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23/04/2013

Blanche nuit de Fabrice Sébille

2012 - Durée : 1h.30 - Polar français avec Fabrice Abraham, Delphine Rollin, Pascal Demolon ...

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L'affiche faisait espérer un remake de polar des années 50, bien noir avec un maximum de suspens : bernique ! Nous héritons d'une caricature de film à la Jean-Pierre Mocky en plus loufoque et plus maladroit surtout. Il faudra donc accueillir les gags lourdingues au possible avec une acceptation au 75ème degré ! Bon, cela dit, rien d'insupportable une fois le principe admis. Mais que diable François Berléand est-il allé faire en cette galère ? … Avait-il au préalable confié ses économies à Goldman Sachs pour justifier la signature d'un tel contrat ? La Malice, c'est lui - ennemi public n° 1 - dont le rôle est tout juste celui d'un figurant … La panouille par excellence !  Sinon, tout (ou presque) se passe de nuit dans un commissariat où une bande de chaussettes à clous joue les bras cassés. 

Assez irréaliste cette ascension du jeune flic sans avenir qui deviendra en un temps record vedette à l'Olympia après un détour par le squat de ces traîne-savates qui se prennent pour des artistes, couverture leur servant à militer sous le nom évocateur de Poing Noir. Ils en font tous des tonnes et en complet décalage. Le premier moment de surprise passé, le public se marre puisqu'en fin de compte, mieux vaut assumer du moment qu'on est là. L'aventure ne nous laissera pas un souvenir impérissable mais il est évident que les comédiens eux n'ont pas l'air de s'embêter même si (sans attendre quelques années) ils ne seront peut-être pas particulièrement fiers de ce qu'ils ont fait. 

Après ce premier long métrage, Fabrice Sébille va avoir intérêt à changer radicalement de style et vite, s'il ne veut pas que cette réalisation lui colle aux basques comme un vieux chewing-gum. Cela dit, nonobstant tout ce qui précède, personne n'a quitté la salle avant la fin, preuve que malgré tout, le résultat se laissait voir et puis dehors, il y avait du soleil, beau contraste qui justifiait tout. 

S. @

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07:52 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

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