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20/08/2012

Fatherland de Robert Harris

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Les polars historiques, ... vous avez dû comprendre que c'était ma tasse de thé pour traverser cette période de vacances allant de fin juin à (presque) fin août. Précisément, en voici un. Il conviendrait plutôt de parler d'uchronie car l'auteur a imaginé qu'Hitler n'était pas mort dans les circonstances qu'on nous a narrées mais que bien au contraire, après avoir gagné la guerre, il était plus que jamais au pouvoir en ces années 60 bien différentes de celles que nous avons connues.

De celui que les allemands nommèrent un temps le Führer, il sera bien entendu question tout au long du livre, mais de loin, de très loin, au point même qu'il fera ici figure d'Arlésienne.

Germania règne désormais sur l'Europe qui se trouve sous sa coupe et le peuple allemand s'apprête à recevoir Kennedy (lequel, au fait ?… mais pas de question, c'est une fiction) lors des cérémonies d'anniversaire du sieur Adolf. 

Quand le roman commence, un corps vient d'être retrouvé au bord de la Havel ce qui amènera l'inspecteur Xavier March de la Kripo (Kriminalpolizei de Berlin : claquement de talons !)  à mener une enquête qui va peu à peu prendre une direction pour le moins scabreuse. Arrivé à ce stade, le lecteur y croit ou pas, d'autant que les complications abondent. 

Comme Robert Harris qui aborde ici un sujet tabou ne veut pas prêter le dos à des réactions prévisibles, il brosse bien entendu un tableau noir au possible de la société de cette supposée époque, fantasmatique pour les uns, horrifique pour les autres.  Son héros n'est incroyablement pas d'accord avec l'uniforme qu'il porte. Il ne tardera pas à avoir maille à partir avec la Gestapo qui existe toujours, bien sûr ... preuve que l'imagination a ses limites. 

Ces écrits ne sont ils qu'un prétexte à évoquer une fois de plus ce que fut l'extermination de ceux qui eurent le malheur de ne pas naître aryens ou s'opposèrent (même mollement) au nazisme ? ... Il est permis de le penser mais il est cependant inutile d'ajouter de l'horreur a celle qui a existé, comme si l'auteur voulait convaincre encore les incrédules.

J'ai poussé un soupir de soulagement en reposant le livre. (425 pages) - 

S. @


p.s. Fidèle au principe : " plusieurs titres sinon rien " je lis actuellement IMPERIUM du même auteur (biographie de Cicéron écrite par Tiron, son secrétaire particulier, inventeur de la sténographie : ça vous la coupe, hein ? ... oh ! pardon.) A suivre ... 

09:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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