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07/03/2012

" A ma guise " ... (rien à voir avec le duc, car ... *)

Sarkozy se défroque (interdit aux mineurs)  Source : AgoraVox.

Le meilleur tartuffe de France est laïc. Il préside à nos destinées jusqu’en mai. Il a pour nom Sarkozy. Grâce à lui, l’enfer ne nous guette plus… nous y sommes ! Ce Moise de la finance nous a conduit nous, son peuple d’électeurs larbins, au bord de l’abîme économique. Depuis le traité MES nous avons fait un grand pas en avant. Sans crédit ni sursis, nous barbotons dans la voie lactée décrite dans le Livre des Morts, comme nos ancêtres du temps de pharaon.

 

Sarkozy incarne Janus, le dieu romain des portes. A double face, il colle recto-verso au pouvoir et fait songer à Beate Klarsfeld. Présentée le 27 février par le parti Die Linke (sorte de Front de Gauche allemand) à la Présidence de la République fédérale d’Allemagne, elle déclare le 29 février son soutien à la candidature de Sarkozy. D’aucuns disent, que le Président sortant risquant moult procès, elle assure ainsi le chiffre d’affaire d’Arno son fils lequel, avocat sympathique, a collaboré, en tant que Médiateur, depuis 2005 avec Sarkozy.  

C’est connu, depuis le salon de l’agriculture, le chef du gang UMP cultive la litote. Ces hérauts ne sonnent plus ses louanges sans d’horribles contorsions. Ainsi le discours de Bordeaux de ce boulimique du pouvoir défend la laïcité et l’indivisibilité de la citoyenneté.

Une langue nouvelle ? Sans doute ! Une nouveauté rhétorique ignorée de la déclaration de 1789 et de la Constitution, surement ! L’indivisibilité de la citoyenneté est née du fantasme de l’identité nationale qui agita l’esprit du Chanoine, touché par la grâce du cardinal Ruini, au nom prédestiné, en décembre 2007. Cette brillante création fut l’objet d’un débat national, un flop dont tout le monde connaît la conséquence sur les Roms dans cet état totalitaire que construisent en empilant brique après brique Nicolas Sarkozy et ses lieutenants Hortefeux et Guéant, sans parler de Fillon.

L’état totalitaire dont Adolf Schiklgruber et Josef Djougachvili furent les champions incontestés, est un truc du genre « une nation, un peuple, un guide » censé rassembler tous les « Prolètes » du pays comme dit Merkel. Ce que le Président sortant, d’origine gréco-hongroise traduit pas : « Arracher la racine, c’est perdre la signification, c’est affaiblir le ciment de l’identité nationale ! »(Discours du Latran).

De quelle racine est-il question ? Celle qui le lie à Patrick Balkany ? C’est quoi le ciment de l’identité nationale, la propagande UMP ou celle de J.M. Le Pen reprise par Marine ?


Comment cet être, après une génération, peut-il revendiquer ou prétendre assumer le passé de la France. Assumerait-il l’Inquisition, la Saint Barthélémy, la Terreur de Robespierre, l’assassinat du Duc d’Enghien, la Commune du petit père Thiers, l’exécution des poilus de 14 et la rafle du Vel d’Hiv ?

Lui qui, hypocrite et irresponsable, voulait faire porter la honte de nos pères à nos petits enfants ?

Lui à qui l’honorable et digne Simone Veil a refusé sa commande de bouleverser le préambule de la Constitution pour balayer la déclaration de 1789 et le préambule de la Constitution de 1946.

Il n’était pas né lors de ces evénements et la suite des géniteurs et génitrices qui le précèdent n’étaient pas encore Français. Comble cette responsabilité n’est pas partie du mandat que nous lui avons confié. Elle est usurpée…Cette manie tout de même !

Sacré Chanoine ! Ce malotru qui méprise son mandat, étouffe la séparation des pouvoirs qui garantit la démocratie, serait un bon chrétien bien de chez nous ? Non ! Pas plus qu’il n’est démocrate. La démocratie est un concept qui, depuis des lustres, n’entre plus à l’Elysée. Il s’arrête, dans la cour d’honneur, au bas des marches du Perron que foule sa bande et ses serviteurs.

Quant à sa laïcité, elle évolue selon le parterre ou le motif pour lequel le Président l’aborde.
Il est tantôt l’apôtre de la morale.

Le Président au Latran : « il n’est plus contesté par personne que le régime français de la laïcité est aujourd’hui une liberté : liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de pratiquer une religion et liberté d’en changer, liberté de ne pas être heurté dans sa conscience par des pratiques ostentatoires, liberté pour les parents de faire donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions, liberté de ne pas être discriminé par l’administration en fonction de sa croyance. ..

Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »

Dans la bouche d’un fils d’immigré qui prône l’identité nationale et dont le père intégra pour quelques mois la Légion avant d’être réformé, nous apprécions cet irrespect pour les membres du Corps enseignant, morts pour la France.

Cette apologie du sacrifice de la vie prôné par le Jésus de Luc «  Celui qui conservera sa vie la perdra. Celui qui perdra sa vie pour moi la retrouvera  » (Luc 9-22,25) stigmatise la guerre sainte. Ceci est contraire à loi du 29 juillet 1881 et entre dans le champ d’application du code pénal. Mais le président est au-dessus des lois, madame Alliot-Marie, en son temps Garde des sceaux avant d’être remerciée, nous l’a confirmé.

