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30/07/2011

de quoi éteindre.

Jeanne, n'hésite pas, à la première flamme, plonge !

Mais n'oublie pas d'enlever ta cote de mailles ...

Pont-1.jpg

Loire.jpg

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Mieux vaut ne pas mettre mes photos à côté des tiennes évidemment ! ...

J'utilise un Coolpix S 210 à ton avis, c'est la photographe qui est nulle ou l'appareil ?  

 

18:06 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (0)

29/07/2011

Escapade ...

- C'est ce que l'on nomme, " avoir pignon sur rue " ! 

J.28-7-011.jpg

 

" Vain Dieu, la belle église ! "

(d'autant que c'est une cathédrale, située dans une ville où les abeilles sont alcooliques) 

12:05 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (0)

26/07/2011

ANNONCE : théâtre filmé en direct du festival d'Avignon.

Pour essayer de consoler ceux qui n'ont pu (tout comme moi) se rendre en Avignon afin d'assister au célèbre festival théâtral annuel, France 2 nous offre en direct s'il vous plait, Mademoiselle Julie de Strindberg avec Juliette Binoche dans le rôle titre.

La voici en compagnie de Jean (Nicolas Bouchaud) ce soir à 22h.25.

Amateurs de théâtre, tous à votre petit écran ! 

 

Avignon 2011 Mademoiselle Julie 1 Christophe Raynaud De Lage.jpeg

Après avoir vu la pièce, ...

Mademoiselle Julie d'August Strindberg (en direct du Festival d'Avignon)

 

Voilà, c'est toujours la même histoire … les metteurs-en-scène ou auteurs désirent distribuer une " vedette " afin que la pièce dont il est question, ait un impact maximal sur un public supposé ignare et prêt à tout gober. C'est par excellence une opération commerciale dans laquelle l' Art n'a pas droit de cité. Quant à la fidélité à l'oeuvre disons qu'en pareille circonstance, elle s'avère accessoire …

Sous les traits de la très médiatisée Juliette Binoche, Mademoiselle Julie n'est plus cette jeune femme aussi amazone que rebelle (du reste elle ressemblerait plutôt à la mère du personnage) se comportant comme une bobo déglinguée.

Quant à Nicolas Bouchaud qui lui aussi, a nettement dépassé l'âge du rôle, j'ai cru sous ses traits revoir le Piccoli du temps où il interprétait Don Juan. Peut-on encore parler " d'erreur de distribution " quand d'évidence il s'agit d un choix délibéré ? Trahison conviendrait mieux.

Une fois de plus et le fait n'est pas rare, c'est un personnage secondaire qui adopte le ton réel du texte, à savoir Christine, joué par Bénédicte Cérutti. Sans doute a t-elle échappé au délire du metteur en scène (Frédéric Fisbach) son rôle étant considéré de moindre importance ? 

Grâce aux miracles de la technique, le téléspectateur ne se croyait plus au théâtre mais carrément au cinéma dont les acteurs adoptaient du reste le ton, les prises de vues privilégiant les premiers plans. Ce n'était donc plus du théâtre filmé mais une sorte d' ovni pour reprendre l'expression utilisée par Fabienne Pascaud dont je partage partiellement l'opinion (une fois n'est pas coutume) concernant ce spectacle. Strindberg n'y a rien gagné et de ce fait, les spectateurs non plus. 

Le caractère fantasque et dominateur de Mademoiselle Julie fait ici place à la dépravation adulte d'une femme complètement paumée et le jeune ambitieux est devenu un être calculateur mais veule sans réelle crédibilité. Le talent du comédien ne saurait être remis en cause mais il n'est pas (ou plus) le personnage ... 

En éteignant mon écran plat, à l'heure où l'on clamait jadis : " Il est minuit, dormez braves gens " j'ai murmuré  " le théâtre est mort, vive le théâtre ! " 

 

Scymone © 

Avignon 2011 Mademoiselle Julie 2 Christophe Raynaud De Lage.jpeg

 Bénédicte Cerutti - Juliette Binoche - Nicolas Bouchaud.

 

 

19:59 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

Notes de lectures ...

 

Quelques notes de lecture.

 

Je voulais parler d’un ouvrage paru le mois dernier chez Actes Sud intitulé « le Magicien d’Aix. Les Souvenirs de Gabriel Dussurget », dont nous déduirons du titre le nom de son auteur.

 

Dussurget.jpg

Je l’ai lu presque entièrement entre Paris et Nîmes, soit 3 heures de TGV, tant c’est davantage raconté qu’écrit.

