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10/01/2014

L'enfumage politique et médiatique

N'en déplaise à tous les suiveurs …

IVAN ROUFFIOL FgBl pourquoi pas.jpg

(pas de cette façon, en tout cas)

Dieudonné, encore.

Ce lundi matin, Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls ont "finalisé" la circulaire qui permettra aux préfets d’annuler ses spectacles. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a déjà laissé entendre que celui prévu à Nantes, jeudi au Zénith, pourrait être interdit. La famille Klarsfeld, au nom des Fils et des filles des déportés juifs de France, appelle à manifester la veille devant la salle qui pourrait accueillir l’humoriste. Toutes les associations antiracistes approuvent la mise au silence de celui qui, il y a encore dix ans, défendait avec elles les sans-papiers et le métissage. Les responsables politiques entendus ces derniers jours soutiennent cette même démarche. Je la crois contreproductive et dangereuse. En propulsant Dieudonné au centre du débat politique (sur la symbolique de la quenelle !) et en faisant de lui un hérétique, le gouvernement se trompe de méthode et de cible. La question n’est pas de savoir si cet homme est antisémite : il l’est, à l’évidence ; et ce depuis ce 1er décembre 2003 où, sur France 3, il finit son sketch par un "Isra-Heil", bras tendu. Mais Dieudonné est surtout le révélateur, à travers son public, de la nouvelle haine anti-juive et anti-blanche que les antiracistes, qui s’indignent aujourd’hui, ont laissé prospérer au cœur des intouchables cités d’immigration. Ce désastre est le leur. Il est à regarder en face et non pas à dissimuler sous le tapis. 

 

Ce n’est pas par la censure que les idées se combattent. Ces procédés sont à laisser aux inquisiteurs et aux apprentis fascistes. Or, il y a longtemps que la gauche et ses médias ont trahi Voltaire en malmenant régulièrement la liberté d’expression, ce socle de notre civilisation. Une opinion peut être fausse, sotte, malsaine, dangereuse. Elle ne devrait pas, pour autant, être considérée comme un délit, à moins de croire à l’exorcisme. C’est pour cette raison que je me suis toujours opposé à la Loi Gayssot, aux lois mémorielles, à la pénalisation des pensées et des arrière-pensées. D’autant que l’internet ne permet plus ces mises au pas, sinon encore en Chine. Interdire Dieudonné, c’est multiplier son audience et accréditer sa posture antisystème, qui masque (mal) sa détestation de ceux qui ne lui ressemblent pas. Combattre le racisme et l’antisémitisme oblige à identifier ceux qui en sont les vecteurs, afin de les nommer, de les dénoncer, de leur demander des comptes, de les humilier publiquement. En cherchant à imposer une chape de plomb - vieux réflexe totalitaire  - le gouvernement mésestime la capacité de l’opinion publique à être son propre juge sur des propos déshonorants. Les Français ne sont pas des enfants : c’est à eux qu’il revient de juger Dieudonné et ceux qui, nombreux, viennent l’applaudir à ses spectacles. 

Ivan Rioufol, Figaro-blog du : 6 janvier 2014


Car enfin, était-ce la priorité des priorités dans un pays où les licenciements se succèdent à un rythme dévastateur ? Bientôt, le problème des retraites va à nouveau se poser, la Sécurité Sociale est également en ligne de mire, le pays s'enfonce un peu plus chaque jour dans le désastre économique mais la UNE de l'actualité se construit autour de ce personnage dont on fait une vedette au grand dam du monde du spectacle qui regarde faire ... muet et consterné.

Qu'est devenu Attilio Maggiulli durant ce temps ? Personne ne s'en préoccupe. Des théâtres ferment ou s'apprêtent à fermer, faute de subventions ... Seulement voilà ! 


Philippe Bilger Dieudonné ça suffit.jpg

Les priorités du gouvernement.jpg

05:37 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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