Le Chanoine de Saint Jean de Latran va plus loin : c’est surtout parce que la foi chrétienne a pénétré en profondeur la société française, sa culture, ses paysages, sa façon de vivre, son architecture, sa littérature, que la France entretient avec le siège apostolique une relation si particulière. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes. Et la France a apporté au rayonnement du christianisme une contribution exceptionnelle. Contribution spirituelle et morale par le foisonnement de saints et de saintes de portée
Universelle.

Il faudrait interroger Descartes, Voltaire et Beaumarchais sur cette affirmation.

Enfin le Chanoine juge : « La laïcité ne saurait être la négation du passé. Elle n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû. » Cet homme d’avenir et de réformes est nostalgique d’un passé qui n’est pas le sien. Il s’en distancie avec courage : « Je considère qu’une nation qui ignore l’héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture.. »

C’est sûr la république et la démocratie sont immorales. Le divorce, la pilule, l’avortement, les homosexuels… Tout ça n’est pas acceptable. Jack Lang, Frédéric Mitterrand et Roger Karoutchi devraient comprendre que seule la morale religieuse compte et que ces saloperies républicaines sont répugnantes pour un esprit saint. Carla Bruni Sarkozy devrait comprendre que son mariage, irreligieux, n'existe pas pour la religion du Chanoine.

Et, quand Monsieur le Chanoine se défroque, il devient défenseur émérite de l’ordre républicain et de la partouze politique sur les divans de la Pompadour. 

Le candidat à Bordeaux :

« La laïcité, c’est notre façon à nous les Français de distinguer le spirituel et le temporel. Nous ne voulons pas vivre dans un pays où on ne distingue pas le spirituel et le temporel. C’est une affaire de civilisation, la nôtre !
Et c’est le devoir de chacun dans la République, c’est son devoir d’adapter la pratique de sa foi à cette exigence civilisatrice, la nôtre, parce que cette exigence civilisatrice permet à chacun d’entre vous d’être libre, libre de croire ou de ne pas croire comme vous l’entendez."

En quoi la laïcité est-elle une exigence civilisatrice ? Par essence la laïcité naît de la civilisation, qui distingue la forme civile de l’organisation sociale, de l’organisation sociale religieuse ou militaire. La laïcité est le produit de la démocratie. La civilisation se différencie ainsi de la culture issue du rayonnement des cultes. Ces derniers ont toujours eu pour objet de légitimer le pouvoir et les lois pour asservir les hommes.

La laïcité n’est donc pas une exigence civilisatrice mais la conséquence de l’indépendance de la société civile vis-à-vis des autres régimes. Elle matérialise l’aboutissement de la démocratie où le peuple souverain légitime les pouvoirs et les lois en lieu et place de la divinité créée et entretenue par les prêtres de tout bord et les monarques de droit divin sacrés par l’onction du prêtre.  

« La République protège toutes les religions. Mais nul dans la République, nul, ne peut imposer aux autres ses modes de vie, ses traditions au nom de ses convictions religieuses. Nul, nul, nul ne peut nous demander de renoncer à notre mode de vie au nom de ses convictions religieuses. Nous ne l’accepterons pas, pas parce que nous ne respectons pas ses convictions mais parce que nous sommes attachés à nos valeurs qui sont le produit de siècles et de siècles. Nul ne peut nous demander de renoncer à notre mode de vie.  »

De quoi s’agit-il ? d’un bla-bla insignifiant. Si nul ne peut imposer aux autres ses modes de vie au nom de ses convictions religieuses, pourquoi imposer Noël et Pâque aux juifs et aux musulmans ? Pourquoi exprimer un attachement laïc aux valeurs religieuses de la chrétienté ? Où est la cohérence d’un tel discours où conduit une telle vision de la laïcité ?

 

Le sermon de Bordeaux censé remettre les pendules à zéro a été salué par l’édile de la cité, un certain Juppé. Réintégré dans la bande à Fillon, ce condamné pour prise illégale d’intérêts dans une affaire d’emplois fictifs, n’en est pas à son premier égarement. Il s’est félicité, selon son habitude, d’avoir introduit devant le public girondin le discours exprimant les vraies valeurs de la République du candidat.

Des valeurs parmi lesquelles la laïcité est soutenue par Fillon, personnellement. Ce grand personnage de la république peau de chagrin de son maître invite, sur le ton du consensus et de la raison électorale, les uns et les autres à abandonner une tradition désormais obsolète puisqu’il n’y a plus grand-chose à manger : l’abattage rituel… Ce qui bien entendu fait bondir les clercs et les croyants de toutes confessions convaincus du bien-fondé de leur mythologie respective. Règle qui guide leurs actes quotidiens tel un code civil et pour beaucoup prime sur les lois de l’état.  

Voici les pensées confuses et contradictoires de celui qui, incapable de respect pour quiconque, loin de garantir la continuité de l’état par sa sagesse, le divise… Que dis-je ? Le brise et nous conduit au chaos. Les lecteurs et les électeurs apprécieront les valeurs louées par le Maire de Bordeaux et l’intégrité de ce personnage considérable.

Alors ! Continuez à causer Sarkozy ! Pour la majorité silencieuse du corps électoral qui ne veut plus de vous ni de votre bande, les procédés misérables qui jalonnent votre mandature ont eu définitivement raison de votre crédibilité.


* t'es ben trop petit, mon ami (mmouais !) t'es ben trop petit, dame oui ! "

 

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14:18 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

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