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13/01/2014

J'avais pourtant dit que je n'en parlerais pas ...

L'homme se voulait libre. Il a tout simplement oublié qu'il ne l'était plus car en acceptant le poste c'est avec le pays qu'il s'est marié (pour une durée limitée, il est vrai et qui risque même de se révéler plus courte que prévue car ici, il n'y a pas de tacite reconduction.) Depuis le départ, les Guignols de l'Info présentent sa compagne comme une mégère non apprivoisée et lui comme un toutou un peu benêt, ce qui incite bien sûr, au démenti. Le gestionnaire de la politique intérieure aux ordres de Bruxelles et de Berlin se révèle d'une flagrante inefficacité. Il a donc essayé de redorer son blason en jouant à deux reprises les chefs de guerre. C'est plus ou moins réussi car on ne gagne jamais en ce domaine et ce que l'on a coutume de nommer " le repos du guerrier " fut sans doute inéluctable ?  

Il convient désormais de redoubler de prudence en cette époque où une indiscrète transparence est de mise. Durant les siècles passés les frasques d'un président étaient vues par les français d'un oeil complaisant et pour tout dire, complice.

Le mythe du Vert Galant perdure ... jusqu'à un certain point. Conjuguer la poule au pot et la poule au lit présuppose que l'on a les moyens de s'offrir l'une et l'autre et quand le peuple croule sous les impôts, son sens de l'humour est quelque peu compromis. Après Monsieur Petite Blague, Mister Gaudriole s'est trompé de répertoire et joue dans la mauvaise pièce. 

Une fois de plus, ce pour quoi il a été nommé passe au second plan. Après les remous provoqués par " le mariage pour tous " l'extraordinaire exploitation qui fut faite de " l'affaire Dieudonné " voilà un dérisoire vaudeville qui fait la une de toute la presse urbi et orbi. Quel lamentable constat ! 

Comment empêcher ensuite que l'opposition s'engouffre dans la brèche puisqu'elle lui est si généreusement offerte ? L'occasion était certes, trop belle et la gauche qui dans l'opposition jouait les moralistes se trouve ici fort embarrassée. On pourra toujours après coup, élever des barrières entre Vie Privée et Vie Publique, le mal est fait et une certaine hospitalisation ne peut que souligner ce qui s'est produit. Avec un peu plus de cran, la victime de la situation aurait pu prétendre qu'elle était parfaitement au courant de ce qui se passait mais alors les ligues moralistes qui fleurissent ici depuis quelques temps (comme aux Etats Unis que nous singeons allègrement) se seraient déchaînées. Je pense depuis longtemps que certaines responsabilités exigent une sorte d'ascèse. Qu'est-ce que cinq ans dans la vie d'un homme ? Et même dix ... Seulement, voilà. 

Confronté à toutes ces lamentables péripéties, Hugo se serait écrié : " un tas de nains difformes se taillent des pourpoints dans ton manteau de roi " ... (je pense que vous connaissez la suite ...)

L'énarque parvenu n'a rien d'un aigle et la notion d' Empire en une France qui n'est plus que l'ombre d'elle même ne plaident pas en sa faveur. Voilà ce qui arrive quand on brigue les plus hautes fonctions sans en avoir l'envergure. Et cette constatation est valable autant pour l'actuel que pour le précédent. Suffrage universel oblige : nous n'avons donc que les hommes politiques que nous méritons.

S. @

 

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Le Pouvoir copule, les agriculteurs eux, se suicident ...

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