Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/09/2013

Y'a des fessées qui s'perdent - (des coups de pied au cul aussi !)

Bandeau le figaro.fr Femen crise.jpg

N.Dame.jpg Des feux follets médiatiques. Des Icare ayant papillonné trop près d'un miroir brûlant, grillées par leur Narcisse reflétant. Un an après leur arrivée en France et le battage autour de leurs «happenings» sein nus, le mouvement des Femen se disloque. Il «a fait pschitt», dit l'une des leurs, «discrédité à l'extérieur, explosé à l'intérieur». Depuis qu'elles sont officiellement timbrées, en prenant la figure le 16 juillet dernier de la Marianne française sur les vignettes postales, leur chute semble même s'être précipitée.

Après le temps des interrogations sur le mystère des origines et des amitiés troubles de ce réseau ukrainien frayant avec le pouvoir russe, sur leurs méthodes guerrières, avec leur centre d'entraînement au combat en plein Paris, est venu le temps des soupçons avec l'opacité de leur financement. Puis c'est l'heure du discrédit et des accusations, au sein même de leurs rangs, qui a sonné: elles n'auraient qu'un vernis d'idéologie, plus attirées par leur nombre d'occurrences sur Google et sur papier glacé que par la rage de leur «laïcité et liberté» à crier au monde, ces féministes articulées depuis l'Ukraine par un homme, un gourou, Viktor Svyatski. Fondateur du mouvement en 2008, cet Ukrainien quadragénaire tirait les ficelles de l'organisation. Décrit comme égocentrique et avide de pouvoir, il était craint de «ses filles» pour ses ordres et ses méthodes brutales.

C'est cette dernière révélation qui, dévoilée par l'Ukraine n'est pas un bordel, le film de Kitty Green présenté à la Mostra de Venise la semaine dernière, a porté l'estocade aux nymphes de l'arène. L'imposture vient de conduire la branche belge des Femen à annoncer sa dissolution. «Suite à des différends sur l'organisation interne du mouvement international Femen», a indiqué un communiqué.

Un tourment n'arrivant jamais seul, la justice française rattrape le mouvement ce vendredi. Neuf Femen - dont Inna Chevtchenko, leader du groupe - comparaissent devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour «dégradations dans un lieu de culte en réunion», après leur action dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris le 12 février dernier.

Elles avaient pénétré dans l'édifice religieux, fondues dans la masse des touristes, avant de se dénuder dans le chœur et la nef en criant des slogans contre l'Église. «Pope no more!» («Plus de pape!»), hurlaient-elles, entre autres, pour «fêter le départ du pape» Benoît XVI. À coup de morceaux de bois, elles avaient également fait sonner les 9 cloches flambant neuves, fabriquées et exposées pour le 850e anniversaire de la cathédrale, faisant sauter la feuille d'or fraîchement posée.

Le recteur de la cathédrale, Mgr Patrick Jacquin, est partie civile au procès. «Il demande 6 000 euros pour la réparation de la cloche “Marcel” et un euro de dommages et intérêts pour le préjudice moral, précise Me Laurent Delvolvé, avocat du plaignant. En portant atteinte à un tel symbole, leur vandalisme a choqué les catholiques mais aussi le monde entier.»

Selon l'entourage des Femen, les neuf mises en cause devraient être présentes au tribunal, faisant craindre aux magistrats «une audience agitée et des comportements provocateurs». D'autant qu'elles ironisent sur cette «chasse aux sorcières digne de l'Inquisition catholique», sur leur site Internet, et avertissent d'autres actions similaires à venir. Selon l'article du Code pénal 322-1, elles encourent cinq ans d'emprisonnement et jusqu'à 75 000 euros d'amende. Elles sont défendues par Me Patrick Klugman, avocat qui a été le conseil de SOS Racisme et de la féministe Caroline Fourest, proche des Femen. Laquelle les aurait «lâchées sur ce coup-là», affirme une ancienne Femen, «à cause de son amitié pour le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et Manuel Valls», qui avaient condamné cette action.

«Leur chute, leur destruction, je leur avais prédit», dit à regret l'une des chevilles ouvrières de leur «importation» en France. L'ambition alors était de trouver des activistes, des «sans-peur» pour un féminisme de terrain, un bras armé pour «corser le militantisme à la papa», pour «créer une nouvelle génération qui fracasse», dit-elle. Mais le «gap culturel» entre les blondes de l'Est et le réseau des insoumises à la française ont creusé les différences idéologiques et séparé les objectifs. «Les unes avançaient avec leurs tripes, les autres avec leurs seins», résume une des nombreuses «repenties» du mouvement. L'État-major avait mal casté ses recrues. «Elles ont manqué de puissance de feu et d'épaisseur, leur besoin d'être dans la lumière des médias a galvaudé et leur message et leur action», explique une ancienne. «À quoi s'est ajouté le mensonge, conclut une autre. La nouvelle de leur allégeance à un gourou a été dramatique et leur justification aujourd'hui d'avoir été sous emprise est bidon. Elles mentent sans cesse, ça ne marche plus pour personne, c'est fini, c'est trop tard.»

Les nouvelles menaces des «sorcières»

«Coïncidence ou pas, le vendredi 13 septembre 2013 à 13 heures, les activistes Femen seront jugées par le tribunal de grande instance dans la plus pure tradition de l'inquisition catholique», ironisent les Femen sur leur site internet à la veille du procès concernant leurs dégradations dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elles vont plus loin, en menaçant d'autres actions: «Femen promet en retour que les sorcières aux seins nus continueront de voler dans les environs et qu'elles prendront d'assaut les édifices religieux tant que la religion continuera de s'immiscer dans la vie publique et d'imposer sa morale. Nous continuerons d'exercer notre droit au blasphème pour écraser l'influence oppressante de la religion sur notre société libre. Cher chasseur de sorcières, monseigneur Jacquin, Femen vous fera face au tribunal ce vendredi 13, mais soyez bien sûr que nos balais nous reconduiront bientôt vers votre sainte cathédrale.»

Source : Figaro.fr

femen.jpg

11:48 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.