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30/05/2012

Problème Syrien et ses conséquences ...

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Un haut responsable de l'ONU a affirmé mardi avoir de "forts soupçons" sur l'implication des miliciens à la solde d'al-Assad dans le massacre de Houla. Dans la journée, plusieurs pays, dont la France, ont décidé d'expulser les ambassadeurs syriens en poste. Le point sur la situation.

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Les milices pro-régime responsables du massacre ?

Dossier

Révolte en Syrie

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C'est la thèse défendue par un haut responsable de l'Onu : le massacre perpétré à Houla,  où 108 personnes sont mortes ce week-end, dont 80 exécutées froidement selon l'Onu (voir ci-dessous), est le fait de milices proches du régime deBachar al-Assad. Pour Le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix Hervé Ladsous, "une partie" des 108 personnes tuées à Houla l'ont été par des éclats d'obus et, "parce qu'ils ont été tués par des armes lourdes, le gouvernement (syrien) est sans aucun doute responsable". "Seul le gouvernement syrien a l'usage de blindés, de canons et de mortiers", a-t-il souligné au cours d'une conférence de presse.

D'autres victimes ont été tuées à l'arme blanche, a-t-il ajouté, "ce qui désigne probablement les chabbiba" (miliciens pro-régime, ndlr). "Il y a de forts soupçons que les chabbiba soient impliqués dans cette tragédie à Houla et de fortes rumeurs qu'il soient impliqués dans d'autres cas" de violences en Syrie. "Je ne vois pas de raison de croire qu'une troisième partie soit impliquée" dans le massacre, a-t-il conclu. Il a cependant souligné que les observateurs de l'ONU sur place ne menaient "pas une enquête au sens formel" car ils ne disposent pas de spécialistes de médecine légale.

Expulsion des ambassadeurs
Le massacre d'Houla, est-il le massacre de trop ? Plusieurs pays occidentaux ont en tout cas agi de concert mardi en annonçant, quasiment simultanément, l'expulsion des ambassadeurs de Syrie en poste dans leur capitale.

C'est notamment le cas de la France. "C'est une décision non pas unilatérale de la France, mais concertée avec nos partenaires", a expliqué François Hollande, qui a lui-même révélé l'action. Lamia Chakkour devra donc quitter Paris au plus tard d'ici mercredi. Un peu plus tard, le chef de l'Etat a ajouté qu'il fallait "marquer le coup" après Houla.

L'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, la Bulgarie, l'Australie et le Canada ont  pris la même mesure, dont l'objectif est clairement d'"exercer des pressions" sur Bachar al-Assad, selon le chef de l'Etat. Au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, en l'absence d'ambassadeur,  ce sont les chargés d'affaires qui ont été expulsés. D'autres pays pourraient annoncer des décisions identiques dans les heures qui viennent. Même la Suisse, pourtant généralement en retrait sur ce genre de questions, a déclaré l'ambassadeur syrien -qui est également Lamia Chakkour comme en France- "non grata".

Réunion des "amis de la Syrie" à Paris en juillet
François Hollande a également fait savoir que le groupe des pays "amis de la Syrie" se réunirait une nouvelle fois "début juillet" à Paris.

Pour Fabius, Assad est l"assassin de son peuple"
Pour sa première grande interview depuis sa prise de fonctions, le nouveau ministre des Affaires étrangères a traité dans Le Monde le président syrien d'"assassin de son peuple". "Il doit quitter le pouvoir", a-t-il lancé, en rappelant que la France est favorable à la saisine de la Cour pénale internationale (CPI). Le chef de la diplomatie estime que le massacre "épouvantable" de Houla "peut avoir comme conséquence que des pays jusque-là réticents évoluent" sur le dossier.

Ce discours virulent rejoint en partie celui de son précédecesseur, sans aller jusqu'au recours à la force, évoqué par Alain Juppé début mai.

En recevant Annan, Assad accuse les "terroristes"
Sur le terrain, le médiateur international Kofi Annan a rencontré mardi à Damas le président syrien (lire notre article > Annan rencontre Assad pour plaider la cause de la paix en Syrie), alors que selon les premiers résultats d'une enquête de l'Onu la majorité des victimes du massacre de Houla ont été "exécutées".

"J'ai besoin que le président Assad agisse maintenant, et que les autres parties fassent leur part du travail. Je l'ai appelé à prendre des mesures courageuses maintenant -pas demain, maintenant- pour créer les conditions nécessaires à la mise en oeuvre du plan de sortie de crise", a indiqué Kofi Annan lors d'une conférence de presse. De son côté,Bachar al-Assad a répondu que le plan "dépendait de la fin du terrorisme", ajoutant que les pays qui "financent, arment et abritent les terroristes" devaient eux aussi respecter le plan Annan.

La Russie veut une "enquête" impartiale sur Houla
Vivement critiquée pour son soutien au régime syrien, la Russie souhaite désormais une "enquête objective et impartiale" de l'Onu sur le massacre. Pour l'instant, les Nations unies penchent donc pour une "exécution" d'au moins 80 personnes sur les 108 tuées.

L'opposition demande une intervention militaire
Le Conseil national syrien (CNS), principale force de l'opposition politique en exeil, a appelé mardi le Conseil de sécurité de l'Onu à adopter une résolution autorisant le recours à la force. Pour autant, dans la soirée, Washington a jugé qu'une intervention militaire ne résoudrait pas la crise.

Nouvelles victimes mardi
La trêve instaurée théoriquement le 12 avril en vertu du plan Annan semble de plus en plus caduque avec 19 nouveaux morts mardi dans la répression et de violents combats entre rebelles et soldats.

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Une fois de plus, BHL ce philosphe en carton-pâte joue les va-t-en-guerre  ...

Mais qu'il se taise et aille jouer avec sa poupée Barbie.

Que cherche t-il ? ... Une répétition de ce qui s'est produit en Libye ?   

Soyons réalistes, nous n'allons tout de même pas risquer une nouvelle guerre mondiale qui serait apocalyptique avec face à nous des adversaires tels que la Chine et la Russie. Il est déjà assez préoccupant que l' Histoire nous ait enseigné qu'une guerre n'a que trop tendance à suivre une crise économique ... En outre, on ne se lance pas dans un conflit armé de cette envergure sur " de forts soupçons " ! Par ailleurs, que penser sur place de la passivité de l'ONU ? J'ai envie de dire : une fois de plus - car des soldats observateurs sont des soldats complices or ils sont toujours là sans y être ... Nous avons constaté le fait à maintes reprises lors de nombreux conflits. 

09:51 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

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