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30/09/2013

Aide-toi, et le Ciel t'aidera ! (notion périmée ?)

Agoravox pourquoi je n'aide pas les pauvres.jpg

Être pauvre ça n'existe pas, on n'"est" pas pauvre, on le devient, c'est le fruit d'un processus. On devient pauvre parfois dès la naissance, parce que la famille dans laquelle l'enfant arrive est elle-même devenue pauvre (On est pauvre par rapport aux autres, donc non, aucune famille n'a toujours été pauvre. Quand personne n'avait rien, personne n'était pauvre). Il est aussi possible de devenir pauvre plus tard dans la vie si on a pas "la chance" d'avoir un travail... La chance d'avoir un travail...

Une chance oui, mais pour qui ? Pour celui qui passe ses journées à faire un boulot de survie sous peine de ne plus pouvoir manger, se loger, nourrir sa famille, ou une chance pour ceux qui retirent des bénéfices colossaux de ce travail que ce soit directement ou indirectement.

  

La pauvreté n'est pas une fatalité, c'est un calcul pour nous faire accepter de travailler dans des conditions de plus en plus mauvaises et de perdre de plus en plus de nos "acquis sociaux" (qui ne sont plus si acquis que ça). Il existe d'ailleurs un indicateur économique le NAIRU déterminé par l'OCDE qui est le taux de chômage minimum pour un pays afin d'éviter une augmentation des salaires. Parce que, oui, quand il y a peu de chômage, les gens demandent de plus gros salaires (les ingrats) et nos petits salaires sont la garantie des grosses rentes des nantis.

A celui qui m'objecte qu'une augmentation des salaires provoque une inflation, je rétorque que s'il y a indexation des salaires sur l'inflation, je m'en fiche. Seuls les gens qui ont un énorme tas de monnaie se retrouvent dans la position désagréable de le voir fondre. Peu importe que mon café coûte 200€ si j'en gagne 200.000 par mois.

Je ne veux pas "aider les pauvres" ce qui reviendrait à accepter que ce qu'ils vivent est un état quasi naturel et à leur faire la charité, et dès lors à les placer de fait dans une position de soumission et de dépendance.

N'aidons pas les pauvres, luttons contre l'accumulation sans limite du capital !


Source : AgoraVox


OK ! mais ce n'est pas une raison pour les laisser crever non plus. La plupart des gens se détournent quand ils croisent " un pauvre " dehors. Cette vision a valeur de mise en accusation même si nous n'y sommes personnellement pour rien, si les responsables, les vrais resteront toujours invisibles. Eux ne descendent pas dans la rue, ils ont voiture et chauffeur. Quelle somme de passivité nous a t-il fallu pour en arriver là ? Pour qu'une telle situation puisse s'installer et fasse boule de neige ? J'ai connu une époque où l'on pouvait (en province) répondre à trois offres d'emplois en une journée, en sélectionnant à la base … J'ai eu ce triple choix quand j'ai commencé à travailler à l'âge de 16 ans. On n'exigeait aucun diplôme à l'époque, seulement la bonne volonté. Pendant que j'écris, quelqu'un (e) geint dehors en crachant ses poumons. Passablement imbibée semble t-il ? … Mon volet est encore fermé et par conséquent, je ne vois rien mais le son me parvient par la fenêtre entrouverte. Il suffit que j'en parle pour que cela cesse … elle a dû se traîner un peu plus loin. La France était un pays riche et nous ne comprenions pas très bien quand nous entendions cette affirmation. Maintenant, nous savons ce que cela signifiait comme on perçoit la santé quand on l'a perdue. Actuellement quelques mesures sociales sont annoncées (forcément, des élections se profilent à l'horizon) Pensent ils que nous sommes bêtes à ce point ? Durant ce temps, la dette se creuse un peu plus chaque jour. Ces dépenses qu'ils font en notre nom sans nous consulter au préalable mais qu'ensuite il nous faudra payer. Durant des années, on nous a répété que " la lutte des classes " était une notion obsolète, de même que la religion. Nous assistons à un retour de l'une comme de l'autre, ô combien renforcées !  Tant que l'homme ne décidera pas de prendre personnellement son destin en mains au lieu de s'en remettre aux autres, l'échec sera au rendez-vous. Fabriquer des assistés n'était pas une démarche innocente et les habitudes prises ne disparaissent pas du jour au lendemain.

Sur ce, bonne semaine à tous ! 

S. @

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