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31/12/2012

Lucidité nocturne ...

Il paraît que ce soir, nous aurons droit aux voeux présidentiels. Bon courage ! ...

Situés dans le contexte actuel, ces derniers seront creux n'en doutons pas et les français les recueilleront sans illusion aucune. 

Quelques cautères vont ainsi être posés sur des jambes de bois.

On aime s'illusionner en période de fêtes mais ne risque-t-on pas de le regretter amèrement ensuite ? Aussi, vous proposerai-je de lire plutôt ceci, le texte fut écrit le 22 décembre (au lendemain de la fin du monde ...) mais reste cependant d'actualité,

 

Aujourd’hui en cette veille de Noël, j’aimerais tant évoquer d’autres sujets que l’économie. Les Français ont envie de penser à autre chose, de préparer les fêtes pour s’évader de la grisaille quotidienne et pourtant, je veux encore une fois insister.

On nous faire croire pour mieux nous endormir que la crise serait une fatalité, une sorte de tempête qui s’abattrait sur le pays, contre laquelle on ne pourra rien. Il suffirait d’attendre l’accalmie puis l’éclaircie.

Les gouvernements ne seraient là finalement que pour adoucir à la marge les effets de l’orage.

Bien évidemment tout cela est faux. Cela ne sert qu’à empêcher le peuple de se réveiller, qu’à permettre aux décideurs de continuer la même politique sans avoir à rendre de comptes et surtout sans remettre en cause les avantages financiers qu’en retirent certains.

Les gouvernements passent et le cap est malheureusement tenu, même si de plus en plus d’experts reconnaissent que nous nous dirigeons collectivement vers une impasse. Les évènements de cette dernière semaine le prouvent.

On apprend ainsi que les régimes de retraite ne seront pas équilibrés dans quelques années, comme pourtant on nous l’avait promis lors de la grande réforme de 2010. La raison en est simple : l’effondrement de l’emploi dans notre pays lié aux délocalisations massives et aux politiques d’austérité budgétaire totalement contre-productives.

Lors de la discussion au Parlement du traité de stabilité, j’avais très clairement mis en garde le gouvernement sur l’hérésie économique qui consiste à brutalement appuyer sur le frein quand la voiture France roule sur une plaque de verglas.

Je me souviens du mépris affiché de Pierre Moscovici et du regard naïf des députés socialistes qui croyaient en cette fable de la réduction à 3% du déficit budgétaire. Ce qui devait arriver est arrivé.

La politique fiscale socialiste et les mesures prises dans tous les pays européens sous l’influence du dogmatisme inadapté de Mme Merkel ont cassé la croissance et donc réduit les recettes fiscales et sociales.

L’INSEE vient d’annoncer que la croissance française sera au mieux de 0,1% en 2013 contre les 0,8% prévus et encore ce chiffre reste très optimiste. Cela veut dire 50 000 chômeurs de plus par mois dans notre pays, soit l’équivalent de la population active de Grenoble et environ 600 000 chômeurs de plus pour 2013.

Notre société déjà très fragilisée pourra difficilement subir un tel choc d’autant que la fuite des activités s’accélère sous la pression d’un nivellement fiscal, social et environnemental par le bas à l’échelle du monde. Ce libre-échange déloyal, cette mondialisation sauvage remettent en cause notre modèle de société et notre civilisation.

Le choix est aujourd’hui très simple : soit nous nous résignons à devenir un parc de loisirs à vocation historique composé de sous-emplois tertiaires bas de gamme avec une petite élite mondialisée qui, elle survivra et « tiendra » de manière autoritaire le pays, soit nous réagissons en menant une vraie politique de redressement national.

J’ai détaillé 100 fois cette autre politique qui, contrairement à ce que répètent en boucle sur les antennes les chiens de garde du système, est tout à fait possible à mettre en œuvre :

Rétablir la loyauté de l’échange par le protectionnisme intelligent qui inspire toutes les puissances qui gagnent dans la mondialisation (Chine, Corée du Sud, Brésil…).

Baisser les charges des PME qui investissent sur notre territoire (ma proposition de la présidentielle qui consistait à diviser par 2 l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français serait infiniment plus efficace que le crédit d’impôt du gouvernement socialiste).

