Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/04/2013

2 films, sinon rien !

belle-endormie.jpg

Soyons un peu sérieux, revenons sur terre avec les deux films vus durant la semaine écoulée. Tout d'abord, " La belle endormie " qui n'est pas tout à fait la version moderne de " La belle au bois dormant " revue et corrigée par ... mais l'examen d'un problème de société qui, lui aussi en divise beaucoup, celui de l'euthanasie. A l'origine, un fait réel survenu en Italie, l'histoire d'un père qui au bout de 17 ans a décidé de débrancher sa fille laquelle se trouvait sans nul doute dans un coma irréversible. On pense du même coup à un certain homme célèbre israélien que la religion, la politique aussi, obligent à maintenir en cette forme de vie artificielle. Est-ce bien raisonnable puisque nous savons que passé un certain délai le cerveau est irrémédiablement touché ? Le thème du film a bien entendu une signification qui va au delà de ce à quoi nous assistons et ce n'est pas par hasard si l'action se déroule en ce pays où le Vatican a quand même une large influence sur le comportement de tous, croyants ou non. Trois histoires vont se dérouler avec à leur suite un lourd chapelet de perturbations. 

Isabelle Huppert est magnifique dans ce rôle de mater dolorosa qui sacrifie sa carrière d'actrice aussi talentueuse que célèbre pour mieux se consacrer à sa fille d'une beauté à couper le souffle, laquelle se trouve sous respiration artificielle. 

Un sénateur (rôle tenu par Toni Servillo) est personnellement et publiquement au coeur du problème car le parlement italien s'apprête à débattre d'un texte à ce sujet. Or lui et sa fille ne se situent pas dans le même camp face au drame familial. 

Enfin un médecin (Piergiorgio Bellochio) va s'éprendre d'une héroïnomane et la sauver in extremis du suicide ce qui permettra à ce film de finir malgré tout sur une note d'espoir. Difficile d'adopter un point de vue tant que l'on n'est pas soi-même concerné. Au pied du mur, peut-être agirions nous à l'inverse de nos théories en la matière, comment savoir ? ... et nous préférons ne pas avoir à y répondre.


" La bella adomentata " 2012 - 1h.50 - Drame franco-italien de Marco Bellocchio avec Isabelle Huppert, Toni Servillo, Alba Rohrwacher ...

 

                                                                          oOo

 

affiche-temps-aventure.jpg

Une seule histoire ou presque au coeur de cet autre film " Le temps de l'aventure " qui est celle d'une rencontre inattendue. Tout commence dans un train : regards échangés entre un homme et une femme. Jusque là, rien que de très banal or Alix n'est pas n'importe qui, c'est une comédienne de théâtre qui, à ce titre a tendance a donner plus d'importance à de simples petits faits. En outre, elle est actuellement pour de multiples raisons, sur le qui-vive. Les complications ont la fâcheuse habitude de s'ajouter les unes aux autres, c'est bien connu !  Son boy-friend lui fait étrangement défaut et elle n'est plus sûre de rien. L'homme dont elle a croisé le regard va l'aborder pour lui demander un renseignement et incroyablement elle va le suivre, se rendre sur les lieux. Il s'agit d'une église où se déroule une cérémonie d'enterrement. Il va la reconnaître bien sûr, sa présence l'intriguer et c'est là que tout va commencer. Encore plus qu'Emmanuelle Devos qui est comme chacun sait une excellente comédienne, le jeu parfait de Gabriel Byrne est impressionnant de justesse car s' il ne fait presque rien, tout étant intériorisé en revanche, tout se devine sur son visage. Décidément ces acteurs anglais (*) ont beaucoup à nous apprendre ! 

Tout à la fois comédie de moeurs et film dramatique (ce n'est surtout pas un mélodrame comme je l'ai lu quelque part ! ) cette rencontre qui bouscule nos habituels principes ... ( Vous connaissez beaucoup de femmes qui se lancent dans une filature avant d'aller rejoindre un inconnu à l'hôtel ? ... ) cette histoire d'amour dont la suite est offerte à notre imagination échappe aux critères d'appréciation habituels. On savoure par conséquent cette parenthèse amoureuse de bout en bout. A voir et même revoir si cela est possible ! 

(*) irlandais ... après vérification. Sorry -

2012 - 1h.45 - Comédie dramatique franco-irlando-belge de Jérôme Bonnell avec Gabriel Byrne, Emmanuelle Devos, Gilles Privat.

S. @

15:31 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.