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30/05/2013

Il pleut ... (des compliments aussi)

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POLITIQUEDans un entretien à France Culture Papiers, Michel Rocard tire le bilan de la première année de mandat de François Hollande. Et l'ancien Premier ministre n'est guère complaisant.

Il se présente comme un "socialiste suédois égaré en France depuis cinquante ans". Dans une interview publiée dans la revue trimestrielle France Culture Papiers qui paraît ce jeudi, l'ancien Premier ministre, Michel Rocard, tire à sa manière le bilan de la première année du quinquennat Hollande. Revenant sur la campagne électorale de 2012, Michel Rocard regrette qu'elle ait été "marquée par une indifférence à la vraie économie, puisque le programme (socialiste) était, stupidement et de manière incompétente, optimiste (...) C'est une absurdité, un héritage de l'ancienne façon de penser de la gauche. Jamais la véritable social-démocratie n'aurait fait cela".

"Pour autant", concède-t-il, "on ne peut pas dire que François Hollande pratique le mensonge en politique. Seulement, il le pratique par inadvertance". Pour lui, "la parole écrite, les textes fondateurs, la conscience d'une réalité qui s'aggrave, la façon de laisser se négocier un accord entre patronat et syndicats encouragé par l'Etat, tout cela est social-démocrate dans sa problématique comme dans sa méthode". Néanmoins, déplore-t-il, "il reste encore beaucoup trop d'archaïsmes et de centralisme à combattre".

Hollande, héritier de la gauche centralisatrice et étatique

Michel Rocard salue en François Hollande un "homme loyal, droit et intègre (...) mais il n'est pas très compétent en économie (...) c'est le rôle de son entourage de l'y aider". "En réalité", poursuit l'ancien Premier ministre, "il est beaucoup plus l'héritier de la gauche centralisatrice, étatique. Mais il y a chez lui une sorte d'attraction vers une pratique sociale-démocrate. Le choix de son entourage l'illustre parfaitement".

Au cours de cet entretien, il retrace également son parcours intellectuel depuis la Libération, ses différents combats, ses relations avec François Mitterrand, et analyse enfin les bouleversements du monde actuel. Revenant sur ses relations en tant que Premier ministre de François Mitterrand, Michel Rocard réfute toute "haine" entre eux. "Je n'aime pas la haine, je ne la pratique pas, c'est fatiguant, mobilisateur d'énergie, bête. Nous étions simplement différents jusqu'à l'antagonisme dans la façon de réfléchir et de travailler".

Il fustige également le "court termisme" de l'époque actuelle. "Nous sommes soumis à une exigence de court terme partout (...) Notre survie", conclut-il, "exige que nous sachions, tous ensemble, journalistes compris, donner la priorité au temps long, à la compréhension des mécanismes plutôt qu'à l'événement".

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Dieu est mort ! reste la pluie ...

07:18 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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