après avoir rappelé que "le crime fut commis en France par la France", que "pas un soldat allemand ne fut mobilisé" pour la rafle du Vel d'Hiv, le président de la République a rappelé que l'antisémitisme n'était "pas une opinion, mais une abjection", et que la France continuera à pourchasser ces propos.

 

Concernant les actes, je suis entièrement d'accord.

Chacun doit être protégé et respecté pour ce qu'il est.

Pour les propos ... chacun reste libre de dire ce qu'il veut, quand il le veut et en tous lieux sinon la liberté d'expression n'existe plus. Le droit de réponse doit à tout moment pouvoir être opposable. C'est ainsi et pas autrement que fonctionne une République digne de ce nom ! 

François Hollande a voulu faire un geste mais comment faire comprendre aux jeunes générations qu'elles doivent se sentir coupables d'actes commis avant leur naissance, par une frange de la population ? 

Les siècles regorgent hélas, d'actes de barbarie (il s'en est produit d'autres depuis) et conspuer n'a jamais rien empêché (la preuve) ; j'estime quant à moi que cela pourrait bien au contraire à force de redites, donner des idées à certains. Les néo-nazis n'ont pas connu Hitler que je sache et pourtant ...

Rappelons nous aussi souvent le sort du peuple noir ? ... Pourtant cela a duré bien plus longtemps ! Plus près de nous, le génocide au Rwanda a existé et nous ne pouvons à ce sujet jouer les Ponce-Pilate. Nous avons laissé faire ... 


REACTION PREVISIBLE, (Jean-Pierre Chevènement, entre autres ...)

Le Président Hollande, dans son discours du 22 juillet 2012, a malheureusement omis de dire que les crimes commis par les policiers et les gendarmes français, lors de la rafle du Vel d’Hiv, l’ont été sur l’ordre de l’Etat français de Vichy collaborant avec l’Allemagne nazie. C’est occulter les accords passés avec la gestapo par René Bousquet, alors secrétaire général de la police, agissant pour le gouvernement de Vichy. C’est faire comme si Pétain était la France et comme si le véritable coup d’Etat opéré le 10 juillet 1940 par un gouvernement de capitulation n’avait pas existé. 

 

Deux Présidents de la République, Charles de Gaulle et François Mitterrand, avaient tenu sur la ligne selon laquelle l’Etat français de Vichy n’était ni la République ni la France. Ce débat est trop important pour l’idée que la France se fait d’elle-même, pour qu’une déclaration, fût-elle celle du Président de la République, puisse y mettre un terme. 

 

La France a besoin de retrouver confiance en elle-même. Elle ne pourra le faire que sur la base d’une conscience claire de son Histoire. La vérité exige que le débat continue. Pour ma part, je n’ai pas changé d’avis par rapport au point de vue que j’avais exprimé dans Libération, le 7 aout 1995, au lendemain du discours de Jacques Chirac.

10:04 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

22/07/2012

Syrie ... qui ne nous fait pas rire du tout !


09:57 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

Une photo qui en dit long ...

chirac-hollande.jpg

ou le cocufiage des étiquettes ...

09:17 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

21/07/2012

A.C.A.B. (All Cops Are Bastards) 2012 (1h.52)

Film franco-italien de Stefano Sollima, avec : Pierfrancesco Favino, Filippo Nigro, Marco Gialini, Andrea Sartoretti, plus ...

aff.ACAB.jpg

Et oui ! … parfois j'annonce un film puis vais en voir un autre. Quand j'ai laissé passer le premier par exemple car je déteste revenir sur mes pas ... C'est ainsi. Selon moi, un film doit être vu la semaine de sa parution, tout va tellement vite !

Donc, j'avais annoncé un Raoul Ruiz et finalement ai opté pour ce film italien qui n'a strictement rien à voir avec le précédent. Il faut dire que les sujets de réflexion se bousculent à un rythme accéléré. C'est l'époque qui veut ça. 

Ayant vécu mai 68 aux premières loges si je puis dire puisque j'habitais alors sur la Rive Gauche, en plein coeur de l'action, j'avais à l'époque un peu tendance à voir rouge dès qu'un uniforme et un casque arrivaient dans mon champ de vision.

Souvenir également des entrées en fac de Droit (à Assas) encadrés d'une double rangée de CRS et ça, c'était pourtant un an après ! A l'époque, seules nos idées étaient subversives mais nous n'avions pour nous défendre que quelques pavés et les plus politisés d'entre nous avaient juste appris à fabriquer des cocktails Molotov. Rien à voir avec les armes lourdes que possèdent actuellement certains loubards de banlieue. Les CRS n'avaient pas parmi les jeunes très bonne réputation mais force est de reconnaître que le slogan : " CRS S.S." était quelque peu exagéré ! Ce film sans tricherie nous montre que ces militaires sont des êtres humains comme les autres, qui ont une famille et des problèmes identiques à chacun d'entre nous. Voilà pour l'évidence mais où le discours est plus approfondi c'est lorsque la réflexion a lieu concernant la politique gouvernementale et là, on constate qu'ils prennent des coups de tous les côtés. Qui accepterait d'aller au casse-pipe sans broncher ? Qui resterait impassible sous les insultes et les crachats ? En admettant qu'ils n'aient pas fait le bon choix, force est de reconnaître qu'ils sont quand même utiles. Or eux-mêmes s'avouent dépassés par les événements et l'insécurité qui va grandissant. Ils sont le bras et non la tête, ne nous trompons pas de cible. Stefano Sollima a le mérite d'écarter tout manichéisme simpliste.

S.@

 

photo-ACAB.jpg


 

10:13 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)