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20/11/2012

Et vlan ! passe moi l'éponge ...

leblogfinance perte du tripleA.jpg

Belle peau de banane pour François Hollande …

Quelques mois à peine après le début de son quinquennat, alors même que la France avait été déjà jugée comme étant proche de la faillite par l’ancien premier ministre François Fillon lui-même, l’Hexagone vient de perdre son triple A.
Certaines mauvaise langues pourront dire que contrairement à Nicolas Sarkozy, François Hollande n’a pas le bras assez long dans le monde de la finance pour arriver à défendre l’Etat français devant les lions de la finance. Il est vrai que tout le monde n’a pas comme demi-frère  Oliver Sarkozy, important dirigeant de Carlyle, dont les ramifications et pouvoirs sont énormes.

En tout état de cause, l’agence de notation Moody’s a annoncé lundi soir avoir dégradé la note souveraine de l’Hexagone à «AA1». Tout à l’assortissant d’une perspective négative, signifiant ainsi qu’elle pourrait à nouveau l’abaisser à moyen terme.

Déjà en février dernier, Moody’s avait sonné l’alarme, en conservant la note de la France mais en lui attribuant une perspective négative.

En mai dernier, en vue de maintenir sa note, voire de la stabiliser, l’agence avait demandé «que le gouvernement donne une image plus claire de son programme», engageant le gouvernement français à mettre en place des mesures budgétaires et économiques en vue de réduire la dette publique.

Réagissant à cette annonce , le ministre des Finances Pierre Moscovici a déclaré pour sa part que la dégradation de la note de la France était «une sanction de la gestion du passé» qui incitait le gouvernement à «mettre en oeuvre rapidement» ses réformes.

Rappelons par ailleurs qu’en janvier dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s avait déjà retiré à la France son «AAA» , tout en affirmant qu’elle maintiendrait sa notation jusqu’en 2013.

En avril dernier,  le Financial Times Deutschland  avait indiqué  que le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, avait indirectement mis en garde la France de respecter son engagementà réduire  son  déficit budgétaire.

En une menace à peine voilée au  futur Président de la République, que ce dernier soit Hollande ou Sarkozy,  la Commission européenne avait par ailleurs laissé entendre qu’elle pourrait restreindre son soutien financier  à l’Hexagone, en cas de non respect des exigences européennes.

Le commissaire signalant indirectement et sans nommer précisément la France que le nouveau Président de la République devrait tenir l’engagement qui a été pris de ramener le déficit public à 3% du produit intérieur brut en 2013, toujours selon le journal.

Rappelons à cet égard  que le collectif budgétaire   qui a été présenté  en Conseil des ministres en février dernier avait intégré la révision à la baisse de la prévision de croissance, à 0,5% au lieu de 1%. Une révision compensée par des résultats meilleurs qu’attendu en 2011, nous  disait-on alors,  ces derniers  étant consécutifs à  des annulations de crédits des ministères (1,2 milliard d’euros) et une charge de la dette revue en baisse en raison de la faiblesse des taux d’intérêt.

Certes, mais tout de même,   la dotation de 6,5 milliards d’euros au Mécanisme européen de stabilité devait  porter le déficit budgétaire prévisionnel 2012 à près de 85 milliards.

Sources : Dow Jones, AFP, Reuters, Les Echos

Elisabeth STUDER – www.leblogfinance.com  19 novembre 2012 -

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07:55 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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