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24/03/2013

Quand la religion équivaut à de la barbarie ...

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Septembre 2012. Le sacrifice des innocents à l’occasion des fêtes n’est pas une fatalité. Au contraire, à l’opposé de leur symbolisme, One Voice vous explique pourquoi il doit être remis en question.

Chaque année, les fêtes juives, chrétiennes et musulmanes génèrent l’exécution en masse d’ovins au nom de la religion, de la culture ou de la tradition. Pourtant, la souffrance, la violence et le sang sont à l’opposé des messages de joie, de paix et d’amour que portent Pessah pour les juifs, Pâques pour les chrétiens et l’Aïd el-Kebir pour les musulmans. C’est pour éclaircir ce paradoxe que nous avons décidé de nous pencher sur les origines de ces pratiques.

Origine commune : le sacrifice d’Abraham

Le sacrifice d’Abraham représente un épisode essentiel des trois religions monothéistes. Pour la religion juive, il symbolise l’Alliance entre l’homme et Dieu qui est évoquée lors de la fête de Roch Hachana et lors de la fête de Pessah. Pour la religion chrétienne, il annonce le sacrifice du Christ et la Nouvelle Alliance célébrée à Pâques. Pour la religion musulmane, il donne le modèle du vrai musulman, « celui qui se soumet » à Dieu, Islam, et est rappelé lors de la fête de l’Aïd. Au-delà de leur différence, les trois religions ont en commun l’interprétation symbolique de cet épisode et sa perversion conduisant à la mise à mort d’ovins pour sa célébration.

Perversion du symbolisme

La perversion du symbolisme du sacrifice d’Abraham se situe dans son adaptation. Le « sacrifice » au sens strict du terme signifie « rendre sacré ». C’est restreindre ce mot que de l’associer exclusivement à la mort. Ce qui est sacré dans l’épisode de la Genèse, ce n’est pas la mort du bélier, c’est le lien d’Abraham avec Dieu. La grande fête du mouton musulmane, l’Aïd el-Kebir, qui commémore le plus directement le sacrifice d’Abraham, s’éloigne de ce concept en voulant reproduire la mort du bélier. De même, la consommation traditionnelle de viande d’agneau à Pessah et Pâques annihile le symbolisme de l’agneau dans ces fêtes juive et chrétienne. L’agneau est un signe d’appartenance au peuple élu chez les juifs, et le symbole de la victime innocente chez les chrétiens. Le sacrifice de l’agneau pascal a disparu avec le Temple de Jérusalem et le sacrifice du Christ est commémoré dans l’Eucharistie. Le fait que la consommation de viande d’agneau double durant ces deux fêtes n’a de lien ni avec le sacré, ni avec le symbolisme.

Disparition du sacré

La perversion du symbolisme du sacrifice du mouton ou de l’agneau entraîne la disparition du sacré. Quiconque a assisté à une mise à mort, que ce soit dans un abattoir halal ou non est en peine d’y trouver une dimension sacrée. Le sacrifice ancien était indissociable du rite. Or celui-ci est devenu impossible de par l’évolution de la société moderne. Le rite a été remplacé par l’abattage cruel d’animaux qui ne sont plus des victimes sacrificielles mais des victimes tout court. Le sacrifice d’Abraham était un « holocauste », c’est-à-dire que le bélier sacrifié n’a pas été consommé mais entièrement consumé. Or toutes les fêtes que nous avons évoquées sont prétextes à la consommation. Nul besoin d’être religieux, théologien ou autre sommité pour affirmer que Dieu, quel que soit son nom, n’a que faire du sang et de la chair. En revanche, le sang et la chair sont symboles de ripailles pour beaucoup d’êtres humains, croyants inclus. Nous pouvons ainsi affirmer que si les sacrifices sanglants, rituels ou traditionnels, générés par les fêtes religieuses précitées, s’étaient calqués sur l’holocauste décrit dans le sacrifice d’Abraham, il y aurait longtemps qu’ils auraient disparu. Tout simplement parce que, outre la gêne que cela aurait occasionnée dans notre société, ils n’auraient pas été rentables !

Le véritable symbolisme

Le choix du mouton ou de l’agneau dans les trois religions monothéistes n’est pas anodin. Quels êtres sont aussi doux et inoffensifs ? Quels êtres peuvent symboliser la non-violence, l’innocence et la pureté qui plaisent à « Dieu » mieux qu’eux ? Quels êtres peuvent symboliser l’Amour, avec un grand A, mieux qu’eux ? En effet, le sacrifice, le vrai, est celui qui est dicté par l’amour, et c’est celui-là seul, si l’on veut utiliser un vocabulaire religieux, qui sied à Dieu. Oui, le symbolisme d’Abraham est celui du croyant qui aime Dieu, sa création et ses créatures. C’est le cœur du fidèle qui se purifie de toute tache, de toute mesquinerie, de toute atteinte à la Création. C’est celui qui purifie son cœur et qui, humble, se prosterne devant ce grand mystère qu’est la vie. Ce n’est pas celui qui tue un innocent par profit, ce n’est pas celui qui lave son âme dans le sang. Il est beaucoup plus facile de « sacrifier », « consommer » un animal que de « sacrifier », «consumer » ses faiblesses au profit d’un soi meilleur.

Jusqu’à quand ?

Quelles que soient ses croyances, chaque être participe intimement au mystère de la vie. C’est là que se situe la sacralité des fêtes de Pessah, Pâques et de l’Aïd el-Kebir : ce sont des fêtes de joie de vivre, de célébration de la liberté, de l’amour et du renouveau. Pourquoi les souiller des râles de l’agonie, du désespoir et de la souffrance d’innocents, au nom de la consommation, du profit et du commerce ? Cessons de nous voiler la face : si aucune alternative symbolique n’a été proposée au sacrifice de ces milliers d’animaux, ce n’est pas par « piété », mais bien parce qu’il sert les intérêts des hommes. S’il est un dieu qui agrée l’exécution de milliers d’agneaux chaque année, il a un nom et un seul : LE PROFIT. Alors jusqu’à quand tolérerons-nous l’intolérable ? Jusqu’à quand fermerons-nous les yeux sur l’exécution d’innocents au nom de la religion, de la tradition ou de la culture ? Jusqu’à quand fermerons-nous notre cœur ?

Source : One Voice

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08:35 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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