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24/07/2011

Une relation dangereuse de Douglas Kennedy

Ed.Belfond - Pocket n° 12292 

relat.danger.jpgComme je n'aime pas avoir de parti-pris, même si tout le monde y est peu ou prou, confronté, concernant un sujet ou un autre … je me suis contrainte à lire un Douglas Kennedy. 

J'avais eu une démarche similaire il y a quelques temps en direction de Paul Auster et de ses Brooklyn Follies et finalement, des deux, c'est encore celui que je préfère mais ceci n'engage que moi, bien entendu. Ce que je reproche en règle générale aux auteurs américains, c'est de ne pas faire de la littérature mais de se borner à nous raconter une histoire. 

Ce sont donc des conteurs (à de rares exceptions près) mais pas des auteurs comme nous l'entendons ici ou du moins tel que nous le concevions, devrais-je dire, puisque depuis quelques temps, hélas, une pseudo et envahissante production de livres suit la même voie.

Je crois avoir lu quelque part qu'Oscar Wilde nourrissait le plus grand mépris pour le style journalistique et pourtant il vivait à une époque où l'on savait encore écrire, même dans les pages d'un journal, à fortiori s'il s'agissait des pages culturelles or je ne suis pas convaincue qu'il en soit de même actuellement. Désormais les livres pour toucher le plus grand nombre (objectif suprême !) utilisent le langage parlé. 

Mais arrivons à cette " relation dangereuse " le titre se voulant accrocheur, b.a, ba du métier évidemment. 

Le premier chapitre démarre sur les chapeaux de roues puisque chacun sait qu'il faut captiver le lecteur dès les trente premières pages. Si ce n'est pas le cas, le volume échouera non lu sur une étagère ou connaîtra un sort bien pire ... Et oui, certains jettent les livres (moi pas) et ce, même si l'auteur n'a pas réussi à me convaincre de la nécessité d'avoir écrit. 

A la lecture des premières pages, j'ai cru me plonger dans un livre d'action et dois reconnaître que celle-ci était adroitement menée. Ensuite, pardonnez l'expression mais ça a fait " plouf ! " car nos deux journalistes baroudeurs ont poursuivi sur l'oreiller ce qu'ils croyaient être une aventure et à partir de ce moment là, le quotidien n'a pas tardé à les piéger. Ces deux êtres hors normes sont devenus monsieur et madame tout le monde. La femme exceptionnelle que nous venions de découvrir tomba enceinte et c'est là que le sordide pointa le bout de son nez. L'homme était bien entendu un parfait égoïste, celle qui était piégée sombra en une noire dépression, prétexte à une analyse psychologique et même psychothérapique pour le moins galvaudée. Oh ! certes, il y a de toute évidence un indéniable vécu alimentant tout ce qui nous est raconté mais pour le livre exceptionnel … disons qu'il faudra chercher ailleurs. J'ai quand même lu attentivement (parfois avec un certain agacement) ces 532 pages mais suis peu disposée à enchaîner avec un autre titre de ce même D.K. lequel finalement, manque étrangement de caféine. " What else ? " 

 

Scymone ©

09:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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