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28/09/2012

Si tu ne cherches pas, tu ne trouveras rien ! (proverbe universel)

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En cette période de trouble agitation, rien de tel qu’un challenge stimulant aussi passionnant et déroutant qu’une caravelle partant à la recherche des Indes en 1492. Il est possible d’élaborer des thérapies inédites pour soigner le cancer, ou même Alzheimer et d’autres maladies. Soyez attentifs, chacun peut participer à une aventure scientifique. Alors, si ces lignes vous ont convaincu, n’hésitez pas à diffuser cet article autour de vous.

Liminaire ironiconoclaste pour réfléchir.

C’est la crise et la plupart subissent les décisions du système, tels des troupeaux promis à l’abattoir en étant guidées par le principe de Milgram. Les sciences médicales, humaines, économiques et politiques ne sont que des sciences mais elles sont surtout des sciences au sens de Milgram, autrement dit des dispositifs d’autorité justifiant que l’individu se soumette aux ordres et autres injonctions émanant d’un type revêtu d’une blouse blanche. Avez-vous remarqué ces publicités pour un dentifrice ou une spécialité cosmétique. Bien souvent, le film de propagande met en scène des gars en blouse blanche qui cogitent et testent le produit. Le scientifique est la garantie d’une efficacité, d’une pureté, d’un sérieux. Même lorsqu’une publicité vous propose de renvoyer vos vieux bijoux pour les réduire en métal spéculatif, vous avez sur l’écran un type en blouse blanche qui examine vos précieux biens et les pèse pour évaluer le montant du chèque que vous allez recevoir. La soutane a été remplacée par la blouse blanche et les prêtres de la rationalité prêchent les bonnes actions, évaluations, décisions. L’individu contemporain obéit à la science comme en d’autres temps il suivait les injonctions des ecclésiastes. Et il n’imagine pas d’autres chemins. La crise est aussi un moment chaotique où les audaces peuvent se transformer en opportunité. Ce sera donc le prétexte pour proposer un défi inédit. Une sorte d’America Cup visant non pas à faire concourir des bateaux mais à faire avancer la recherche en médecine biomagnétique appliquée au cancer ou même à d’autres pathologies.

Un défi scientifique pour le 21ème siècle

Vous l’avez compris, le challenge du millénium consiste à réunir des équipes de chercheurs disposés à étudier les effets des ondes EM sur le cancer. Et pour réaliser ce challenge, il faut compter aussi sur un investissement du citoyen prêt à encourager et même participer à cette aventure dont le succès repose sur des hommes motivés, intelligents, doués, ouverts d’esprit, et sur des moyens qui, on va le voir, sont relativement modestes. Déjà, quelques équipes travaillent sur ce sujet, dont celle dirigée par Boris Pasche. Mais pour parvenir à plus de résultats, il faut élargir le champ expérimental, en jouant sur les appareils, les fréquences, les systèmes de détection, les analyses de résonances, les études de biofeedback, l’intensité des ondes, la combinaison avec des champs magnétiques pulsés ou non. Le volet technologique nécessite le recrutement d’un ingénieur avec en plus, un physicien théoricien pour comprendre l’interaction entre les molécules du vivant, l’organisme et les ondes EM. La participation d’un spécialiste en biologie cellulaire, plus précisément en épigénétique, semble s’imposer, pour comprendre les effets au niveau de la division cellulaire de l’expression des gènes et de tous ces mécanismes épigénétiques dont on sait qu’il peuvent provoquer le cancer mais aussi le contenir, voire même produire une régénérescence des tissus. Ce biologiste devra avoir des compétences en théorie et en systémique. Ou alors, un chercheur transversal pourrait compléter l’équipe et visualiser l’ensemble des avancées en cherchant le paradigme explicatif. Enfin, il manque l’incontournable clinicien habilité à pratiquer la médecine, à évaluer les résultats et surtout à prendre soin des patients. En fait, il faut mettre l’accent sur deux dispositifs, l’un clinique qui expérimente sur les patients et l’autre, biologique, qui mesure les effets in vitro sur des cellules cultivées avec toutes les batteries de tests possibles, par exemple avec les puces à ADN. L’étude sur des animaux, souris notamment, n’est pas nécessaire pour ne pas dire inutile.

