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23/08/2012

Ce qu'il en pense et les nouvelles mesures prises.

Bandeau le blog de NDA Roms.jpg

3138593841.jpgPar Nicolas Dupont-Aignan le mercredi, août 22 2012, 23:34 - Lien permanent

La polémique autour de l’évacuation de campements roms continue de focaliser tous les regards. Elle illustre surtout, jusqu’à la caricature, l’hypocrisie des uns, l’angélisme des autres et l’absurdité d’un système européen qui, une fois de plus, est le problème et non la solution.

Il y a deux ans, un président agité faisait semblant de sévir, organisant des expulsions justifiées mais vaines en l’absence du rétablissement des contrôles à nos frontières. Cette fausse fermeté n’en avait pas moins valu à notre pays une mise à l’index humiliante d’une Commissaire luxembourgeoise, Viviane Reding, s’indignant de ce que la France n’accueille pas à bras ouverts les centaines de milliers de Roms de Roumanie et de Bulgarie (il n'existe aucun chiffre officiel fiable !) – des populations déshéritées et marginalisées de longue date – au nom de la liberté de circulation. Bien sûr, le PS ne manquait pas alors d’hurler avec les loups…

Aujourd’hui, avec le retour de la gauche au pouvoir, on passe brutalement de la fausse fermeté au vrai laxisme, l’éternel laxisme d’une gauche irresponsable, caviardisée et moralisatrice. Car comment appeler autrement cette fausse générosité, qui conduit, en favorisant la venue et l’installation de populations roms, à accabler nos concitoyens de nouveaux problèmes au lieu de les en protéger ? Mendicité agressive, vols en tout genre (de métaux, à la tire, cambriolages,…), exploitation d’enfants, occupation sauvage de terrains et création de bidonvilles insalubres, constitution de réseaux mafieux, travail au noir massif… la liste - non-exhaustive - des désordres publics provoqués par une partie de cette immigration non-maîtrisée n’est sérieusement contestée par personne. Pauvre Manuel Valls, qui avait jusqu’à présent fait preuve d’une courageuse fermeté face aux bonnes âmes de la gauche !

Mais ce laxisme fera au moins une heureuse : aujourd’hui, Viviane Reding ne menace plus la France d’excommunication, elle applaudit au contraire des deux mains le bon élève socialiste qui s’apprête à mettre en œuvre ses « recommandations ». Et quelles recommandations ! Dans une tribune passée inaperçue au cœur de l’été (et que vous pouvez découvrir ci-dessous à la fin de ce billet de blog), la Commissaire politique bruxelloise se réjouit ainsi de ce que les autorités françaises seraient en passe de créer des « villages d’insertions », qui risquent fort de ressembler aux ghettos existants en Roumanie (lesquels n’ont permis, on s’en doute, aucune insertion des roms au reste de la population). Parions qu’elle ne désavouera pas non plus le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui a annoncé aujourd’hui son intention de lever les restrictions professionnelles pesant sur les ressortissants roumains et bulgares - et non sur les roms comme l’insinuent mensongèrement certains – afin de « faciliter leur insertion professionnelle ». Pas plus que la facilitation d’accès à l’Aide Médicale d’Etat, cette prise en charge sanitaire totale et gratuite des clandestins présents sur notre sol… Et, au cas où on en douterait, Madame Reding prévient qu’elle continuera malgré tout à surveiller la France, histoire bien sûr de lui faire la leçon et de l’envoyer au piquet !

Face aux dictats de Bruxelles, la ministre du Logement s’est empressée d’en rajouter des tonnes, exhortant les communes à faire bon accueil aux projets européens et associatifs favorisant cette « insertion ». Elue de Paris, où se concentre une part importante des Roms présents en France (faut-il le lui rappeler), Madame Duflot aura sans doute à cœur d’obtenir des édiles parisiens la création de structures adaptées dans sa circonscription, et de montrer ainsi l’exemple qu’elle réclame pour les autres élus de la République ?

De même, on pourra sans doute compter sur Madame Reding pour se mobiliser en faveur de l’installation, à Bruxelles, de populations roms déshéritées – avenue de la Loi par exemple ? Et pourquoi pas à Luxembourg, sa patrie cousue d’un or mal acquis grâce à la fraude fiscale chez ses voisins ? Enfin, on pourra aussi lui faire confiance pour que chaque pays de l’UE accueille son quota de Roms et que ses services publient annuellement, en toute transparence, un bilan de cette politique européenne d’accueil ?

Les élites françaises, droite et gauche confondues, ont tort de se coucher devant une soi-disant "Europe" qui crée des problèmes insolubles dans les pays membres et pousse à des prétendues solutions qui ne font en réalité qu’accroître son propre pouvoir au détriment des populations. On le voit déjà sur le dossier monétaire, où la prosternation devant un fétiche euro réclamant de plus en plus de sacrifices risque de précipiter les nations dans le chaos et la ruine. Il en va de même sur la question de la libre circulation : celle-ci ne peut exister qu’à la double condition d’une homogénéité interne suffisante et de frontières extérieures réellement maîtrisées. Ni l’une ni l’autre de ces conditions n’est aujourd’hui réunie, et on ne voit pas comment elles le pourraient à horizon prévisible…

Dans ces conditions, et particulièrement avec l’existence de millions de Roms en Europe de l’Est qui n’attendent qu’un signal pour se ruer massivement à l’ouest, au risque de désordres sans précédent, la seule solution de bon sens demeure le rétablissement des contrôles à nos frontières et… la mise au chômage de Madame Reding, qui saura se reconvertir n’ayons crainte !

