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03/07/2012

Et si on donnait la parole à celui que l'on n'écoute jamais ? ...

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Le Titanic fonce vers l’iceberg

Par Nicolas Dupont-Aignan le vendredi, juin 29 2012, 15:41 - Lien permanent

Collectionnant de longue date les sommets « de la dernière chance », les dirigeants européens n’ont plus peur du ridicule. Mais, devant l’Histoire, leur entêtement et leur myopie les conduisent aujourd'hui à commettre une faute impardonnable.

En effet, à Bruxelles, ils ont décidé de continuer la politique menée depuis 3 ans avec les résultats que l’on sait. Une politique qui tient en deux mots : toujours plus de rigueur pour le peuple, toujours plus de facilités pour les banques.

La décision d’affecter 120 milliards d’euros à la croissance est un leurre. Une simple manipulation politicienne pour sauver la face à François Hollande et faire croire à l’opinion (combien de temps, puisque le même jour Jean-Marc Ayrault lance un plan d’austérité sans précédent) que le continent a enfin trouvé la solution-miracle, alors même que les dirigeants acceptent l’ensemble des plans de stabilité qui ne sont en effet que des plans de récession.

120 milliards d’un côté, c'est-à-dire quasiment rien à l’échelle du continent, alors même que tous les pays ont le pied sur le frein des dépenses publiques avec des conséquences en chaîne qui s’élèvent à plusieurs centaines de milliards d’euros.

Ce qu’ils ont fait en Grèce, ils veulent l’étendre au reste du continent. C’est une hérésie économique, un dérapage incontrôlé sur une plaque de verglas. Car, bien évidemment, la récession va réduire encore les recettes fiscales, accroître les déficits et la dette, et finir par plonger le continent voire la planète dans une dépression économique durable.

Le Chancelier Brüning en Allemagne avait fait la même politique pour redresser l'activité économique dévastée par le krach de 1929, avec les conséquences tragiques que l’on sait et l’arrivée d’Hitler au pouvoir.

Curieuse ironie de l’histoire qui voit la victime d’hier appliquer aux autres Nations ce qu’elle a subi.

Ce matin, on apprenait que l’usine Peugeot d’Aulnay va fermer avec des conséquences lourdes en Seine-Saint-Denis (9000 emplois perdus en comptant les sous-traitants) et qu’Airbus va fabriquer l’A 320 aux Etats-Unis en zone dollars. Pour la France cette politique va entraîner la suppression d'au moins 200 à 300 000 emplois d'ici à la fin de l'année prochaine.

Les électeurs socialistes sont les grands cocus de l’élection présidentielle, comme ceux de Nicolas Sarkozy l’avaient d’ailleurs été après 2007. Ainsi, les gouvernements passent mais la politique économique monolithique décidée à Berlin et à Bruxelles reste.

Au sommet de Bruxelles, les dirigeants européens ont continué aussi à vouloir aider les banques coûte que coûte. Ils ont promis d’étudier la mise en œuvre de financements directs par les fonds de secours pour ne pas alourdir la dette des Etats.

Belle excuse en vérité pour déposséder un peu plus les démocraties d’un contrôle sur le secteur financier et permettre à celui-ci d’être totalement géré par des autorités non élues à son service.

Cette politique est pourtant totalement inefficace car, n’oublions pas qu’à Noël dernier, la Banque centrale européenne a déjà fourni 1000 milliards de liquidités aux banques juste pour que celles-ci se refassent après leur naufrage spéculatif, sans qu'elles réinjectent – ou si peu – cet argent dans l’économie réelle.

Que faire alors ?

Hier avec plusieurs économistes de sensibilités politiques très différentes - Jacques Nikonoff, Jacques Sapir, Philippe Murer, Jean-Pierre Gérard, Jean-Luc Gréau, Gérard Lafay -, nous avons présenté à la presse un plan de démontage de l’euro capable de reconstruire les bases de la croissance et de l’emploi :

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Il faut bien comprendre que rien ne sera possible sans crever l’abcès que constitue la monnaie unique plaquée sur des économies différentes. Il est tout à fait possible de le faire de manière calme et raisonnée.

L’incapacité des dirigeants européens à traiter le problème s’explique tout simplement par leur vénération d’un système pernicieux qui sert des intérêts minoritaires.

Les peuples commencent à comprendre. Ceux du nord qui savent bien qu’ils ne pourront pas porter indéfiniment à bout de bras les économies du sud. Ceux du sud qui ne veulent pas devenir des clones des Allemands et qui n’en peuvent plus de s’enfoncer dans la régression économique et sociale.

Aujourd’hui, le choix est simple : soit on continue l’euro et ce sont les peuples d’Europe qui vont se dresser les uns contre les autres au risque de ranimer les nationalismes ; soit on rebâtit l’Europe sur des bases saines, celles des Nations qui coopèrent entre elles dans la souplesse, autour de projets à la carte.

Le compte à rebours s'égrène, implacable. Les barreurs-fou de ce Titanic monétaire changeront-ils de cap à temps, avant de percuter de plein fouet l'iceberg et de sombrer corps et biens ? (fin de citation)

Par ailleurs,

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Quant à Noël Mamère ...

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09:41 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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