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28/06/2012

journal aussi extime qu'exceptionnel.

volalatire.jpgNotre société a perdu depuis longtemps tous ses repères moraux. Le fait est probant, incontestable. Non seulement l'individu vit seul en ville dans l'indifférence absolue mais il est à la merci de lamentables petites rapines.

Je conserve par sentimentalisme un superbe vélo hollandais qui me fut offert par un ex, jadis mais ne l'utilise presque jamais (pas l'ex bien sûr, mais le vélo) et le ressort d'un été sur l'autre.

Hier, je voulais me rendre à la clinique vétérinaire pour y récupérer la nourriture médica … menteuse (?) préconisée ainsi que le médicament dont la chatte a besoin quotidiennement pour " booster " ses reins déficients.

Juste en face de la porte de mon appartement (terme pompeux pour désigner le studio dans lequel je vis désormais) se trouve une pièce servant de local à vélos et autres poussettes d'enfants ou fauteuil à roulettes pour vieillard impotent. Le lieu était particulièrement encombré. Après avoir déplacé quelques objets je sortis mon véhicule histoire de regonfler les pneus et c'est là que je vis la sonnette avec le ventre à l'air … Surprise puisque l'engin n'avait (à ma connaissance …) pas quitté le lieu depuis l'été dernier. D'évidence, quelqu'un avait eu besoin d'un timbre et s'était servi. Cela eut pu être aussi bien être la selle ou que sais-je ? … carrément une roue. Précisons que ce local est fermé en permanence et que seuls les occupants de l'immeuble y ont accès. Alors voilà à quoi nous sommes réduits, à nous piller les uns les autres … Pour être anodin le fait n'en est pas moins lamentable. Demain le vélo peut très bien disparaître comme par enchantement. Pourquoi se gêner ? On a besoin de quelque chose et on se sert !

Quand j'étais enfant, on nous répétait : " qui vole un oeuf, vole un boeuf " - maintenant si vous dites cela aux mômes, gageons qu'ils vous éclateront de rire au nez. Effectivement, comment pourraient ils raisonner autrement dans une société où les gouvernants nous obligent à payer des dettes que nous n'avons pas contractées, où le système D et l'injustice sont lois prioritaires ?

Il y a maintenant bien longtemps, il est vrai (je commence à être d'une autre époque) quand nous voulions rentrer quelques instants dans un magasin, nous descendions de vélo et posions ce dernier contre un mur sans nous préoccuper de mettre en place un quelconque anti-vol pour le récupérer intact quelques instants plus tard. A part quelques rares délinquants, les 3/4 de la population ne touchaient pas à quelque chose qui ne lui appartenait pas. Nous respections le bien d'autrui. Je me fais l'effet d'appartenir à la Préhistoire en écrivant cela.

Autre temps, autres moeurs allez-vous dire ? Décidément l'époque actuelle ne vaut plus rien mais que d'histoire pour une simple sonnette, n'est-ce pas ? N'importe, si je tenais le coupable, je crois bien que je lui sonnerais les cloches. Il y a décidément des coups de pied au cul qui se perdent  ...

S. @

 

fauche.jpg


07:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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