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14/10/2011

Le Septième Sceau de Ingmar Bergman -

Film suédois en N.B. primé au festival de Cannes (1957)

avec Max von Sydow, Gunnar Björnstrand, Bengt Ekerot, Nils Poppe.

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Durant les années 90, nous avions coutume d'enregistrer beaucoup de films (les magnétoscopes étaient là pour ça, non ?) or celui-ci se situe en bonne place parmi mon Panthéon cinématographique. Non que je sois fan inconditionnelle de Bergman dont les thèmes choisis m'ont souvent mise mal à l'aise ... Pour tout dire, je l'ai souvent trouvé talentueux certes mais parfois malsain, or ce film se classe à part et je considère (à tort ou à raison) que c'est son chef-d'oeuvre. Puisque je me refuse à balancer les K7-VHS dont je fis un temps collection et qu'un ami m'a tout récemment déniché et offert une ancienne petite télé afin que je puisse à nouveau les visualiser confortablement, j'ai par conséquent commencé par celui-ci. Il y avait exactement 20 ans que je ne l'avais revu ... " comme le temps passe ! " cette dernière réflexion étant de circonstance.

 

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Plongeons donc dans la Suède du XIVe siècle, époque troublée ô combien !  Un chevalier revient de Croisades après dix ans d'absence et découvre à son retour que le pays est ravagé par une épidémie de peste. Certaines époques favorisent plus que d'autres les croyances religieuses. Nous le constatons à nouveau, actuellement. Quand une catastrophe fait rage, on cherche des explications et à défaut, on trouve des boucs émissaires; ici, ce sera une jeune femme accusée de sorcellerie qui constituera la sempiternelle offrande que les hommes ont coutume d'offrir aux dieux dans l'espoir que ces derniers se calment. 

 

Antonius Block (le chevalier) est croyant bien sûr (sinon, pourquoi serait-il allé se battre en " Terre Sainte " ? et son écuyer Jöns, l'est fort peu. Seulement, loin d'afficher " la foi du charbonnier " indigne de son état, le seigneur se pose beaucoup de questions. Il voudrait COMPRENDRE et la Mort qu'il n'a cessé de coudoyer pourtant sans que jamais cette dernière s'intéresse à son cas, va lui apparaître et réclamer son dû à la façon dont Méphisto revenait récupérer sa proie.

 

Afin de gagner du temps, le chevalier va alors lui proposer une partie d'échecs. 

S'il gagne, La Camarde devra le laisser tranquille et à l'inverse ...

Dans l'intervalle notre homme va rencontrer un jeune couple et leur enfant, (Mia et Jof) et apprécier avec eux les plaisirs simples de la vie. 

 

De retour au château, Antonius peinera à reconnaître son épouse et mesurera sans doute l'inanité de son existence passée, ce qui l'amènera à perdre la partie d'échecs car il devait en être ainsi ...

 

Max von Sydow est impressionnant dans le rôle du chevalier et Bengt Ekerot ne l'est pas moins dans celui de La Mort. On apprécie bien sûr l'aimable fantaisie de Niels Poppe, qui est Jof. 

 

Le titre est emprunté à l'Apocalypse 8 de Jean l'Evangéliste, 

" Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure ... " 

Tandis que la Mort jouant aux échecs est le thème d'une peinture de Albertus Pictor qui se trouve à Stockholm. Pour cette dernière précision, merci Wikipédia ! 

 S.@




 

23:08 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

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