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22/05/2012

Le problème grec ...

A Paris, Mélenchon défend le leader de la gauche radicale grecque

Jean-Luc Mélenchon a regretté lundi "l'ostracisation" dont est victime selon lui le chef de file de la Coalition de la gauche radicale grecque (Syriza), qui a entamé lundi par Paris une tournée pour expliquer son refus de l'austérité.

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Jean-Luc Mélenchon et le leader de la gauche radicale grecque
Alexis Tsipras à Paris le 21 mai 2012. © DR

Arrivé en deuxième position aux dernières législatives grecques, le leader du parti de gauche Syriza Alexis Tsipras, était à Paris lundi pour une rencontre avec son équivalent français Jean-Luc Mélenchon. L'occasion pour ce dernier de prendre fait et cause pour le politicien grec, regrettant "l'ostracisation" dont est victime selon lui le chef de file de la Coalition de la gauche radical, qui a entamé une tournée européenne pour expliquer son refus de l'austérité.

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Alexis Tsipras, dont le parti s'est hissé au second rang aux législatives du 6 mai, a été reçu par Pierre Laurent, président du parti de la gauche européenne, et par l'ancien candidat à l'élection présidentielle. Mais il ne rencontrera pas François Hollande, à qui il avait demandé un entretien. Une fin de non-recevoir qui blesse Mélenchon : "Je désapprouve l'ostracisation dont fait l'objet Alexis Tsipras. Il n'est pas juste, il n'est pas convenable, il n'est pas européen de ne pas recevoir le représentant du premier parti grec, si l'on en croit les enquêtes d'opinion", a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors d'un point presse à l'Assemblée nationale. Alexis Tsipras a pour sa part dit "comprendre", en vertu du protocole, que le président de la République française ne reçoive que les chefs de gouvernement. 

Les leaders du Front de gauche ont également dénoncé lundi les "menaces antidémocratiques" émises par le gouvernement français à quelques semaines des élections législatives qui doivent avoir lieu le 17 juin en Grèce, après l'échec des tractations pour former un gouvernement, qui a débouché sur la convocation de nouvelles élections législatives. En effet, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a estimé lundi que les Grecs ne pouvaient à la fois rester dans l'euro et voter pour des formations politiques hostiles au mémorandum international. "Il faut que la voix des Européens soit respectée", a dit Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la gauche européenne.

"Aux oubliettes de l'histoire"
 
De son côté, hostile aux conditions de l'aide internationale à la Grèce qu'il a qualifiée de "suicide dirigé du peuple grec", Alexis Tsipras a réitéré qu'"il n'y a rien à négocier dans le mémorandum car on ne négocie pas l'enfer." Le plan de sauvetage de la Grèce "sera définitivement renvoyé aux oubliettes de l'histoire (...) le 17 juin", a-t-il déclaré, estimant qu'il n'y avait pas de contradiction entre le refus de la rigueur et la volonté de rester dans la zone euro. Il a dit mener un combat pour tous les peuples d'Europe "car si cette expérimentation (de solutions néolibérales) continue en Grèce, elle sera exportée dans les autres pays européens."  "La chaîne des résignations et des servitudes qui liaient les peuples au traité de Lisbonne est en train de rompre", a renchéri Jean-Luc Mélenchon.
 
Alexis Tsipras, qui doit se rendre mardi à Berlin, où il rencontrera les chefs de file de la gauche radicale allemande, a été très virulent à l'encontre d'Angela Merkel, à qui l'on prête des propos sur l'idée d'un référendum en Grèce sur le maintien de ce pays dans la zone euro, et que le gouvernement allemand a démenti. "Madame Merkel doit comprendre qu'elle est un partenaire à égalité avec les autres au sein d'une eurozone qui ne connaît ni locataire ni propriétaire", a-t-il dit.

08:05 Publié dans A ma guise | Lien permanent | Commentaires (0)

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