 

Je m’aperçois que G. Dussurget, qui fut fondateur du festival d’Aix et l’un des patrons de l’Opéra de Paris sous l’ère Malraux, n’est connu que de quelques aficionados et que loin du monde des musiciens, il est totalement inconnu, ou oublié. Sic transit gloria mundi…

 

C’est pourquoi je ne m’étendrai pas sur l’ouvrage mentionné supra qui est surtout un témoignage d’une époque la « juste avant » et « l’après guerre », et des mœurs de la société du spectacle. Il y a fort peu sur le Festival d’Aix et hormis un « name dropping » forcené d’artistes quelque peu oubliés aujourd’hui, ce livre est un peu un livre pour rien, ou pas grand-chose .

 

On disait M. Dussurget homme d’esprit. Il combat cette approche par son texte et les propos prétendument légers qu’il rapporte ; pour maintenir la réputation, les ayants-droits et le préfacier ont cru bon de placer in fine une petite somme de ses bons mots. Pour 92 ans d’existence de l’auteur, elle est assez maigre !

 

Pour me remettre de cette déception, je suis allé me jeter dans une autre en lisant « Canines » de la toujours délicieuse et intéressante Anne Wiazemsky.

Canine.jpg

 

Ce livre ( prix Goncourt des lycéens 1993, ce qui ne signifie pas grand-chose et aurait dû m’alerter tant j’accorde de crédit à Paul Léautaud pour qui un écrivain récompensé est un écrivain déshonoré) évoque la prise de conscience à l’existence d’une comédienne à l’issue d’un spectacle monté par un metteur en scène caractériel dans le cadre du festival d’Avignon.

 

Après Aix, Avignon, à tout le moins ai-je des lectures saisonnièrement opportunes !

 

Si on comprend vite que l’auteur connaît bien le biotop dans lequel elle fait vivre ses personnages pour avoir été elle-même comédienne, pour Bresson, Pasolini et Téchiné notamment, et on peut penser que le metteur en scène de « Canines » est une sorte de composé de ceux-là plus quelques autres, on peine beaucoup à s’intéresser à cette « Penthésilée », d’après Kleist ( et mon goût pour le théâtre me fait fuir tout ce qui est « d’après », comme les relectures qui sont le plus souvent d’approximatives découvertes par des ânes arrogants, à la manière de ces cuisiniers qui détruisent des mets remarquables sous couvert de les « revisiter ». Passons sur ce florilège de médiocrité, il est déjà suffisant de devoir vivre avec…) que Lucerne, le caractériel metteur en scène produit sans trop savoir comment.

 

Le livre est le tracé de ce moment de vie de l’héroïne, assez molle odalisque qui manque de corps et gémit sur tout, ; sans misogynie, je la classerai volontiers dans la catégorie des emmerdeuses, pas très loin des emmerdantes et des emmerderesses…

 

On préfèrera les œuvres postérieures de Anne Wiazemsky comme « Hymnes à l’amour » et plus récemment « Mon enfant de Berlin ». C’est un auteur qui marque les esprits de sa petite musique nostalgique, assez grise, mais jamais jusqu’à la noirceur des personnages de son talentueux grand père, François Mauriac, qu’on ne lit plus assez en se privant de grand moments de littérature. 

 

Ces deux épreuves passées, je me suis tourné vers un auteur dont j’aime l’optimisme innocent et critique, un peu vachard sans avoir l’air d’égratigner, mais qui nous dépeint assez finement. Je me suis donc emparé de « La Rebelle » de Benoît Duteurtre ( que vous pouvez entendre le samedi matin sur France Musique où il officie avec intelligence à propos de la musique dont il est un spécialiste dans « Etonnez-moi, Benoît », clin d’œil à une variété qui en revanche, ne me dit rien de bon).

La-rebelle.jpg

 

Cette rebelle est l’histoire d’une ancienne professeur qui se prend pour une journaliste et qui occupe les médias ( du câble…) avec une émission qu’elle veut pleine de toupet et d’audace, et qui est surtout complaisante. Cela prouve qu’elle a conservé un certain esprit enseignant…C’est aussi l’histoire assez caricaturale de JMM et sa pitoyable aventure industrielle.

 

C’est drôle et assez finement vu, comme souvent avec Duteurtre qui n’est dupe ni de lui-même, ni de ses contemporains.

 

Je ne puis qu’appeler à lire cet auteur assez prolixe qui parle si bien de la côte normande, de Sainte Adresse, d’Etretat (voir « Les pieds dans l’eau »), de New York ( in « Le Voyage en France » ), de certaines mœurs citadines ( in « Gaieté parisienne »). C’est un homme curieux et gentil, cultivé et nostalgique d’une époque qu’il n’a pas vraiment connue, ce qui le rend attachant, parce que nous pouvons partager ce rêve éveillé.

 

Il est édité, comme Anne Wiazemsky, chez Gallimard et tous les deux sont publiés en format de poche, ce qui est une excellente raison pour les lire à bon compte et sans contrainte.

 

Frédéric Arnoux ©

 

11:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)