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25/12/2012

La foire aux apocalypses (en attendant la résurrection de Pâques !)

Apocalypse_modifié-1.jpg« Mais pourquoi donc le 21 décembre 2012 ? Le choix de cette échéance prétendue être celle de la fin du monde par de nombreux gourous est-elle vraiment celle du « calendrier maya » ?

 

À l’origine, il y a les civilisations aztèques et mayas et leurs « prédictions » calendaires retrouvées sur des roches et autres vestiges scripturaux d’antan. Aucune prédiction supposée ne délivre de message strictement apocalyptique, mais certains calendriers divisent l’histoire terrestre en cycles. Interprétés et déformés de nos jours par des courants ésotériques New Age, ces derniers assènent que l’imminence de la fin du monde se profile pour demain et que tout a déjà été écrit... hier. Pourtant, c’est surtout parce que des mayanistes farfelus sont venus contredire des mayanistes de renom qu’est née la date du 21 décembre 2012 comme échéance finale. D’autant que la graphique de la date, exclusivement composée de chiffres « 1 » et « 2 », offre un subtil fumet de numérologie : « 21/12/12 ».
Une invention moderne

« Il n’y a rien dans les prophéties mayas, aztèques ou mésoaméricaines, qui suggère qu’ils prophétisaient un changement soudain ou massif quelconque en 2012 » certifie le mayaniste Mark Van Stone, professeur d’histoire à l’université de Southwestern College (Californie) avant de siffler la fin de la récréation : « La notion d’un « Grand Cycle » arrivant à son terme est une invention purement moderne. » Qu’importe, avec le film 2012 réalisé par Roland Emmerich, un long-métrage inspiré des romans de l’écrivain de science fiction Steve Alten où la fin du monde est prophétisée par les Mayas, la date de la fin du monde a été mondialement popularisée. Ce block-buster américain sorti en salle en 2009 a généré, en 14 semaines d’exploitation planétaire – à l’exception de la Corée du Nord l’ayant interdit – pas moins de 770 millions de dollars d’entrées. En France, il a réalisé l’incroyable score de 4,6 millions d’entrées, auxquelles s’ajoutent un demi-million de copies dvd et blu-ray vendues depuis 2010. Des chiffres qui ne tiennent pas compte du nombre, pléthorique, de téléchargements illégaux mais qui laissent présager de l’incroyable audience de cette fiction et du fort potentiel lucratif de la thématique apocalyptique. « C’est cette fiction qui a popularisé l’idée que la date farfelue du 21 décembre 2012 correspondrait à celle du calendrier maya » explique un associatif anti-sectes depuis le colloque européen de la Fécris (Fédération européenne des centres de recherche et d’information sur le sectarisme) à Perpignan.
Combattre la peur

Le plus incroyable dans l’épopée du « 21 décembre 2012 », c’est peut-être la récente découverte archéologique faite au 
Guatemala dont les conclusions ont été publiées en mai dernier dans les revues Science et National Geographic. Ayant découvert le plus ancien calendrier astronomique maya datant du IXe siècle gravé sur une roche du site maya de Xultun – qui compte 56 bâtisses sur une superficie de 31 km2 – l’échéancier cérémonial maya découvert est constitué de comparaisons avec d’autres cycles calendaires. On peut y apercevoir, à condition d’en déchiffrer les glyphes, les uns à côtés des autres, le calendrier solaire de 365 jours, mais aussi le cycle de Vénus de 584 jours et celui de 780 jours de la planète Mars. D’autres calendriers gravés sur la roche étant le fruit de l’observation des cycles lunaires. Ces inscriptions, selon les spécialistes, seraient le travail d’un scribe. « Les anciens Mayas considéraient que le monde continuerait et que dans soixante-dix siècles les choses seraient exactement comme elles l’étaient alors » explique William Saturno, l’un des archéologues ayant participé aux fouilles. « Les Mayas ne recherchaient pas une date de la fin du monde, mais au contraire l’assurance que rien ne changerait » ajoute le chercheur. Un paradigme radicalement différent de celui, apocalyptique, que les déclinologues et autres prophètes de la décadence ne cessent d’asséner tels des mantras. Les Mayas, par leurs observations rationnelles qu’ils conjuguaient à leur cosmogonie, tentaient de combattre la peur, intrinsèque à chaque être humain, de la finitude du monde.

Découvrez l’intégralité de notre dossier dans Golias Magazine n°147

Jean-Baptiste Male

Source : Goli@s-news.fr

 

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- En fait, l'Apocalypse, ce n'est pas ça, mais ça ...

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( Bon ! sur ce, je vais me recoucher, des fois que je rêverais du Paradis ?)


05:45 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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