Mettre en œuvre à l’échelle européenne par des coopérations à la carte des grands programmes de recherche scientifique (voiture verte, panneaux solaires d’avenir, lutte contre le cancer…).

Et enfin retrouver la maîtrise de la création monétaire pour pouvoir emprunter à 0% auprès de la Banque de France et éviter de payer des intérêts aux banques privées qui essorent nos Nations. A cet égard, je me suis réjouis ce matin d’entendre Mr Rocard dire ce que je répète depuis des années, si la France depuis 1973 avait continué comme avant à emprunter à la Banque de France, sa dette aujourd’hui ne serait que de 17% du Produit Intérieur Brut et nos budgets seraient beaucoup moins déficitaires.

Espérons que pendant cette période des fêtes, même si les Français veulent oublier à tout prix la dureté des temps, qu’une prise de conscience collective se fera. Car c’est le préalable à tout.

Dans l’Histoire la vérité triomphe toujours à un moment. Espérons que pour la France cela ne sera pas trop tardif. Alors continuons ensemble inlassablement le combat.

NDA

(vous savez ? ... ce monsieur qui n'emporte chaque fois qu'un faible taux de suffrages car il dit la Vérité)

Bandeau le blog de NDA Pour une vraie politique de redressement national.jpg

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02:20 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

30/12/2012

Pas de tournant, pas de ligne droite : " quand c'est flou, y' a un loup " ...

L'Humanité.fr radicalisation.jpg

3363217458.jpg« Tournant » ou pas « tournant » ? Depuis six mois, le gouvernement semble engager une « révolution copernicienne » qui tourne le dos à une réelle politique de gauche. Un cap social-libéral qui s’aggrave avec le temps, trouvant son origine dans les contradictions du programme de François Hollande. Pour le politologue Rémi Lefebvre : "La radicalisation à gauche du pouvoir se fera par réalisme, pas par idéologie".

 

Huit mois après son accession au pouvoir, y a-t-il chez François Hollande un hollandisme qui 
lui serait propre, ou la définition de sa politique doit-elle emprunter d’autres références ?

Rémi Lefebvre. S’il y a un hollandisme, c’est un pragmatisme, il n’est pas un idéologue – il n’a d’ailleurs pas de texte fondateur, alors qu’il a été à la tête du PS durant plus de dix ans. Il y a chez lui une forme de syncrétisme, 
de synthèse d’éléments disparates qui empruntent tout autant 
à Chevènement qu’à la deuxième gauche, voire à la première, doublé d’un côté radical-socialiste, 
et incontestablement social-libéral sur le plan économique. Son obsession du point d’équilibre choque beaucoup à gauche car, 
en huit mois, il n’y a eu aucune réelle rupture, seulement 
des inflexions sur le plan économique de prime abord. 
Or la tradition d’un gouvernement de gauche au pouvoir, c’est 
de marquer des ruptures.

Même sur le sociétal, le mariage 
pour tous n’est pas sa conviction selon vous ?

Rémi Lefebvre. Je crois qu’il n’a pas 
d’idées très arrêtées sur un certain nombre de sujets, mais qu’il cherche à apaiser la société, 
en vraie rupture, là, avec le mandat d’hystérisation de la société 
qui fut celui de Sarkozy. Il a 
une approche non idéologique 
des questions, veut passer des réformes dans une espèce d’harmonie. Avec le risque 
de déplaire à tout le monde ; 
on le voit quand il entend rester 
au milieu du gué concernant 
la procréation médicalement assistée (PMA). Hollande incarne en somme une gauche complexée, on l’a vu à propos de Depardieu par exemple, face à une droite décomplexée. Il est pris entre des injonctions contradictoires, alors que, sur ces thèmes, il n’a aucune excuse pour ne pas agir, contrairement aux questions sociales où la crise, le critère 
des 3 % de déficit, permet 
une rhétorique des contraintes.

Comparé au programme sur lequel il a été élu, assiste-t-on à différents reculs ?

