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09/11/2012

Au sujet du film : Sharqiya

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 Ce film, que son producteur Elie Meirovitz présente prudemment comme une fiction est inspiré d'un fait  réel lequel n'a hélas, rien d'exceptionnel.

L'action se situe dans le désert du Néguev où une famille bédouine s'est installée avec son troupeau. Afin de subvenir aux besoins des siens, Kamel travaille à la gare routière de Be'er Sheva où il est agent de sécurité. Son frère qui semble avoir une personnalité plus trempée est marié à Nadia et ne comprend pas que cette dernière veuille étudier avec la complicité de Kamel alors que selon lui, le devoir de toute femme est d'avoir des enfants ... (autre dilemme)

L'un cherche à s'intégrer dans la société israélienne et l'autre pas. Précisons que ces bédouins occupaient cette terre qu'ils considèrent légitimement comme la leur et ce, bien avant l'implantation de l'Etat d'Israël en 1948.

Or les deux frères viennent d'apprendre que les forces d'occupation ont décrété la destruction du camp et dans un premier temps du moins, ne veulent pas y croire.

C'est pourtant exactement ce qui va se produire ...  

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Après la projection du film et en présence de son producteur et de celle d'une représentante de la Ligue des Droits de l'Homme, qui bien entendu ne pouvait approuver ce à quoi nous venions d'assiter, la parole fut donnée à ceux qui le désiraient.

Quelqu'un s'annonça comme un journaliste spécialisé dans le cinéma mais ne déclina pas son identité et très pro-sioniste n'hésita pas à mettre en cause le réalisateur du fait de sa nationalité israélienne. Pourtant tous les israéliens ne sont pas d'accord avec ces mesures prises visant d'évidence à l'établissement de nouvelles colonies ?

Une autre personne (un homme) semblait bien connaître ce problème et la société bédouine en particulier mais en règle générale les interventions comme toujours furent timides et peu documentées.

  

Je me sens toujours très mal à l'aise en pareil cas car l'attitude de Kamel me fait penser à ces français qui acceptaient de travailler pour l'occupant durant les années 40. Il est impossible de ne pas faire le rapprochement. Méprisé par les uns,  condamné par les autres comment ne pas ressentir l'inconfort d'une telle situation ? J'essaie de ne pas jeter l'anathème sur des gens dont la survie est en jeu d'autant que ce genre de situation est d'abord et avant tout la conséquence de l'hypocrisie internationale. N'importe, il est permis de se demander si ce conflit prendra fin un jour mais vu les intérêts en jeu, il est permis d'en douter. Pourtant si tout a un commencement, tout doit obligatoirement avoir une fin. 

S. @ 

RAPPEL,

Quelque 1.500 policiers israéliens ont évacué mardi les habitants d'un campement bédouin près de Beersheva, dans le désert du Néguev (sud), et démoli leurs habitations, a indiqué le porte-parole d'une ONG qui défend les droits des Bédouins en Israël. "Au moins cinq bulldozers ont ensuite démoli leurs maisons, pour la plupart en torchis, ainsi que leurs champs aux alentours" a déclaré Yaacov Manor du "Forum pour la légitimation" des villages bédouins construits sans permis des autorités israéliennes. Selon lui, il y a eu quelques blessés légers et plusieurs arrestations.

Bandeau europe camp bédouins.jpg

10:58 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

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