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27/10/2011

Gogol / Coggio : Le journal d'un fou - (1987)

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La nouvelle écrite par Gogol,  je l'ai en bas, (à la cave) dans un carton mais ignore lequel. Pas lue depuis longtemps ... le film lui, était la résultante de feue ma cassetomania ... Je l'avais regardé à nouveau au lendemain de la disparition de Roger Coggio, c'est à dire le 23 octobre 2001. (Que le temps passe vite et quel comédien nous avons perdu là !) C'est un petit bijou de film. Il n'y a pas d'autre expression. De surcroît, indémodable puisque les images collent parfaitement à l'époque évoquée.

 

Nous sommes à St-Pétersbourg en octobre 1883 et la neige est présente au rendez-vous. On frissonne en compagnie de ce anti-héros qui vit dans son entresol puisqu'un jour il a décidé de déserter le bureau. Sa solitude est telle désormais qu'il croit entendre parler les chiens qui le regardent au travers du soupirail. Il est vrai que l'on est parfois plus proche des animaux que des " humains " ! ...

Or Poprichtchine est amoureux de la maîtresse de l'une des chiennes en question laquelle est la fille de son directeur (pas la chienne mais la dame qui se nomme Sophie) et notre homme perdu en cette condition peu enviable, rêve, fantasme à n'en plus finir ... Il s'invente des histoires et finira carrément par se prendre pour le roi d'Espagne et sombrer peu à peu dans... disons :  l'irrationnel.

Ce n'est pourtant qu'un inoffensif doux-dingue mais " les autres " vont lui mettre le grappin dessus et l'enfermer. Pourtant il ne dérangeait personne en dehors de ceux qui veulent que tous et chacun se ressemblent.

affiche-Coggio.jpg

 Quelques notes prises en cours de diffusion,

 - " Ah ! je sais ... je sais tout " 

(Effectivement, pour être persuadé que l'on sait tout, il faut fatalement être un peu dérangé ...)  

- " Aujourd'hui 3 Octobre, aventure extraordinaire "

(Il a 43 ans et tout le monde se moque de lui au Ministère.) 

Tiens, il boit son thé dans une soucoupe et non dans la tasse  ? ... 

Dans son délire, non seulement les chiens parlent mais écrivent dans un style ... un peu bâclé ! Notre homme se voit dansant avec la dame de ses voeux, lui tout de blanc vêtu, la poitrine barrée du grand cordon bleu, décoration suprême et pas seulement chez les cuisiniers ... Puis, revenu à une réalité un peu plus terre-à-terre, il n'hésitera pas à se mettre à quatre pattes pour dialoguer avec la chienne de ladite Sophie vers qui toutes ses pensées s'envolent. Lui, ce simple Conseiller honoraire alors que le trône d'Espagne est vacant  ...

43ème jour d'avril de l'An 2000 !

Il est roi d' Espagne et signe désormais : Ferdinand VIII. 

Pourtant notre homme ne dit pas que des idioties, en voici un exemple,


" La femme est amoureuse du diable; les hommes - ces ambitieux - vendraient Dieu lui-même, pour de l'argent.  " 
(Vous voyez bien qu'il n'est pas complètement fou.)

En revanche, une fois en prison, il confondra l'Espagne avec la Chine et redoutera que la Terre ne s'assoie sur la Lune ! 

 

Autre phrase non dénuée d'une certaine logique, 

- " Quand l'Angleterre prise, la France éternue. "  

Hé ! hé ! on s'en est parfois rendu compte, effectivement.

 

( Petite réflexion personnelle et complètement hors sujet :  hier, il nous a fait un bel orage ! ... à croire que Zeus et Eole se querellaient. Aujourd'hui : soleil. )

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< Les iconoclasteries de Mickey >

(aujourd'hui : de son chien)

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« Couché, Pluto ! » Signé Mickey (évidemment).

- Mouarf !... un témoignage émanant d'un(e) "oculaire-témoin", ma siamoise parle bien ! En revanche, quelqu'un aurait un dictionnaire humano-félin ?... J'ai parfois des problèmes de traduction.

08:28 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

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