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15/06/2011

lucidité matutinale.

Durant mon enfance, j'entendais " les générations d'avant " affirmer à juste titre, que l'oisiveté était la mère de tous les vices … que diraient-ils actuellement s'ils étaient encore de ce monde ? (notre époque étant celle des oisifs frustrés).

Jeunes qui ne trouvent pas de boulot, vieux qui s'emmerdent et ne savent quoi faire pour tuer le temps qui finira bien par avoir sa revanche, (cela ils n'y pensent sans doute pas assez.) 

Alors pour meubler ces loisirs qui les embarrassent, ils inventent des activités pas toujours positives. Personnellement je rêvais d'un troisième âge philosophique durant lequel je plongerais dans les écrits des anciens grecs mais une culture de pacotille fait trop souvent barrage à ce projet. Internet et ses blogs (déjà ringards) est devenue la nouvelle langue d'Esope, penchant le plus souvent du côté du pire. S'y maintiennent quelques résistants et tous les autres font n'importe quoi de façon plus ou moins éphémère en se donnant l'illusion grâce à un réseau de vrais-faux-amis qu'ils ne sont pas seuls face à l'écran derrière lequel ils se dissimulent. On fait ainsi des rencontres surprenantes, parfois dévastatrices, les enrichissantes étant plus rares. C'est le miroir sans tain de la société, où l'on voit sans être vu comme dans les anciens clandés, alors on se réjouit de la découverte de vices cachés. " Grands dieux, qui l'eut cru ? … Si j'avais soupçonné cela ? … Quelqu'un d'aussi droit dans ses bottes ! Dans quel monde vivons nous ? " et l'hypocrisie va bon train. Les crabes se gaussent dans leur panier.

Triste époque dont les idéaux ont éclaté comme des bulles de savon, où l'on cherche vainement quelques vestiges de repères disparus depuis longtemps. Une tentative de religion revient en force - elle essaie du moins - et se décrypte par le pire, les vieilles superstitions réapparaissant chaque fois que l'espèce humaine est paumée.

Comme notre culture embâtardie est avant tout cinématographique, on s'invente des scénarii abracadabrantesques cousus au câble marin et quand la consternation est le seul retour dont on bénéficie, on joue alors les génies incompris ! C'est d'un lamentable, vraiment ...

Je commenterai le film vu hier, un peu plus tard.

Alceste.

07:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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