La médecine biomagnétique constitue le dernier grand défi pour l’humanité. C’est un champ pratiquement vierge. Pratiquement tout est à inventer, construire, analyser, autant sur le plan expérimental qu’au niveau de la compréhension qui pour l’instant, reste lacunaire pour ne pas dire inexistante. C’est cela qui rend passionnant et décisif ce challenge. La science est face à une énigme, un inconnu, un ensemble de processus dont elle ignore les lois et principes, au même titre que la cosmologie médiévale ignorait tout de la gravitation newtonienne, ou alors de la mécanique rationnelle qui à la fin du 19ème siècle, ne pouvait imaginer l’étrange comportement de la matière observée au niveau quantique. D’où la nécessité d’associer d’astucieux scientifiques à d’audacieux théoriciens pour une aventure multidisciplinaire, étant entendu que toute approche spécialisée serait vouée à l’échec. Il faut en effet mettre l’accent autant sur l’expérience que la quête d’un champ théorique expliquant s’il y a lieu l’apparition du phénomène de récupération tissulaire pouvant être lié à l’action des champs EM et/ou pulsés.

Et maintenant, les moyens. Il faut des locaux qu’on trouvera sans problème. Ensuite le plus difficile est de réunir les scientifiques. On imagine aisément qu’un chercheur se déroutant dans ce type d’aventure risque d’être pénalisé dans sa carrière. Ensuite, les salaires. Charges comprises, c’est du 80 à 100 k€ par personne. Ce qui pour une équipe de six à dix chercheurs nous place dans une fourchette comprise entre 500 000 et le million d’euros. Ensuite le matériel. Admettons une fourchette similaire. Une équipe multidisciplinaire oeuvrant dans la médecine biomagnétique coûte entre un et deux millions d’euro l’année. Ces estimations sont hautes, étant entendu qu’avec 500 000 euros il est possible de fonctionner, ce serait-ce qu’en jouant sur la coopération de scientifiques déjà en poste venant offrir un peu de temps et beaucoup de compétence à ces projets.

Choix de société et stratégies adéquates

Avec le salaire d’un seul joueur de ligue 1, le mieux payé, on finance 6 à 12 équipes de chercheurs. Avec le budget pour faire concourir un voilier dans l’America Cup, on peut lancer 10 à 40 équipes dans l’aventure de la médecine biomagnétique. Avec le millième des fonds alloués aux différents plans cancer depuis Nixon, on permet à des dizaines d’équipes de médecine biomagnétique de fonctionner pendant une décennie. Dernier point de repère. Avec le dixième des fonds récoltés par le Téléthon, on peut financer 5 à 10 équipes. Et que dire de ces centaines d’agences nationales dénoncées récemment et dont une bonne partie pourrait fermer sans aucun préjudice public. Largement de quoi financer les recherches biomagnétiques.

Ce défi du millénium n’a rien d’une compétition pour la gloire ou l’argent. C’est en quelque sorte un défi universel qui ne connaît pas les frontières. Ce qui n’empêche pas qu’il soit relevé aux échelles nationales. Une chose est certaine, il faut des moyens et des chercheurs. Ce qui suppose une organisation et une diffusion publique. La meilleure stratégie serait de copier celle de l’AFM et de ne pas s’en remettre à l’inertie des instances étatiques dont l’organisation bureaucratique ne pourrait que faire échouer le défi. Rappelons le Téléthon lancé en 1987 sous l’impulsion du très motivé Bernard Barataud, alors président de l’AFM, justifiant son action par un contexte scientifique porteur puisque le gène responsable de la myopathie de Duchenne avait été découvert en 1986. L’hypothèse d’une thérapie génique était plausible, d’où le « paquet » mis par les chercheurs et la création du Généthon, centre de haute technologie destiné à séquencer les gènes et trouver ceux d’entre eux qui par leur mutation engendrent des pathologies.

La médecine biomagnétique se situe à un tournant comme ce fut le cas de la thérapie génique en 1987, méthode inédite porteuse d’espoirs mais qui montra assez rapidement ses limites, les mêmes que celles rencontrées en chimio anticancéreuse ou dans le traitement d’Alzheimer et plus généralement dans toute thérapie se voulant mécaniste et ciblant les dégénérescences ou les malgénéréscences (sorry pour le néologisme). Cette médecine biomagnétique ouvre une perspective thérapeutique systémique. Les résultats peuvent être tout aussi bien décevants que surprenants. Mais pour le savoir, il faudra aussi « mettre le paquet », ce qui suppose donc une stratégie pour les moyens mais aussi et surtout une sorte de pédagogie visant à ouvrir le champ aux chercheurs dont on sait les difficultés à saisir un paradigme nouveau sans compter les désagréments professionnels occasionnés par une recherche non conventionnelle. Le système est mal fait car il encourage les scientifiques à travailler dans des voies tracées et non pas à partir en quête de découvertes imprévisibles.

