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21/11/2013

" fin de traque ? " ...

A CHAUD20/11/2013 à 20h27

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L’ADN l’a confirmé : l’homme gardé à vue depuis ce mercredi soir et le tireur de Libération ne font qu’un. Il s’agit d’Abdelhakim Dekhar, condamné dans l’affaire Rey-Maupin en 1998.

Un homme a été retrouvé dans une voiture, dans un parking souterrain de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) vers 19 heures, ce mercredi. Interpellé sans résistance « dans un état de semi-conscience », il a été placé en garde à vue.

Cette interpellation a eu lieu après la dénonciation d’un individu qui l’a un temps hébergé, à qui le gardé à vue aurait confié « avoir fait une connerie ». « L’hébergeur » est allé le signaler au commissariat de Courbevoie (Hauts-de-Seine).

Impliqué dans l’affaire Rey-Maupin

Le suspect Abdelhakim Dekhar a été condamné en 1998 à quatre ans de prison dans l’affaire Rey-Maupin (dite « tuerie de la Nation »). A l’époque, surnommé Toumi, il fréquentait les milieux d’extrême gauche.

Abdelhakim Dekhar, âgé de 48 ans, avait été accusé d’avoir fourni le fusil à pompe qui avait permis au couple Rey-Maupin de tuer un chauffeur de taxi et trois policiers en 1994. Libération lui avait consacré un portrait.

Dekhar dans les années 90
(Capture d’écran de « Faites entrer l’accusé » du 14 décembre 2003)

Selon Patricia Tourancheau de Libération, qui a suivi l’affaire Rey-Mapuin, et qui couvre toujours la police :

« La brigade criminelle n’a rien retrouvé en perquisition chez l’ami qui l’hébergeait à Courbevoie, ni la parka kaki qu’il portait lundi matin lors de sa tentative d’assassinat de notre photographe assistant César, ni la doudoune noire sans manches filmée lors de son intrusion armée à BFM-TV vendredi, pas plus que la veste anorak rouge enfilée dans la Twingo de son otage après ses tirs contre un bâtiment de la Société générale à La Défense. »

« Tout semble montrer qu’il a tenté de se suicider »

L’homme, interpellé dans un état comateux, n’est toutefois pas pour l’heure en mesure d’être entendu et la notification de ses droits a dû être différée. Il aurait ingéré des barbituriques et est gardé à vue dans un hôpital parisien.

Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, a donné une conférence presse exceptionnelle, peu avant 2 heures du matin :

« Tout semble montrer qu’il a tenté de se suicider. »

Ce matin, le ministre de l’Intérieur indiquait sur RTL que le tireur présumé avait laissé « un ou des courriers ».

Des lettres « confuses » évoquent « un complot fasciste »

On en sait davantage sur ces écrits depuis la conférence de presse qui a eu lieu ce jeudi, à la mi-journée.

Le procureur de la République de Paris évoque « une lettre de dernière volonté » au contenu testamentaire et une « seconde lettre non datée », dans laquelle Abdelhakim Dekhar évoque l’islamisme, la situation en Syrie et dénonce au fil de « raisonnements confus » un « complot qui viserait à faire revenir le fascisme ».

Le tireur de Libération s’en prend tour à tour « aux journalistes » et « médias qui participent à la manipulation des masses », aux banques, à « la gestion des banlieue », « au capitalisme » :

« La lettre se finit en citant un passage du “Chant des partisans”. »

Et « le vol noir des corbeaux sur nos plaines ».

En 1998, lors de son procès, précise encore le procureur, l’expertise psychiatrique faisait état de « discours fleuris révélateurs de tendances affabulatoires ».

« C’est long quinze ans ! »

Manuel Valls a également indiqué que le suspect était « probablement parti à l’étranger » depuis plusieurs années, ce qui expliquerait pourquoi les enquêteurs n’ont pas été en mesure de retrouver sa trace dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques.

Ce jeudi, au micro de France Inter, maître Emmanuelle Hauser-Phelizon, avocate de Abdelhakim Dekhar en 1998, se dit « totalement surprise » et « perplexe ».

« Je ne comprends pas qu’il resurgisse quinze ans après. C’est long quinze ans ! »


Il y a une dizaine d’années, Abdelhakim Dekhar se trouvait à sa connaissance « en Angleterre » :

« Il avait de la famille là-bas Ensuite je n’ai plus jamais eu de nouvelles. [...]

C’est quelqu’un qui n’est pas dans l’impulsion mais dans la réflexion. Tous ses actes ont toujours été raisonnés. [...] C’est pour ça que je ne comprends pas ses actes. [...] Mais il a une grande part d’ombre, cet homme. C’est quelqu’un que je n’ai jamais pu vraiment cerner. »

Alors que le parcours du tireur depuis sa sortie de prison s’éclaire petit à petit, Abdelhakim Dekhar est pour l’heure « audible » par les inspecteurs et détenu dans « un hôpital de la région parisienne » dont l’adresse est tenue secrète.

Source : Rue89 -

Quand je parle du peu de crédit que l'on peut apporter aux témoignages, cela se confirme.  " Il s'agit d'un homme au type européen " (sic). Il est clair que l'on voulait désigner l'extrême-droite alors que cette fois c'est un membre de  " l'ultra-gauche " qui est visé. Ce qui ne semble pas convaincre son avocate. Une chose est certaine, il fallait un coupable et vite ! Une fois de plus, je constate que l'on fournit l'identité et l'origine du supposé coupable avant qu'il soit jugé ! Est-ce que la gôche serait moins respectueuse du droit que la droite sarkozienne ? ... Avouez que ce serait le comble et cela ne me fait nullement plaisir à constater.

09:45 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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