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18/01/2013

Algérie, après le survol de son espace aérien ...

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L’armée algérienne aurait réussi à libérer 600 Algériens et quatre otages, mais au prix d’un assaut qui a fait une cinquantaine de morts dont une majorité d’otages à In Amenas, selon un islamiste. L’armée ne maîtrisait hier soir qu’une partie du site.

 

Il n’y a pas eu de délai de grâce, ni de négociations poussées avec les terroristes qui s’étaient emparés mercredi d’un gigantesque complexe gazier, en plein Sahara, faisant des centaines d’otages, dont au moins 41 étrangers.

L’armée algérienne, qui avait encerclé le complexe dès les premières heures de la prise d’otages, est intervenue hier. Seule certitude, alors que la confusion régnait sur le terrain, hier soir : il y a eu de nombreux tués dans l’assaut.

On évoque le nombre de 6 à 34 morts parmi les otages, ainsi que celle de plusieurs terroristes. Mais aucun bilan, ni même aucun récit crédible de ce qui s’est passé, n’était disponible de source officielle dans l’immédiat après l’intervention algérienne. Selon la préfecture régionale, seul le « site de vie », où se trouvaient la majorité des otages, était neutralisé cette nuit tandis que les forces de sécurité encerclaient encore l’usine du complexe. Quatre otages – un Français, deux Britanniques et un Kényan – ont été libérés lors de l’assaut, selon l’agence algérienne APS, qui a également annoncé la libération de 600 otages algériens. Le commando essayait « de transporter une partie des otages vers un lieu plus sûr », selon un porte-parole du groupe terroriste, cité par l’agence mauritanienne ANI, lorsque l’armée algérienne l’a bombardé, tuant 34 otages et 15 ravisseurs. « Sept étrangers étaient toujours en vie après le raid (trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique) , mais leur survie est compromise par la poursuite de l’assaut », expliquait cet islamiste, d’après lequel « des avions de combat et des unités au sol ont entamé une tentative pour prendre de force le complexe ». La télévision publique algérienne parlait hier soir de « trois morts » parmi les otages.

Devant la « situation confuse qui évolue d’heure en heure », le président François Hollande a dit faire « toute confiance aux autorités algériennes » pour gérer la crise.

Polémique

Le Premier ministre britannique David Cameron s’est montré moins compréhensif. « Le gouvernement algérien est au courant que nous aurions préféré être contactés à l’avance », a-t-il fait dire. Pour sa part, Washington a fait part de son inquiétude « au sujet des informations sur des pertes en vies ». Le gouvernement japonais a demandé dans la journée à celui d’Alger « l’arrêt de l’assaut ».

Une fois que le bilan de cette opération, qui s’annonce lourd et dramatique, aura été fait, il faudra se pencher sur les failles qui ont permis l’intrusion du commando islamiste. Les assaillants affirment être venus du Mali, situé à plus de 1 200 km de là, mais le ministre algérien de l’Intérieur a estimé mercredi qu’ils étaient venus de la région proche. Hier soir, il rectifiait : le commando serait venu de Libye. Selon plusieurs observateurs, une opération aussi complexe a été montée de longue date, bien avant l’intervention française au Mali, même si elle est présentée comme la première action de représailles à cet engagement. « Cette prise d’otages demande une préparation. Très clairement, il a fallu plusieurs semaines pour acheminer des moyens, des hommes, il a fallu des repérages », souligne Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense et sénateur de la Meuse, ajoutant que l’intervention française au Mali a peut-être été « un déclencheur », mais qu’on ne peut « pas imaginer qu’en moins d’une semaine, une telle prise d’otages ait pu être conçue par une filiale d’al-Qaïda ou Aqmi ». Pour lui, « en tout état de cause, c’est un objectif qui avait été préparé. » Le but de cette action, selon l’ancien ministre, c’est de « montrer qu’ils sont présents partout, que la zone sahélienne, de la Mer Rouge à l’Atlantique, est sous leur influence ».

L’Algérie se retrouve désormais en première ligne du front antiterroriste et au cœur d’une polémique sur la brutalité de sa réaction. Mais pouvait-elle échapper à une confrontation directe ?

Abu al-Baraa al-Jazairi était, selon une agence de presse mauritanienne, à la tête du commando à In Amenas. Il figurerait parmi les tués de l’opération militaire.

 

Source : Le Républicain Lorrain.

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10:51 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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