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09/07/2013

Pour une femme de Diane Kurys - 2012 - (Durée, 1h.50)

Film français avec Benoît Magimel, Mélanie Thierry, Nicolas Duvauchelle, Sylvie Testud, Denis Podalydès ... 

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Il serait peut-être temps que j'écrive cette chronique de film, sinon je me connais ... elle va passer à la trappe ! Car il y a certains commentaires qu'il convient de mettre noir sur blanc, tout de suite, quand on est encore sous le coup de l'émotion. Après, cela devient de jour en jour plus difficile. C'est le cas ici semble t-il ? ... Tout d'abord, il faut que je précise que les histoires familiales des autres ont tendance à me mettre mal à l'aise ... Peut-être parce qu'il fut déjà assez difficile de vivre les miennes mais surtout parce que je pense que ça ne regarde personne et que préexiste un besoin d'exhibitionnisme quand on en fait part.

 Je connais une artiste, (un couple d'artistes devrais-je dire) qui affiche un déballage incroyable sur internet. Bref, ils racontent leur histoire telle qu'elle devrait se dérouler dans le meilleur des mondes. Pour les avoir approchés durant un certain temps, je sais que les choses ne se passent pas exactement comme ça.

C'est une sorte de " Qui a peur de Virginia Woolf " à l'envers ... " voyez comme nous sommes heureux ! "  En réalité, je le répète, c'est leur histoire, laquelle n'appartient qu'à eux et je désapprouve cet étalage (fictif de surcroît) mais revenons au film.

Qui n'a eu entre les mains une photo jaunie et s'est alors posé mille questions en ce qui concerne ce qui avait bien pu se passer à l'époque ? Voilà semble t-il, une démarche qui va tomber en désuétude puisque désormais tout le monde (ou presque) raconte, étale, (vrai ou faux) dans l'espoir de laisser quelque chose ... un témoignage, la preuve tout simplement que quelque chose a existé. (le plus souvent revu et corrigé par ...)

L'époque évoquée dans le film correspond à l'immédiate après-guerre, quand certains que l'on n'espérait plus sont revenus et que les traumatismes de ce qui fut en ont généré d'autres. Maintenant si on prend quelque recul, ce n'est qu'une vulgaire histoire d'adultère. " Maman a couché avec Tonton " - ce sont des choses qui arrivent et cocufier son époux avec le frère de ce dernier n'est pas exactement le genre de nouvelle à crier sur les toits. Sans la discrétion, chaque famille pourrait citer au moins un exemple comme celui-là !

Sinon, les acteurs sont excellents, le film d'une facture très classique, quant à la partie historique disons qu'elle se contente de servir de toile de fond. J'ai réprimé des larmes à la fin, c'est peut-être la raison pour laquelle aujourd'hui, je suis tant en pétard car je n'aime pas me faire piéger. Comme le mélo est un genre qui a toujours ses adeptes, allez-y et vautrez vous tout votre saoul dans cette compassion provoquée, si cela peut vous faire plaisir, je n'y vois aucun inconvénient. N'oubliez pas les kleenex ! 

S. @

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N.B. Je prévois que certains après m'avoir lue vont crier au scandale et plaider " la grande histoire d'amour " - ce qui, bien évidemment excuse tout. Je leur objecterai juste, qu'il ne manquerait plus que l'on couchât avec les gens que l'on n'aime pas ! 

15:58 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

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