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02/08/2012

La disparue du Père-Lachaise de Claude Izner

disparue-P.Lachaise.jpgLes jours raccourcissent aussi ne vais-je pas tarder à retourner au théâtre (dans deux ou trois semaines) mais en attendant, je bouquine ... 

Je n'ai (hélas) pas lu la première énigme écrite par ces deux soeurs : Liliane Korb et Laurence Lefèvre qui signent leurs écrits sous le pseudonyme de Claude Izner. Le titre en était " Mystère rue des Saints-Pères " et comme c'est un quartier que j'affectionne tout particulièrement, croyez bien que je vais faire main basse dessus si mon regard le découvre prochainement sur une étagère. Le hasard a voulu que je commence par la seconde affaire mais ce n'est pas interdit que je sache ?

J'ai donc pris le fiacre en route, faisant tardivement la connaissance de Victor Legris, libraire de son état et enquêteur à ses heures ...

En 1890, les pavés étaient en bois à Paris et notre sympathique héros les parcourt allègrement passant d'un arrondissement à l'autre à la vitesse de l'éclair, puisque c'est également celle de ses déductions. 

Ce livre pourrait presque servir de guide historique aux amoureux de la capitale car les soeurs Isner (on va les nommer ainsi pour simplifier) connaissent les rues de Paris et ce qui s'est produit à l'époque comme de vraies historiennes (en moins ennuyeux) Personnages hauts en couleur, art de la réplique, sens du rythme, cette lecture est un vrai régal ! 

Une mystérieuse disparition (comme le titre l'indique) déclenchera une enquête d'autant plus méticuleuse que la dame en question est une ancienne conquête du sieur Victor. La gouvernante de celle-ci va débarquer un jour à la librairie puis disparaître à son tour non sans avoir dans l'intervalle fait la conquête de l'assistant blond du libraire, lequel se nomme Joseph et est flanqué d'une mère possessive que j'ai du reste surnommée Mrs Cataplasme.  

Je meurs d'envie de vous en dire plus mais ce serait vous gâcher le plaisir tout en battant en brèche la règle d'or que je me suis fixée depuis longtemps, laquelle consiste à attiser votre curiosité sans raconter pour autant, ce qui me rendrait coupable du crime de lèse-enquête !  Je puis juste vous promettre que à moins d'avoir la tête ailleurs, vous ne vous ennuierez pas en le lisant. 

Quant à moi, je vais essayer de dénicher l'autre ... (le précédent)

 

S. @

 

N.B. Juste un petit extrait qui m'a fait exploser de rire, il s'agit de Mme Blavette avec laquelle on taille volontiers des ... (oui, bon ! ) Laissons lui la parole,

 

" Vous m'excuserez l'expression, c'est à force de fréquenter les acteurs. Si j'avais eu le talent, j'aurais aimé interpréter les quatre mousquetaires à moi seule. "

 

Si vous ne trouvez pas cela drôle, c'est que nous n'avons pas le même sens de l'humour aussi vous en ai-je sélectionné un autre,

 

Il s'agit d'une (double) épitaphe, relevée dans le fameux cimetière ...

 

" Ma femme, je t'attends, 5 février 1843 "

" Mon ami, me voici, 5 décembre 1877 "

 

Victor fut tenté de sourire devant tant d'empressement.

A sa place et bien que le lieu s'y prête peu, en lisant cela, je me serais esclaffée. Mais reconnaissons que s'il n'y avait pas urgence, la dame n'avait pas oublié le chiffre 5 (à l'époque actuelle, elle l'aurait joué au loto)

09:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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