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04/10/2013

Après la pluie, le beau temps ? ...

Il a fait un bel orage cette nuit sur Paris !  

Déjà en fin de soirée des trombes d'eau tombaient avec fracas sur le théâtre où je me trouvais, contraignant presque les comédiens à hausser le ton pour parvenir à se faire entendre. Heureusement, à la sortie, la pluie s'était calmée mais vers 01heure 45, l'orage très proche me tira de mon premier sommeil. Je me précipitai aussitôt en direction du modem afin de le débrancher. (nulle envie qu'il m'arrivât la même mésaventure qu'à Mickey !) L'incident fut de courte durée - quinze minutes tout au plus - et quand je n'entendis plus rien, je me relevai pour rebrancher l'installation bien sûr, mais pour me rendormir ... bernique !

Alors je repris la lecture de ce Journal littéraire de Paul Léautaud commencé il y a quelques jours : une merveille d'ironie misanthropique ! 

L'homme fut admiré mais haï tout autant. On supporte mal l'esprit quand on risque d'en être victime. Certes, dans son souci d'intégrité morale, le personnage fut parfois injuste. Je ne partage absolument pas son point de vue concernant Flaubert par exemple, qu'il cloue allègrement au pilori de son jugement à l'emporte-pièce. En revanche, je n'ai pu qu'applaudir son attitude quand il donna sa démission de la NRF qui avait censuré l'un de ses papiers par ce que je nommerai une veulerie journalistique (pléonasme). Son intransigeance lui fit perdre un salaire dont il avait pourtant grand besoin et là, je dis " chapeau ! " 

Cette attitude peut sembler ridicule aux yeux de la plupart car peu raisonnable mais elle déclenche mon entière admiration.

A force de concessions successives, acceptées et mûrement réfléchies, ce que l'on écrit ne veut plus rien dire. Par cette complaisance coupable, des situations se mettent en place faussant toute possibilité de jugement. Cette pente nous guette tous. On veut arrondir les angles, ne pas déplaire et surtout éviter de se faire des ennemis, par simple imprudence, goût du risque aussi parfois. Et l'honnêteté morale, dans tout ça ? ... Où donc est-elle passée ? ... Décidément, j'aime bien ce Paul Léautaud et puis, c'était un ami des chats, alors ! 

 

S. @ 

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11:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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