Rémi Lefebvre. Sans doute le pacte de compétitivité et la thématique du coût du travail, absolument pas inscrits à son programme, marqueront-ils un vrai tournant 
du mandat. Tournant qui correspond à ses aspirations profondes : dès la fin des années 1980, quand il enseignait à Sciences-Po avec Pierre Moscovici, c’était un social-libéral assumé. Il ne croit globalement pas à l’économie administrée, il est pour une politique de l’offre. Ce fut subtilement 
mis en suspens durant la campagne, où il insista au contraire sur 
des marqueurs de gauche, comme la tranche de l’impôt sur le revenu à 75 % qui a joué un rôle très important dans sa victoire, 
en donnant l’illusion qu’il pouvait incarner une forme de volontarisme.

Est-il alors social-démocrate ?

Rémi Lefebvre. Je ne crois pas. Dans le modèle allemand ou scandinave, les forces sociales sont très organisées, les forces syndicales capables de peser sur le patronat. Or aujourd’hui, on le voit avec la négociation sur le marché du travail, nous ne sommes pas dans le donnant-donnant social-démocrate qui aurait été de conditionner 
le crédit d’impôt (Cice) du pacte 
de compétitivité à des embauches.

Le centre de gravité ne s’est-il pas déplacé avec des parlementaires 
qui prennent, sur l’amendement 
dit des pigeons ou la PMA, 
le contre-pied de l’Élysée ?

Rémi Lefebvre. C’est encore timide, il y a eu l’appel de la Gauche populaire, des députés qui voulaient conditionner l’octroi du Cice. De jeunes députés, élus de justesse en juin, se sentent concrètement sur un siège éjectable, ceux-là voient bien les risques électoraux de la politique économique menée et tâchent 
de construire un rapport de forces. Le groupe à l’Assemblée est bien tenu 
par Bruno Le Roux, et je suis surpris 
en fait de la domination encore 
très forte de François Hollande 
sur sa majorité, tandis qu’Harlem Désir n’a pas encore construit un leadership critique, dans un rapport dialectique avec l’Élysée. L’horizon du hollandisme est une baisse 
du chômage fin 2013. Si elle n’arrive pas, je n’exclus pas une inflexion 
de Hollande, rappelé par le principe de réalité qui le contraindrait notamment à un rapport de forces différent avec l’Allemagne. 
Sa radicalisation à gauche se fera par réalisme, pas par idéologie.

Entretien réalisé par Lionel Venturini

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... descend plus facilement dans les cheminées de droite que dans celles de gauche, lesquelles sont fatalement plus étroites. Question d'embonpoint sans doute ? ... Mais face à Depardieu, il n'a pas fait le poids. Exit les 75 % ! Comme d'habitude, c'est nous " les petits, les obscurs, les sans grade " qui paierons. 

 

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- Euh, eueueu ! ...

10:07 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

27/12/2012

bande annonce du film : " Une Estonienne à Paris"

22:05 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

Quel beau conte de fées ! ...

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Une vidéo  qui se veut drôle mais hélas totalement dépourvue d'esprit, circule actuellement sur le Net conspuant la politique du sieur Hollande laquelle n'est pas très brillante il est vrai. Nous voulions que Sarkozy parte car sa façon d'être nous faisait honte, c'est fait. Il semble qu'un seul homme politique (et c'est là, l'inexplicable) pouvait s'opposer à lui. Nous n'avions alors le choix qu'entre Hollande et Sarko, nous avons donc sélectionné le premier qui bien entendu, nous a gratifié d'une tirade du style : " vous allez voir ce que vous allez voir ! " ... avec son spectaculaire : " moi, Président. " 

Qu'avons nous vu ? ... Rien ou presque, quelques mesurettes de début de règne et puis le flop généralisé. De plus en plus de délocalisations, de plus en plus de chômage, un ministre de l'intérieur qui agit comme un homme de droite. Il est vrai qu'en son temps, Chevénement n'avait guère fait mieux, c'est le poste qui veut cela. Bref, pour nous : c'est la panade !

Preuve d'imagination, notre actuel petit père Dodu se prenant sans doute pour Shylock, s'est rendu à Rungis au petit matin et fut photographié rayon boucherie alors qu'il palpait la viande morte.  Ca ne vous rappelle rien ? ... " Le changement, c'est maintenant " Ah, ça oui ! ...

Choisissant d'annoncer les catastrophes en espérant qu'on ne puisse les lui reprocher, l'homme en place a déjà précisé que les emplois allaient continuer à disparaître ... Bientôt, la France sera la capitale du chômage européen.

Quel beau conte de fées ! 

S. @