Et donc, que le défi ici proposé soit relevé avec des financements et des équipes ou délaissé par les citoyens et les chercheurs, rien ne s’oppose aux recherches effectuées par des amateurs éclairés dont on peut dire qu’il font de la « garage science » à l’instar du garage rock et ses musicos répétant dans une cave d’immeuble. L’usage de la médecine biomagnétique sera donc réservé à ces chercheurs sans affectation ainsi qu’à leurs proches et connaissances. Mais l’enjeu est bien trop important pour être laissé à l’abandon par les autorités si bien qu’en Amérique, en Russie, en Chine ou en Corée, d’astucieux « managers » pourraient réunir fonds et scientifiques pour trouver comment et pourquoi ça marche, pour autant que ça puisse être formidablement efficace et intelligible. Le mot de la fin, ce sera le principe de Gabor, tout ce qui techniquement possible sera réalisé un jour. J’en donne une version transposée. Tout ce qui est efficace sera découvert un jour. Et donc, s’il y a une voie biomagnétique, elle sera découverte dans un délai qu’on peut évaluer à mille ou 10 mille fois le temps que met le fût du canon pour refroidir.

Honnêtement, il ne faut pas s’illusionner. Le défi est loin d’être gagné, surtout s’il n’est pas relevé. Je vois deux obstacles majeurs. Le premier c’est la théorie. Nul ne comprend comment la médecine biomagnétique fonctionne. J’ai cherché un peu, dégagé quelques pistes mais elles sont tellement éloignées des canons scientifiques qu’on voit mal qui pourrait y adhérer et foncer. Le second obstacle est d’ordre social. L’inertie et la bureaucratie ne facilitent pas la mise en place de ce type d’équipes transdisciplinaires. En plus, le système de santé s’est pratiquement arrogé la propriété de la maladie. Les patients atteints de cancer avancés sont affaiblis et démunis, laissés comme une « matière mourante » aux mains des systèmes de soins (situation similaire pour les patients Alzheimer). Qui prendrait l’initiative de les diriger vers des centres alternatifs ? C’est donc pratiquement foutu pour l’instant mais en matière d’innovation, comme je l’ai dit, rien n’est impossible et s’il y a une voie, elle sera découverte. Et qui sait, avec l’appui des citoyens ?

La médecine biomagnétique, une aventure citoyenne éclairée

La présentation de ce défi recèle en vérité une seconde expérience, plus sociologique, visant à dévoiler la maturité citoyenne dans le développement des stratégies médicales autant dans la sphère des soins que dans celle de la recherche. On assiste en effet à un début de fronde contre la médecine officielle réglementée et régentée par les agences de santé, une contestation de patients qui se tournent de plus en plus vers des médecines dites alternatives. C’est le cas pour l’ostéopathie, technique controversée dont le cours semble parallèle à la médecine biomagnétique. Peu de travaux publiés et surtout des effets que les praticiens constatent empiriquement mais ne peuvent pas expliquer. Par ailleurs, les résultats de la médecine traditionnelle chinoise sont tangibles mais ils échappent aussi à l’explication. On pourrait même établir quelques similarités entre l’ostéopathie et la médecine chinoise traditionnelle. Toutes deux se réclament de la globalité et ont comme principe de jouer sur le lien entre forme extérieure et intériorité. Un ostéopathe compétent peut « voir » si un organe est déplacé. Mais laissons ces questions pour revenir au défi qui nous anime et qui concerne le biomagnétisme.

Le sort réservé à cet article permettra de voir si une frange citoyenne est assez mûre et audacieuse pour accompagner la recherche en médecine biomagnétique. Le processus de Lumières n’est pas achevé. La maxime de Kant est encore d’actualité. Sortir de l’état de minorité en appliquant la devise, aie le courage de te servir de ton entendement ! Du temps de Kant, était mineur celui qui s’en remettait aux injonctions du prêtre en laissant la raison de côté. Il n’est pas certain que la rationalité scientifique façonne des citoyens majeurs. C’est même l’inverse. La science officielle est devenu un système d’autorité comme jadis l’Eglise. Certes, l’Eglise n’avait que les textes et quelques miracles pour se légitimer alors que la science se réclame de l’expérience. Mais même avec cette garantie, la science n’est pas infaillible dans la mesure où elle est devenue un système technique qui suit une voie en écartant des options qu’elle ne comprend pas.

Contact : bdugue@wanadoo.fr

« Si tu n’espères pas l’inespéré, tu ne le trouveras pas » (Héraclite – Novalis)

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08:06 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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