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21/07/2012

A.C.A.B. (All Cops Are Bastards) 2012 (1h.52)

Film franco-italien de Stefano Sollima, avec : Pierfrancesco Favino, Filippo Nigro, Marco Gialini, Andrea Sartoretti, plus ...

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Et oui ! … parfois j'annonce un film puis vais en voir un autre. Quand j'ai laissé passer le premier par exemple car je déteste revenir sur mes pas ... C'est ainsi. Selon moi, un film doit être vu la semaine de sa parution, tout va tellement vite !

Donc, j'avais annoncé un Raoul Ruiz et finalement ai opté pour ce film italien qui n'a strictement rien à voir avec le précédent. Il faut dire que les sujets de réflexion se bousculent à un rythme accéléré. C'est l'époque qui veut ça. 

Ayant vécu mai 68 aux premières loges si je puis dire puisque j'habitais alors sur la Rive Gauche, en plein coeur de l'action, j'avais à l'époque un peu tendance à voir rouge dès qu'un uniforme et un casque arrivaient dans mon champ de vision.

Souvenir également des entrées en fac de Droit (à Assas) encadrés d'une double rangée de CRS et ça, c'était pourtant un an après ! A l'époque, seules nos idées étaient subversives mais nous n'avions pour nous défendre que quelques pavés et les plus politisés d'entre nous avaient juste appris à fabriquer des cocktails Molotov. Rien à voir avec les armes lourdes que possèdent actuellement certains loubards de banlieue. Les CRS n'avaient pas parmi les jeunes très bonne réputation mais force est de reconnaître que le slogan : " CRS S.S." était quelque peu exagéré ! Ce film sans tricherie nous montre que ces militaires sont des êtres humains comme les autres, qui ont une famille et des problèmes identiques à chacun d'entre nous. Voilà pour l'évidence mais où le discours est plus approfondi c'est lorsque la réflexion a lieu concernant la politique gouvernementale et là, on constate qu'ils prennent des coups de tous les côtés. Qui accepterait d'aller au casse-pipe sans broncher ? Qui resterait impassible sous les insultes et les crachats ? En admettant qu'ils n'aient pas fait le bon choix, force est de reconnaître qu'ils sont quand même utiles. Or eux-mêmes s'avouent dépassés par les événements et l'insécurité qui va grandissant. Ils sont le bras et non la tête, ne nous trompons pas de cible. Stefano Sollima a le mérite d'écarter tout manichéisme simpliste.

S.@

 

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10:13 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

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