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18/08/2013

Mari et femme de Zeruya Shalev

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" Ne laissez personne régir votre vie. "


Ce livre risque peut-être, d'en conforter certains, déjà allergiques au mariage !

Nous y découvrons un couple, Naama et son mari Oudi ainsi que Noga leur fille âgée de 10 ans. Lui est guide touristique tandis que sa femme exerce une profession que l'on pourrait assimiler à l'activité d'une assistante sociale, son rôle consistant à placer des enfants nés sous X ... Rude tâche ! Pour gérer ces problèmes il faudrait avoir soi-même acquis une grande sérénité et ce n'est pas le cas. Bien au contraire. Crise de la quarantaine ? ... Cela y ressemble effectivement.

Dès les premières lignes, à cheval sur la première et seconde page, on trouve une phrase clé, " quand comprendras-tu qu'on ne peut jamais être sûr de rien ? " 

Toute la question est là, les vérités d'hier ne sont plus celles d'aujourd'hui et encore moins celles de demain. L'être humain se construit contre vents et marées, jour après jour et ce, jusqu'à la fin. Malheur à ceux qui sont frappés d'immobilisme ! 

Parfois l'auteur (e) se lance dans des phrases très longues, seulement ponctuées de virgules mais on ne perd jamais le fil tant le propos est actif, nourri de ressenti et  d'indubitable expérience. Le travail psychologique s'effectue intensément car ces êtres sont douloureusement à l'écoute d'eux-mêmes, la remise en question est permanente et l'examen des erreurs impressionnant. Au tout début, ce livre m'a irritée à tel point même que je crois l'avoir reposé assez vite, mis de côté comme je fais parfois puis ressorti quelques années plus tard. Là, ma curiosité a pris le dessus, mieux j'y trouvais parfois des explications à ma propre vie. Je ne dois pas être la seule en ce cas. Ensuite, une fois immergée pour de bon en cette lecture, je ne pouvais plus m'en extirper. Les vacances servent aussi à cela car ce n'est pas un ouvrage que l'on peut consulter par bribes. Quand il nous tient, il nous tient bien et n'est-ce pas finalement, ce que l'on demande à la lecture ? ... Personnellement, je sais qu'un livre était bon quand je commence à freiner mon rythme de lecture à la fin, histoire de faire durer le plaisir un peu plus longtemps et quand après l'avoir refermé, je me retrouve en manque. C'est ainsi que nait et s'installe la passion de lire ...

 

S. @

13:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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