!!!!Tribune dans Libération : L’intégration des Roms mise à l’épreuve Par VIVIANE REDING Vice-présidente de la Commission européenne, en charge de la Justice et des Droits fondamentaux

Il y a deux ans, l’éloignement d’un grand nombre de Roms du territoire français a donné un véritable signal d’alarme pour l’Europe. Ces événements avaient mis en lumière d’importants problèmes : les garanties matérielles et procédurales prévues par la directive européenne sur la libre circulation n’avaient pas été transposées dans le droit français. Par ailleurs, une circulaire ordonnait l’éloignement des Roms et ciblait spécifiquement cette minorité ethnique. La Commission européenne a donc dû intervenir avec détermination en 2010 pour s’assurer que le droit européen serait bien respecté et que les règles européennes seraient transposées en droit français. Pour moi, il faut tirer trois leçons de ces événements.

Premièrement, l’éloignement d’un citoyen d’un Etat membre de l’Union européenne ne peut être arbitraire et doit toujours être le résultat d’un traitement au cas par cas. Le droit à la libre circulation est un droit fondamental, garanti par les traités européens ainsi que la Charte des droits fondamentaux de l’UE. Il est accordé à tous les citoyens européens, quelle que soit leur nationalité ou leur origine. Tout citoyen européen a le droit de se déplacer librement et de résider dans n’importe quel Etat membre de l’Union, pourvu qu’il remplisse les critères définis par la législation européenne. Ce droit ne peut être limité que lorsque ces critères ne sont pas respectés. Bref, chaque citoyen européen doit respecter la loi - mais personne ne devrait être expulsé uniquement parce qu’il est Rom. C’est grâce à l’intervention de la Commission en 2010, en France et ensuite dans plusieurs autres Etats membres, que, en l’espace d’un an, plus de 90% des dossiers ouverts en matière de libre circulation ont pu être résolus. On compte parmi ceux-ci le cas de la France qui, afin d’éviter une procédure d’infraction, a introduit en 2011 dans sa législation nationale les garanties procédurales et matérielles mandatées par la législation européenne.

Selon la nouvelle législation française, toute décision d’éloignement doit donc être écrite et pleinement justifiée - et doit pouvoir faire l’objet d’un recours judiciaire. Concrètement, des expulsions collectives dirigées contre une minorité spécifique ne peuvent avoir lieu. Elles sont explicitement interdites par l’article 19 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE.

Deuxièmement, l’intégration des Roms a une dimension européenne. Elle est autant la responsabilité du pays d’accueil que du pays d’origine et nécessite des incitations, de la surveillance ainsi que le soutien des institutions européennes. Les éloignements ressemblent peut-être à une solution facile mais ils ne font que déplacer le problème - ils sont inefficaces, coûteux et dépourvus d’effets durables. Tous les Etats membres doivent intégrer les populations roms, avec l’aide des fonds européens.

Pour encourager et renforcer l’intégration des Roms, la Commission a adopté, en 2011, un Cadre européen pour les stratégies nationales d’intégration des Roms et a fourni à chaque Etat membre des recommandations spécifiques quant à l’intégration des Roms, dans quatre domaines : l’accès à l’éducation, à l’emploi, aux soins de santé et au logement. Pour la Commission, qui a maintenant reçu et évalué les stratégies nationales, ces stratégies constituent une première étape importante et contiennent des projets innovants tels que les engagements pris par la France visant à créer des «villages d’insertions» afin de répondre aux besoins des personnes défavorisées et notamment des Roms, qui vivent dans des campements illégaux. Selon la stratégie française, ce type de projet sera reproduit dans plusieurs localités, y compris à Lille et à Lyon, avec le soutien des fonds européens. Reste à voir ces engagements se concrétiser.

Dernière leçon à tirer : il ne faut en aucun cas que l’intégration des Roms ne se réduise à une anecdote estivale. Il y a 12 millions de Roms en Europe, qui, comme nous, sont chez eux en Europe. Et c’est notre responsabilité de les aider à s’intégrer. Cela requiert des efforts des deux côtés.

Les nouveaux démantèlements des campements roms en France cet été ont servi, encore une fois, à focaliser le débat public sur l’enjeu de l’intégration des Roms en Europe. L’Europe ne dort pas, elle ne prend pas de vacances. Elle reste très vigilante.

Je salue le fait que les autorités françaises se montrent prêtes à coopérer avec la Commission et affirment qu’aucune politique publique ne prendra pour cible un groupe en particulier. Pour sa part, la Commission suivra très attentivement les développements en France, afin de s’assurer que les garanties procédurales et matérielles introduites en 2011 sont correctement appliquées.

En même temps, je tiens à ce que l’engagement des autorités françaises à promouvoir l’intégration des Roms, tel qu’inscrit dans leur stratégie de 2012, ait des répercussions réelles dans la vie quotidienne des Roms. L’établissement des «villages d’insertion» annoncés pour Lille et Lyon représenterait un bon exemple, mais ne doit pas être retardé trop longtemps.

Il nous faut bien plus que des stratégies sur le papier et de beaux discours. L’intégration des Roms doit devenir réalité dès aujourd’hui. Je compte sur les responsables politiques français pour contribuer fortement à la lutte contre ce défi historique.}}''

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08:15 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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