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22/05/2013

Suicide à Notre Dame

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" Historien et essayiste de l’extrême droite, Dominique Venner, 78 ans, s’est suicidé, hier après midi, d’une balle dans la bouche devant l’autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris. «Un geste de désespoir autant qu’un geste politique, explique un proche. Dominique Venner se savait condamné par une longue et douloureuse maladie, mais il a voulu donner un sens à sa sortie.» La présidente du Front national, Marine Le Pen, a aussitôt rendu hommage à un «geste éminemment politique pour tenter de réveiller le peuple de France».

Sur son blog, il écrivait le jour de sa mort que le combat du «printemps français» ne pouvait se cantonner à la lutte contre la loi Taubira mais devait aussi livrer bataille «au grand remplacement» dénoncé par l’écrivain Renaud Camus, proche du FN. Une expression pour signifier, selon les deux auteurs, la fin du «peuple français»,submergé par une immigration massive. «Il faut bien voir qu’une France tombée au pouvoir des islamistes fait partie des probabilités», poursuivait-il.

Moine soldat. Ce n’est pas un hasard si ce païen revendiqué, admirateur de Rome et d’Athènes, pourfendeur du christianisme comme «religion universaliste», a choisi malgré tout de se donner la mort en un lieu emblématique de la civilisation occidentale et chrétienne. «Il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin, que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartientd’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien», écrivait-il hier sur son blog. Qualifié de moine soldat, de personnage souvent austère par ceux qui l’ont côtoyé au sein de cette mouvance politique, Dominique Venner a cherché à inscrire sa fin dans la continuité d’un combat politique radical entamé dans les années 50. Ce fils d’un architecte membre du PPF collaborationniste de Jacques Doriot, fait alors partie des fondateurs de Jeune Nation. Engagé volontaire en Algérie au sein d’une unité parachutiste, il participera ensuite à la structuration de l’OAS. Ce qui lui vaudra dix-huit mois de prison à la Santé.

A sa sortie, il rédige un petit opuscule Pour une critique positive,inspiré du Que faire ? de Lénine, et qui pose les bases des combats modernes de l’extrême droite, rebaptisée plus tard «Nouvelle droite». Il fonde alors le journal Europe Action, et apparaît dans les cercles dirigeants de la Fédération des étudiants nationalistes. Il se rapproche plus tard du Grece et abandonne toute activité politique dans les années 70 pour se consacrer à ses écrits. Passionné de chasse, il était l’auteur d’une encyclopédie en 12 volumes sur les armes à feu.

Militants. Hier soir, une trentaine de militants d’extrême droite lui rendaient hommage sur le parvis de Notre-Dame. Parmi eux se trouvaient le député-maire d’Orange, Jacques Bompard, Julien Rochedy, responsable du Front national de la jeunesse et Frédéric Chatillon, ancien patron du GUD et proche de Marine Le Pen."

Christophe Forcari (Libé)

Je n'ai pas voulu commenter cette information " à chaud " me disant qu'il était inutile d'ajouter une somme supplémentaire de bêtises à toutes celles qui allaient immanquablement être proférées, un acte suicidaire quelque soit celui qui le commet, méritant le respect.

Les circonstances quant à elles sont plus contestables …

Qu'un écrivain veuille partir par la grande porte ne surprendra personne. Ici, le geste irréparable est plus que théâtral ! Choisir Notre Dame de Paris comme scène du crime que l'on commet sur soi, entache quelque peu l'image que l'on veut brosser, car aux yeux des croyants, il y a violation (profanation) évidente d'un lieu saint, peu fait pour abriter ce genre de dérapage, la religion condamnant le suicide qui est une remise en cause de la " volonté divine. "   

Que le Front National et Radio Courtoisie se ruent immédiatement sur l'événement pour en faire l'apologie ne surprendra personne. Ils tiennent leur héros, leur Mishima occidental !

A contrario, qu'une presse dite de gauche (mais qui s'en souvient rarement) veuille minimiser l'information en affirmant qu'il s'agit de l'acte désespéré de quelqu'un qui se savait condamné n'est pas fait non plus pour nous surprendre … 

La référence à Heidegger est selon moi plus parlante quand on sait quelles options furent celles de ce dernier. Tout cela s'inscrit dans la ligne droite d'une monomanie voulant qu'une vie particulière (puisque la sienne) ait une quelconque signification, en un monde qui perd un peu plus, de jour en jour, ses repères idéologiques.

Ite missa est.

09:30 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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