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25/09/2012

Honni soit qui Mali pense ! ...

Pas encore complètement partis d'Afghanistan, nous envisageons déjà de nous engager au Mali. C'est ce que l'on nomme avoir toujours un fer sur le feu. Décidément, rien ne change ... 

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La crise au Sahel, où la moitié du Mali est tombée aux mains des groupes terroristes d’Aqmi, sera au cœur des discussions devant l’Assemblée générale de l’ONU aujourd’hui.

C’est une guerre qui ne dit pas (encore) son nom. Néanmoins, c’est bien une intervention armée au Mali contre les groupes terroristes d’Aqmi que la France se prépare à soutenir. L’opération serait menée par plusieurs pays africains. Cette crise sera au cœur du discours que François Hollande doit tenir aujourd’hui devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York. 

Le chef de l’Etat est pressé d’agir. Ces dernières semaines, il a manifesté à plusieurs reprises sa « préoccupation » sur la pénétration d’Aqmi au nord du Mali.

Les groupes extrémistes y font régner, selon Amnesty International, la terreur, sur fond de trafics en tout genre. « Intolérable », pour l’Elysée, qui pointe le risque d’une déstabilisation régionale, du Mali jusqu’au Sénégal. « Le Mali d’Aqmi ne peut pas être l’Afghanistan des talibans », estime une source diplomatique. Toute la moitié nord du pays est en effet tombée aux mains d’Aqmi et de ses alliés, comme Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) ou le Mouvement pour l’unité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).


Crainte pour les six otages


Autre danger pointé par l’Elysée : « le risque pour l’Europe et la France d’attentats terroristes » si Aqmi devait s’installer durablement dans cette région très pauvre de l’Afrique. « La France est dans la ligne de mire », estime le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Sans compter la possible arrivée en masse de réfugiés en Europe.

Voilà pourquoi le président français est engagé dans une intense activité diplomatique. La semaine dernière, il recevait à l’Elysée Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, considéré comme un médiateur. En marge de son discours à l’ONU, il doit aussi s’entretenir avec plusieurs chefs d’Etat africains, comme ceux du Nigeria et du Togo. Les contours de cette future opération militaire devraient également être dessinés demain lors d’une réunion spécifique sur le Sahel, avec une intervention de Hollande.

Toutefois, le président marche sur des œufs. D’abord parce qu’il ne veut surtout pas donner l’impression de violer la souveraineté du Mali, une ex-colonie. « Etre en première ligne serait une faute, c’est d’abord une affaire africaine. La France est un facilitateur », insiste Laurent Fabius, qui rencontre lui aussi de nombreux ministres des Affaires étrangères africains.

Première étape du plan de l’Elysée, pousser la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest à jouer le premier rôle. Ensuite, il faut obtenir le feu vert de l’ONU, à savoir une nouvelle résolution encadrant l’intervention de cette force africaine. Ce qu’ont demandé officiellement le président malien et son Premier ministre dans une lettre au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. « Ça prendra plusieurs semaines mais, pour l’instant, aucun obstacle ne s’y oppose », affirme un conseiller de l’Elysée, pour qui la Chine et la Russie ne devraient pas faire obstacle.

Il reste enfin à définir la place de la France lorsque les opérations auront été lancées. « On n’ira pas sans mandat de l’ONU et on n’ira qu’en soutien », précise le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Concrètement, Paris aidera la future force africaine à transporter ses troupes et lui fournira des renseignements recueillis par ses avions Atlantic, qui survolent régulièrement la région. Selon certaines sources, des unités de forces spéciales auraient aussi été prépositionnées dans plusieurs pays limitrophes. Ce qu’a démenti Laurent Fabius hier.

Il faut dire que le gouvernement craint pour la vie des six otages français détenus au Mali par Aqmi, qui pourraient être tués en réaction à une action armée. Dernier souci, et non des moindres, pour l’Elysée : ne pas se laisser entraîner dans une nouvelle aventure militaire alors que les troupes sont en train d’être rapatriées d’Afghanistan. 

Source : Le Parisien.

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Tant il est vrai que ... " Faute de grives, on mange des merles "

 

Mais parlons-en de la Syrie :

Bandeau le Grand Soir Stop Syrie.jpg

09:19 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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